De plus en plus fréquemment les contours
de mon corps s’estompent et je deviens
désir de m’assimiler au monde, y compris
à toi, si possible par la peau comme
le tour de passe-passe d’une plante avec l’oxygène ;
et de vivre d’un feu inoffensif.
Margaret Atwood est une autrice qui m’intrigue beaucoup, mais j’ai beaucoup de mal à franchir le pas de lire ses romans les plus connus, car le sujet m’angoisse et qu’honnêtement, je suis bien assez angoissée comme ça. Donc quand j’ai vu ces poèmes, je me suis dit que c’était une bonne porte d’entrée.
Magnifiquement préfacé par Bruno Doucey, le recueil nous fait voyager à travers dix années de création poétique (entre 1966 et 1974), qui précèdent ou accompagnent l’éclosion de son œuvre romanesque. Plusieurs recueils se suivent : Le Cercle vicieux, Les animaux de ce pays, Consignes pour le monde souterrain, Politique de pouvoir, Tu es heureuse et surtout le dernier, mon préféré, Circé – Poèmes d’argile.
L’imaginaire déployé dans ces poèmes est assez sombre, voire angoissant (moi qui voulais éviter l’angoisse !), très aquatique et mythologique, et j’ai beaucoup aimé cette plongée dans cet univers ! Après, il est difficile d’en parler plus précisément, on ne peut pas parler comme ça de poésie : c’est une expérience qui se vit, et je vous conseille vraiment de la vivre !
Circé et autres poèmes de jeunesse
Margaret ATWOOD
Traduit de l’anglais (Canada) par Christine Evain
Edition bilingue
Robert Laffont, Pavillons poche, 2022
Aimant la poésie, je ne connaissais pas cette autrice, je vais m’y intéresser, et dès que possible passer commande chez ma libraire.
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Oui !!!!
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J’aime beaucoup Margaret Atwood. Je me note la référence.
Bonne journée.
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Bonne journée !
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