The haunting of Hill House, de Mike Flanagan : qui sont les fantômes ?

The haunting of Hill House, de Mike Flanagan

L’amour est un renoncement à toute logique. Le renoncement volontaire aux pensées rationnelles. On lui cède, ou on le combat. Mais nous ne pouvons pas faire de compromis. Et sans l’amour, nous ne pouvons pas vivre raisonnablement, ni longtemps, dans des conditions de réalité absolue. 

La série qui cartonne sur Netflix depuis sa sortie mondiale le 12 octobre. Habituellement, ce n’est pas trop mon truc, je suis beaucoup trop impressionnable et émotive et comme je ne suis pas spécialement masochiste contrairement à ce qu’on pourrait croire parfois, j’évite les films et séries qui pourraient me faire faire des cauchemars. Mais. Comme on était en période d’Halloween et que, tout de même, ça avait l’air d’une excellente série, j’ai jeté un œil par curiosité, avant de jeter tout le reste.

Steven Crain est un écrivain à succès, spécialisé dans les histoires de fantômes. Son premier livre était consacré à Hill House, la maison hantée la plus célèbre des Etats-Unis, où il a vécu enfant. Mais lui-même, contrairement à ses sœurs et à son frère, n’en a jamais vu, et d’ailleurs, il n’y croit pas. Jusqu’à ce que…

Une série qui mérite pleinement son succès, très éprouvante émotionnellement, mais parce qu’elle n’est pas, seulement, une série d’épouvante : d’une grande profondeur symbolique, philosophique et métaphysique, elle interroge nos liens avec nos peurs les plus intimes, la mort bien évidemment, mais aussi les regrets, les remords, les souvenirs… tout ce qui peut nous hanter. Pour autant, la dimension fantastique est bien là, avec un vrai travail sur le gothique et l’histoire du genre : un manoir qui s’anime la nuit, des bruits, des cognements, une pièce fermée. Au fil des épisodes, construits sur une alternance entre le passé de la famille Crain et son présent, la tension monte et la terreur avec. Au début, les phénomènes paranormaux sont suggérés, de manière à rester dans l’indécision propre au genre fantastique et qui est tellement difficile à rendre sur écran. Et puis ils se font de plus en plus envahissants, prenants, réels, à mesure que l’on met le doigts sur les secrets enfouis.

Je vais être honnête : je n’ai pas tout à fait tout compris, mais je pense que ce n’est pas grave : cette série m’a littéralement scotchée, remuée, pas mal fait pleurer, mais aussi beaucoup fait réfléchir sur mes propres fantômes… A voir donc, pas seulement pour se faire peur un soir d’Halloween !

The Haunting of Hill House
Mike Flanagan
Netflix, 2018 (une saison 2 serait en réflexion, centrée sur une autre famille)

4 réponses sur « The haunting of Hill House, de Mike Flanagan : qui sont les fantômes ? »

  1. Ping: Un Trump ça twitte énormément. Décoder le trumpisme en 350 tweets – Cultur'elle

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