Instantané : jungle urbaine

Cela fait longtemps que je ne vous avais pas montré ma jungle urbaine, mais récemment 3 petites nouvelles ont rejoint la colonie, et je ne pouvais pas, décemment, ne pas vous les présenter. Tout d’abord une calathea orbifolia, aux magnifiques feuilles vertes grandes comme des assiettes. Et puis, cette semaine, deux autres pour mettre dans le panier long au premier plan : une alocasia cucullata dite « main de Bouddha » et un ficus elastica Belize, aux jolies feuilles roses. Cet été, j’avais aussi récupéré un aloes maculé.

Quant aux autres, elles poussent bien : mon alocasia amazonica qui me donnait du souci parce que je n’arrivais pas à avoir plus de quatre feuilles en même temps en a désormais six, les piléa poussent du tonnerre, le pothos aussi et la bouture que j’ai mise dans mon bureau semble vraiment très heureuse. Quant à la sansevieria, je pense que je vais essayer de la bouturer sous peu. La seule à me donner du souci c’est la calathea roseopicta, qui je pense avait trop de soleil, mais j’espère bien qu’elle va se reprendre !

Et tout ce petit monde, je trouve, donne vraiment une touche très agréable à mon appartement : ça le rend encore plus accueillant !

En mots et en images : septembre 2021

Les mots…

Le jour le plus long (d’ennui) // Entendre sa voix // Entre deux rives // Un projet qui prend forme, et un autre aussi // La promenade du dimanche // Essayer de prendre le rythme // Le voir partout // Profiter encore un peu de l’été // Les fleurs du vendredi // La lenteur // Un temps à arc-en-ciel // Au bord de l’eau et du soleil Une nouvelle pensionnaire // Les dernières petites tomates ? // La prochaine escapade // L’odeur de la pluie // Aux couleurs de l’automne // Trouver un bizarre équilibre // Colloque et érotisme // Le jardin des cinq sens // Encore un peu de soleil // Cette période de l’année où les gens en robes d’été croisent les gens en doudoune // Orgasme gustatif // Un cadeau venu (littéralement) du Ciel…

Les images…

Hystériques, de Sophie Adriansen : femmes et maternité

Noémie comprend qu’il s’agit de bijoux. La succession de mémé Claudine a été réglée cette année, ses quatre filles ont dû se partager ses effets. Pas une seconde Noémie n’envisage de pousser la porte et de surprendre les conspiratrices. Confusément, elle devine qu’on n’est pas en train de répartir les choses dans son dos. De conspiration il n’y a pas. Elle l’a constaté dans sa famille et ailleurs : les femmes s’ornent d’or et de diamants après avoir mis bas. Des galons. Des médailles.

Après Le Syndrome de la vitre étoilée et Linea Nigra (ainsi que la bande dessinée La Remplaçante), Sophie Adriansen se penche à nouveau sur les thèmes de la maternité, la grossesse, l’accouchement. Pile au moment où j’étais submergée par une nouvelle vague d’interrogations existentielles sur le sujet, forcément : une nouvelle synchronicité.

Le roman tresse l’histoire de trois sœurs et interroge leur rapport à la maternité et à leur utérus, cet organe auquel on tend à réduire les femmes en les traitant d’hystériques. Diane, l’aînée, a vécu un premier accouchement cauchemardesque dont elle a pu réparer le traumatisme grâce à une deuxième grossesse plus douce, et aspire désormais à trouver sa maison. Clémentine découvre un événement enfoui profondément dans son inconscient et qui change radicalement son rapport au monde. Noémie ne parvient pas à tomber enceinte.

Un roman qui interroge la maternité dans toutes ses dimensions, et qui m’a moi-même beaucoup interrogée, venant remuer beaucoup de choses (et notamment une colère assez vive), probablement nécessaires à remuer. Je me suis, fait assez rare pour être souligné, attachée aux trois sœurs, je les ai aimées autant les unes que les autres (la mère beaucoup moins). Et c’est la force aussi de ce roman indispensable : des personnages auxquels on peut s’identifier et qui permettent de raconter, sans tabous mais néanmoins avec beaucoup de douceur, les violences et les traumatismes vécus par les femmes lorsqu’il est question de maternité.

Je le répète : un roman indispensable !

