La Reine de Saba, de Marek Halter

reine-saba.jpg

J’aime énormément la série de Marek Halter sur les femmes de la Bible, inaugurée avec la trilogie La Bible au féminin : I. Sarah, II. Tsipporah et III. Lilah et poursuivie avec Marie en 2006 et La Reine de Saba en 2008. Il a également écrit une petite nouvelle pour le magazine ELLE, Bethsabée ou l’éloge de l’adultère. Et il reste tellement de personnages féminins fascinants dans le texte biblique (Dalila, Salomé, Judith, Athalie, Marie-Madeleine…) que j’espère bien qu’il va continuer sur sa lancée. J’aime la manière dont autour d’un personnage plus ou moins connu, il invente toute une histoire et nous transporte ailleurs dans les lieux et dans le temps.

Et si j’ai choisi de parler de La Reine de Saba, c’est que je suis littéralement fascinée par ce personnage mythique, que l’on retrouve dans la Bible mais aussi dans le Coran sous le nom de Bilqis, puis dans de nombreuses oeuvres littéraires, picturales et cinématographiques… oui, j’aime ce personnage mystérieux dont on ne sait finalement pas grand chose, sinon qu’elle envoûta par son charme et son intelligence le sage roi Salomon (et peut-être lui inspira le si magnifique Cantique des cantiques).

Dans le roman de Marek Halter, qui s’appuie sur les dernières recherches archéologiques, ce n’est pas seulement son histoire d’amour avec Salomon qui nous est contée. Comme il aime à le faire, l’auteur nous présente d’abord l’enfant qu’elle était avant la femme qu’elle est devenue, remontant aux sources de sa beauté et de sa sagesse.

La Reine de Saba
Marek HALTER
Robert Laffont, 2008

 

Des bijoux indiscrets…

9782746702554.gif

Le titre est évidemment une référence à notre cher Diderot. Mais ici, au lieu que le mot « bijou » soit une métaphore du sexe féminin, qui bavasse au sujet des parties de jambes en l’air de sa propriétaire, c’est de vrais bijoux dont on va parler.

Dans ce roman, malheureusement peu connu, Abby Zinzo, un transsexuel esthète, s’apprête à léguer tous ses bijoux à sa nièce Zeem. Il lui confie alors le récit-testament de sa vie, où les bijoux et parures ont un rôle essentiel : son enfance en Europe, sa jeunesse aux Etats-Unis, ses études à Harvard, sa carrière de danseuse à l’Alcazar… une vie hors du commun somme toute.

Ce qui est intéressant ici, c’est le rapport intime entretenu par le personnage avec ses bijoux, qui participent de la construction de son identité, puisque c’est par amour pour les pierres précieuses qu’il a choisi d’être ce qu’il est. Il y a là derrière un sujet que l’on pourrait croire superficiel une dimension métaphysique, et ontologique car il permet une véritable réflexion sur la question du sexe et du genre. ans oublier bien sûr l’érotisme…

Bref, ce roman est un véritable… bijou !

 

//

Histoires d’amour célèbres

histoiresdamour.jpg

Il s’agit d’un livre pour les ados (dès 11 ans, est-il indiqué au dos) mais je pense que tout le monde peut y trouver son compte, et notamment les éternels amoureux.

« Les histoires d’amour finissent mal, en général », dit-on. Et les histoires qui sont racontées ici ne vont certainement pas nous prouver le contraire. Mais, avant la chute, avant la mort, avant le coup fatal, il y a la vie, il y a l’extase, les moments de bonheur intense. Douze histoires d’amour hors du commun donc, de l’Antiquité à nos jours : Paul et Virginie, Ariane et Thésée, Bonnie and Clyde, Merlin et Viviane, Tristan et Iseut, Orphée et Eurydice, et d’autres encore, notamment bien sûr l’archétype de l’histoire d’amour tragique, Roméo et Juliette. Ne manque à la liste que celle que je préfère par-dessus tout et qui a inspiré Shakespeare, Pyrame et Thisbée. Enfin, il en manque beaucoup d’autres d’ailleurs, puisqu’il est impossible de toutes les recenser et qu’il faut parfois faire des choix…

Mais ça donne envie d’aimer et d’être aimé(e) finalement, même si la fin est douloureuse et vous arrache le coeur…

In Nomine

innomine.jpg

J’ai été très surprise l’autre jour de tomber par hasard sur ce petit roman de la série de Giacometti et Ravenne sur Antoine Marcas, le flic franc-maçon, que je ne connaissais pas, alors que j’étais bien convaincue de les avoir tous dévorés. De fait, il est directement sorti en poche très récemment. Il faut dire qu’il n’est pas bien gros, ce qui est bien dommage car l’idée de départ est intéressante : il s’agit en fait d’un flash-back, qui fait remonter le lecteur à la période où Marcas n’est pas encore initié. Il enquête sur son premier meurtre, enquête qui va le conduire finalement à frapper à la porte du Temple. L’ouvrage accorde également une place importante à un personnage très intrigant dans le reste de la série, le frère Obèse.

