Elle se réfléchit dans le miroir

Je ne suis pas du matin

Dimanche matin paresseux

Pendant le confinement (le vrai), prise d’une subite envie d’améliorer ma vie, j’ai essayé ce truc qu’on appelle le « miracle morning ». Vous en avez sans doute déjà entendu parler, c’est une des tartes à la crème du développement personnel : se lever une heure plus tôt pour avoir le temps de faire plein de choses avant de commencer sa journées. Plein de trucs, qu’on appelle SAVERS : Silence (méditation), Affirmation, Visualisation, Exercice Physique, Reading (lecture), Scribing (écriture). Pleine de motivation, je me levais donc tôt (enfin, pour moi), j’avais repris les pages du matin, je faisais un peu de yoga, un peu de cohérence cardiaque. Tout ça pendant… une semaine. Et pourtant, comme c’était pendant le confinement, ce n’était pas très tôt non plus. Mais ça ne fonctionne pas.

Je ne suis pas du matin, ne le serai jamais, et plus j’avance dans ma vie et plus je trouve violent de devoir me plier à un rythme qui n’est absolument pas le mien. Insupportable même. Le matin, si je dois me lever à une heure qui ne convient pas à mon métabolisme (et encore j’ai grandement amélioré la situation avec mon simulateur d’aube), je suis une larve, mon cerveau fonctionne au ralenti. En fait, il me faut plusieurs heures pour être à peu près opérationnelle. Et au moins une pour être abordable (je ne mords pas le matin, mais par contre il faut me laisser boire tranquillement mon capuccino sans me demander de faire un truc sinon, oui, je m’énerve : il ne faut pas me bousculer).

Quant aux pages du matin… vu le nombre de personnes inspirantes qui trouvent cet exercice merveilleux (Clotilde Dusoulier, Géraldine Dormoy, Charlotte Moreau), disent que c’est exactement comme le fait de prendre une douche pour le corps, les pages décrassent l’esprit, boostent la créativité, permettent de résoudre des problèmes et de mieux se connaître etc., je me suis vraiment accrochée, j’ai abandonné, recommencé un certain nombre de fois. Mais force est de constater que non, chez moi le déclic ne se fait pas, et que je n’aime pas cet exercice. Il ne m’apporte rien, aucune connaissance sur moi, aucune révélation, et ne m’aide pas à lâcher mes idées noires (surtout dans la mesure où c’est le matin que j’ai ces idées noires).

Le matin, ce n’est pas pour moi. Je commence, si je respecte mon rythme biologique (et on comprend donc un autre des problèmes avec mon travail alimentaire : il ne respecte aucunement mon rythme biologique), à être vraiment dans le flow vers 10h, et après mon énergie a tendance à augmenter jusque vers 13h où je fais les trucs importants, puis ça baisse (je fais des trucs plus tranquilles) et remonte (je suis à énergie alternative) et je me mets à mon « truc » et autres projets à 18h, et j’ai souvent (là encore si je respecte mon rythme) un vrai pic de créativité (voire d’hyperactivité : c’est aussi parfois à ce moment que j’ai de subites envies de ménage) vers 20h, parfois plus tard. Il m’est arrivé cela dit de me relever à 2h du matin parce qu’une idée m’a réveillée, ou même d’écrire jusqu’au milieu de la nuit.

Et je me disais l’autre jour qu’un des problèmes de la société dans laquelle nous vivons est qu’elle ne respecte absolument pas le rythme des gens. On valorise ceux qui se lèvent tôt, ce qui est complètement crétin car on peut se lever tard et être tout aussi productif et créatif (voire plus). En tout cas, c’est un argument de plus en faveur d’un changement urgent de travail de mon côté.

Et vous, plutôt du matin ou du soir ?

6 comments on “Je ne suis pas du matin

  1. Moi je suis définitivement du matin ou de l’après-midi mais vraiment pas du soir….
    Mais tu as raison, la société ne permet pas aux gens de respecter leurs rythmes et donc d’être finalement plus efficace (mot que je n’aime pas trop mais enfin)

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  2. Comme toi, je ne suis pas du matin, et je bosse mieux le soir (enfin quand je ne suis pas devant une série ! 🙂 )
    Mon compagnon est carrément décalé par rapport à tout le monde car il fait de l’hypersomnie. Cela a été une souffrance très longtemps pour lui spécialement au boulot. Arriver à l’heure lui était physiquement impossible. Il a réussi à changer complètement sa vie professionnelle en étant reconnue comme handicapé!! Maintenant, il est en mi-temps thérapeutique, mais en fait il bosse comme les autres plus de 8h par jour, mais en décalé.
    Comme quoi, le corps est bien souvent plus fort que les dictats de la société.
    Il faut respecter son rythme je pense.

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  3. Le vrai problème du matin, c’est qu’il commence…. trop tôt !
    Je serais volontiers du matin, si on pouvait commencer sa journée de bonne heure et de bonne humeur à 10h, mettons à 9h en faisant un effort. ;)))

    Sans transition et pour info, le dernier numéro d’Okapi contient un dossier sur les sorcières ! Intéressant de voir de quelle manière elles sont présentées aux ados.

    Bonne soirée

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