Hystériques
Sophie ADRIANSEN
Charleston, 2021

Tempérance

Après le fou et l’Impératrice, je suis dans une période Tempérance : cette carte ressort assez souvent dans mes tirages, et de prime abord, autant les deux premières représentent des énergies qui me sont faciles et naturelles, autant j’ai beaucoup de mal avec Tempérance. Peu de gens je pense me décriraient comme tempérée, en tout cas a priori : je suis plutôt dans la passion et dans l’excès. Dans le trop. Mais tout ne peut pas être facile, et je pense que j’ai effectivement beaucoup à apprendre de Tempérance. Parce que mon nœud nord est en Balance, et que c’est donc ces énergies de conciliation que je viens apprendre, en partant de mon nœud sud en Bélier, où j’ai aussi une conjonction Vénus/Mercure, ce qui fait que, malgré tout, j’ai tendance à y aller au bulldozer, dans ma communication et notamment ma communication amoureuse.

Mais pas que : la semaine dernière, j’ai participé à une table ronde pour la première fois, et j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec ce format, justement parce qu’il m’obligeait au dialogue, à l’échange autre que « bavardage », à la prise en compte sur le moment de la parole de l’autre, alors que dans ce genre d’événements et en général d’ailleurs, j’ai plutôt l’habitude de maîtriser la parole et ce que j’ai à dire. Ce qui fait qu’au final je n’ai pas dit la moitié de ce que j’avais prévu de dire. Sans doute parce que, justement, j’avais trop prévu au lieu de me fier à l’improvisation (ce que pourtant je fais au quotidien). A l’échange harmonieux, à la vraie communication.

A l’origine, donc, cette carte ne me parlait pas (d’autant que dans le Tarot de Marseille, elle est assez laide). Et pourtant, en travaillant davantage ses énergies et ce qu’elle signifiait, en l’observant dans mon Golden Tarot où elle est magnifique, je me suis rendu compte que pourtant, c’était bien ce que j’avais en moi, quand je me sens en sécurité. Selon Sophie Brarda, Tempérance, c’est le profil du médiateur, et c’est justement, fait amusant, mon profil dans le classement MBTI. Et il y a dans cette carte une vraie douceur, beaucoup de beauté et d’harmonie, de la poésie même dans cette capacité à faire circuler les émotions, et surtout à les équilibrer.

Et c’est bien ça le cœur de l’énergie de cette carte : l’équilibre. Et notamment l’équilibre entre le yin et le yang, le féminin et le masculin. Qui n’est pas du tout ce qu’on croit et ce qu’on caricature : j’ai passé toute ma vie jusque-là à penser que j’étais dominée par le féminin, simplement parce que j’adore être une femme (je trouve ça génial et pour rien au monde je voudrais être un homme, en fait) et que j’aime les trucs dits « féminins » : les vêtements, le maquillage, la décoration de ma maison. Sauf qu’en y regardant de plus près, en réalité, chez moi, c’est l’énergie masculine qui a tendance à s’exalter, et j’en ai effectivement beaucoup dans ma carte du ciel. Mais, c’est de plus en plus… tempéré et équilibré, et c’est une bonne chose.

Je pense que c’est une carte que je ne pouvais pas rencontrer plus tôt, parce qu’elle représente quelque chose de mon ombre, ce que je ne voulais pas voir de moi et donc me mettait en colère (et les gens natifs de la Balance, en particulier, ont souvent eu tendance à me faire perdre mon calme. Aujourd’hui je les aime). J’étais trop en colère. Mais maintenant que cela va mieux, c’est un nouvel archétype que je peux ajouter à ma palette, et c’est tant mieux !

L’appel de la fugue, d’Alice Cheron : escapades en solitaire

Penser à faire une fugue, c’est donc affronter directement ce rapport à la solitude, c’est vouloir construire une relation positive avec ce sentiment. Soyez persuadée qu’être seule s’apprend et permet de regagner en autonomie et en confiance en soi. Petit à petit, on retrouve une intimité avec soi-même, on vit des moments privilégiés, on se rend compte qu’on n’a pas besoin des autres pour exister et passer un bon moment. J’aime l’idée que la fugue, c’est finalement créer un cadre merveilleux pour choyer cette relation avec soi-même, un peu à la manière d’une belle table que l’on arrangerait pour accueillir ses amis à dîner, ou d’un cadeau que l’on ferait à un proche pour lui faire plaisir.

Dans mes dernières inspirations, je vous parlais d’Alice Cheron, que j’ai découverte récemment mais qui a pris une place de choix parmi mes modèles d’entrepreneuses, et plus encore après la lecture de cet ouvrage, où elle raconte, aussi, comment les choses se sont mises en place, même si ce n’est pas le sujet principal. Alice, donc, est la créatrice de la très jolie plateforme d' »Italian joie de vivre » Ali di firenze, sur laquelle on trouve un blog, une très jolie boutique que je me retiens d’acheter entièrement, des capsules de voyage… et les « fugues italiennes ».