J’ai beaucoup apprécié ce court roman, mais j’avoue que je suis quand même restée sur ma faim, car pour moi il y avait largement matière à une véritable enquête. Du coup il est très difficile de le résumer sans en dire de trop. La fin semble vraiment précipitée et c’est dommage… C’est une lecture agréable, mais somme toute frustrante…

 

Ma vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu

penelope

Enfin ma vie non, mais ce petit livre, sans aucun doute. Je suis une inconditionnelle de Pénélope Bagieu, découverte tout à fait par hasard en errant de blog en blog et en découvrant le sien. Elle a vraiment une manière particulière de faire de situations banales (la vaisselle qui s’accumule dans l’évier, les lutins qui rétrécissent nos sous-vêtements la nuit, les tentations dans les vitrines des magasins, l’homme sans coeur…) des dessins d’une drôlerie et d’une tendresse uniques.

J’offre souvent ce livre, parce que je pense qu’il peut vraiment plaire à tout le monde. Même aux hommes, pour leur permettre de comprendre un peu nos angoisses métaphysiques (la robe bleue ou la robe noire ? Tu trouves pas que j’ai grossi ? Comment ça, c’est la penderie va s’écrouler ? Oui, j’étais juste sortie acheter du pain, mais…).

Donc, merci à Pénélope de sublimer notre quotidien (à tel point que cette année, je me suis offert l’agenda qu’elle a illustré, parce que je ne fais jamais les choses à moitié).

Le Petit Prince

petitprince.jpg

On ne voit bien qu’avec le coeur.

L’essentiel est invisible pour les yeux.

C’est un livre que je relis régulièrement, et toujours avec autant de plaisir et d’émerveillement. C’est un livre que j’aime beaucoup étudier également lorsque j’ai le plaisir d’avoir des sixièmes, car il est d’une richesse incroyable.  Je l’ai d’ailleurs découvert lorsque j’étais moi-même en sixième et l’exemplaire que j’utilise date de cette époque. J’aime beaucoup voir le regard effaré de mes loupiots lorsque je leur précise ce fait, et qu’ils me disent avec de grands yeux : « whhaaaa, il est drôlement vieux alors ! » (ce qui fait toujours plaisir…).

La rencontre avec le renard qui ne demande qu’à être apprivoisé, la découverte du caractère unique de sa rose et du fait que, malgré son caractère insupportable, il l’aime et elle lui manque, les boas ouverts et fermés… tant de passages clés qui nous en apprennent beaucoup sur la vie. C’est peut-être un des plus beaux livres qui ait été écrit sur l’amour…

Je ne saurais trop conseiller également, pour ceux qui ne la connaissent pas, la bande dessinée de Johan Sfar, qui respecte à merveille l’univers de ce petit personnage qui a marqué la littérature française et bien des générations d’enfants.

Sex and the city

satc2.jpg

Ceux qui me connaissent se doutent que j’attends la sortie de ce film avec la plus grande impatience. Je possède l’intégrale de la série en DVD et je l’ai tellement regardée (à vrai dire, à chaque coup de blues…) que je la connais par coeur. Et j’ai trouvé le moyen de verser quelques larmes devant le premier film. Oui, je suis une midinette, et malheureusement Big me rappelle quelqu’un…

Carrie est mariée, Miranda et Charlotte ont un peu de mal avec leurs enfants, Samantha est toujours Samantha. Et Big est toujours Big. En même temps, s’il changeait, on ne l’aimerait plus autant. Mais le fait est qu’après avoir mis 6 saisons pour se rendre compte que Carrie était la femme de sa vie et lui déclarer sa flamme et tout un film pour accepter de l’épouser, il a toujours peur… et un homme qui a peur… c’est un peu pénible à la longue, même s’il est l’homme de votre vie. D’autant qu’à l’occasion d’un voyage à Abou Dhabi avec ses copines, Carrie tombe nez à nez avec… Aidan, et manifestement ce dernier est à nouveau célibataire et en pince toujours pour notre shoe-addict. Bon, je dois dire que je serais trèèès déçue si Carrie finissait par choisir Aidan, car je l’ai toujours tellement trouvé inconsistant par rapport à Big que je trouverais ce choix assez peu logique (un peu comme si elle préférait une paire de pantouffles à des Manolo, voyez…).

En bonus, quelques guest stars et notamment la sublimissima Penelope Cruz, qui ne semble pas laisser Big de marbre…

Quant aux costumes, apparemment Patricia Field n’a rien perdu de son inspiration, et mon oeil de lynx a déjà repéré dans la bande-annonce quelques tenues fort inspirantes.