Dans cet essai, Alice développe le concept de la fugue, qui est tout simple : partir quelques jours seule avec soi, dans un lieu nouveau ou connu, pour faire ce qui nous fait plaisir. En somme, ce que je fais tous les ans en juillet, en temps normal. Mais Alice en fait un vrai concept et développe les raisons de vouloir faire une fugue, comment s’y préparer et notamment apprivoiser ses peurs, comment la vivre pendant, et ce qui se passe après, les bénéfices qu’on en tire.

Ce livre m’a beaucoup apporté pour cerner un peu mieux pourquoi cette escapade annuelle est un vrai besoin pour moi (et je commence à piaffer pour la prochaine, parce que là, deux ans sans, je commence à être un ours en cage, donc j’ai mis une carte de Turin (la probable destination) dans mon bureau), alors même que je ne subis pas trop la « charge mentale » de la plupart des femmes de mon âge (je veux dire : au quotidien je fais déjà pas mal ce que je veux comme je veux). Et c’est vraiment très intéressant. Et pour celles qui n’ont pas encore osé ce livre est vraiment une mine de conseils et de réflexions pour aider à avancer. En complément Alice propose un Carnet de fugues que je m’offrirai peut-être le moment venu, pour le moment j’ai pris le Carnet de créativité qui est tout beau !

Alors, fuguons, et mettons de l’aventure dans nos vies !

L’Appel de la fugue
Alice CHERON
Leduc.s, 2020

Risotto alla milanese

Retour aux fondamentaux avec un classique de la cuisine italienne : le risotto alla milanese, tout beau et tout doré grâce au safran, ce qui fait un peu de soleil en ce début d’automne ! J’ai choisi la version simple, sans moelle de bœuf.

Pour deux personnes
Qu’est-ce qu’il nous faut ?

– 160 g de riz à risotto (Carnaroli ou Arborio)
– 500 ml de bouillon de viande
– 40 g de parmesan râpé
– 50g de beurre
– 1 petit oignon jaune
– Deux petites doses de safran
– ½ verre de vin blanc sec
– sel et poivre du moulin

Comment on fait ?
– Dans une casserole, préparer le bouillon
– Dans une sauteuse faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il se colore. Ajouter le riz, mélanger et attendre qu’il devienne translucide. Ajouter le safran, verser le vin et laisser évaporer. 
– ajouter petit à petit le bouillon au riz en remuant bien jusqu’à ce que le riz soit cuit, c’est à dire bien crémeux mais encore croquant à cœur
– Hors du feu incorporer le beurre puis le parmesan. Mélanger, saler et poivrer. Puis laisser reposer une minute et servir bien chaud. Je l’ai mangé tout seul, mais il peut aussi accompagner une viande. Regardez moi comme c’est crémeux et coloré ! Et c’est un délice !

Risotto alla milanese
Risotto alla milanese
Gourmandises21
Chez Syl

Instantané : décoration d’automne

Avant, je ne décorais pas du tout pour l’automne : je ne décorais que pour Noël, comme beaucoup de gens. Enfin, ce n’est pas totalement vrai : j’achetais quelques coloquintes, pour mettre dans la cuisine. Mais depuis deux ans j’ai découvert ce petit plaisir de mettre quelques touches automnales dans la maison, pour la rendre encore plus cocon. On sait combien j’aime le cosy, le confortable, le douillet. Alors je suis très loin de tout refaire entièrement, mais quelques touches ici ou là. Une petite guirlande de feuilles autour du miroir, un bouquet aux couleurs d’automne, des champignons (ce sont mes achats de l’année). Quelques citrouilles (mais toutes simples, pas de citrouilles d’halloween) et courges diverses. Des éléments ramassés dans la nature : branches, châtaignes, glands et pommes de pin, dans un joli panier. Et puis, c’est la période où on rallume les guirlandes lumineuses (j’en ai une dans l’entrée, une dans un grand pot en verre avec des pommes de pin et une en forme d’étoile dans mes plantes : elles ont un timer, donc je les programme pour qu’elles s’allument à l’heure où je rentre, je trouve ça accueillant) et les bougies : j’ai décoré un petit plateau pour mettre des chauffe-plat, j’en sème partout dans la maison (les guirlandes s’allument toutes seules mais les bougies, j’en mets tellement que ça me prend un certain temps, le soir, de les allumer). Il ne manque plus que les coloquintes, qui iront dans le panier !

Et vous, vous décorez pour l’automne ?