City Guide : Vienne, les essentiels

Cette année donc, c’était Vienne. Une ville qui, au premier abord, ne m’attirait pas plus que ça (j’ai vraiment un mouvement de recul envers tout ce qui est germanique, et de manière globale, étant une vraie latine, je suis plus attirée par le bouillonnement des villes du sud, comme Lisbonne) (disons qu’elle était sur ma liste, mais pas en haut) mais je ne sais pas, j’ai été prise d’une impulsion subite, j’avais envie de Schnitzler, de Zweig, de Klimt surtout. Par contre je ne suis pas une adepte de Sissi, même si pour mes 20 ans mes parents m’ont offert une bague fabriquée avec une pièce en or de François-Joseph à laquelle je tiens beaucoup. Disons que j’y suis allée pour la Sécession et le Jugendstil (variante de l’Art Nouveau que j’aime tant), pas du tout pour la capitale de l’Empire. Néanmoins, mais on en reparlera, j’ai retrouvé énormément de ce que j’avais aimé à Prague (ce qui est somme toute logique).

La ville de Vienne jouit d’une excellente réputation : en 2017, et ce pour la 8e fois consécutive, elle a été classée en tête des villes les plus agréables à vivre au monde par le cabinet international Mercer. En outre, en 2018, on célèbre le centenaire de la mort de quatre des plus grands représentants de la modernité : Gustav Klimt, Egon Schiele, Otto Wagner et Koloman Moser, auxquels il est rendu hommage à peu près partout (enfin surtout les trois premiers). L’occasion rêvée d’y aller pour ce qui m’attirait dans cette ville, donc.

L’anticipation :

–  Pour le logement, comme tous les ans, j’ai choisi Airbnb, un très mignon studio au sud du Döbling, à l’écart du centre historique mais à deux pas du métro U4 qui permet de tout faire, et surtout, avec une terrasse (je suis maniaque des terrasses donnant sur la ville). Je m’y suis sentie comme chez moi (c’est le but) et j’y ai d’ailleurs beaucoup écrit (je me suis remise au Truc).

Pour l’avion, j’ai pris Austrian Airlines (Air France était un poil moins cher mais avec le risque de rester clouée au sol par une grève inopinée, donc sans façon, non). Je n’étais pas hyper satisfaite de l’aller : la compagnie ne propose pas de bagage drop à Roissy, ce qui fait que même en s’étant enregistré en ligne il faut faire une queue monstrueuse pour déposer sa valise (quel est donc du coup l’intérêt de s’enregistrer en ligne, surtout quand comme moi on a de la chance et qu’on tombe derrière un groupe de Japonais). En outre, le personnel de bord ne parle pas le français ce qui, sur une liaison entre Vienne et Paris, me semble problématique (oui parce que bon, les crcchh au haut-parleur, c’est déjà difficile à comprendre dans sa langue, alors en anglais mâtiné d’accent autrichien, bonjour). Mais j’ai trouvé qu’à Vienne c’était mieux organisé : il est très facile de faire le trajet entre l’aéroport et la ville, notamment par le CAT, qui n’est pas cher et qui vous conduira à Wien Mitte en 16 minutes (à quand un express de ce type en France, où c’est le parcours du combattant pour rejoindre les aéroports, je vous le demande !). Et surtout au retour j’ai pu déposer mes bagages à Wien Mitte, c’est Austrian qui s’est occupé de transférer ma valise à l’aéroport et dans l’avion, et ça m’a bien facilité les choses ! Donc au vu de l’organisation autrichienne, j’en ai déduit que c’était la France qui semait le bordel (ce qui m’a été confirmé en atterrissant à Roissy : une désorganisation sans nom).

Pour établir mon programme, j’ai fait comme d’habitude : au fur et à mesure de l’année, en lisant des articles de blog (par exemple celui-ci) ou d’ailleurs (ainsi que quelques communiqués de presse), j’ai noté les choses qui me plaisaient et me faisaient envie dans Google Map ; cette année, j’ai néanmoins complété avec le Guide Vienne du National Geographic, extrêmement bien fait et complet : chaque zone est très détaillée, avec une foule de renseignements historiques et culturels, mais ce que j’ai surtout apprécié ce sont les promenades, qui permettent, en ajoutant ou en retirant des choses en fonction de ses envies, d’établir son parcours journée par journée. Bref, je reprendrai ce guide lorsqu’il existera sur mes destinations.

– J’ai choisi de ne pas quitter Vienne, même si c’est tout à fait possible de faire des excursions dans les environs, voire à Bratislava qui n’est qu’à une heure et que l’on peut rejoindre facilement grâce à une liaison en bateau. Je le regrette presque, mais on ne peut pas tout faire !

– J’avais, comme d’habitude, acheté une carte, une Vienna Card en l’occurrence, qui permet de prendre les transports en commun sans se casser la tête de savoir comment ça fonctionne, et propose en outre de nombreuses réductions : partout où je suis allée, j’ai économisé des sous grâce à elle, donc bon investissement. Prendre la rouge si vous voulez les transports !

– Last but not least, on m’avait proposé avant de partir de tester une application qui s’appelle Desticity et qui propose des mini-audioguides sur les lieux incontournables, une vingtaine pour Vienne parmi lesquels le Belvédère, la Cathédrale, le Rathaus ou encore la Sécession. L’essentiel en peu de mots. Si vous souhaitez tester à votre tour, pas forcément à Vienne, je vous offre un bon de 10€ pour télécharger la destination de votre choix : pour cela, il vous suffit d’utiliser le code DESTICULTURELLE !

A savoir avant de partir :

Les transports : le métro fonctionne très bien, il est clair, propre et pas bondé. Je suis moins enthousiaste sur le tram. Après, l’essentiel peut se faire à  pieds, car les distances sont plutôt réduites dans le centre (j’ai souvent été surprise d’ailleurs que des monuments que j’imaginais un peu loin les uns des autres soient en fait juste à côté).

La météo : est très variable, j’ai eu de la chaleur insupportable, de la pluie, des orages, le tout parfois dans une même journée. J’avais prévu mes bagages en conséquence : robes légères et sandales l’essentiel du temps, et jean/basket pour les journées plus mitigées (mais comme les jours qui commençaient mitigés se terminaient en chaleur accablante et inversement, ce n’était pas toujours idéal)

La langue : l’essentiel du temps, vous pourrez vous débrouiller avec l’anglais ; je dis l’essentiel du temps parce que j’ai été surprise, à 2-3 occasions, d’avoir face à moi un interlocuteur qui n’en parlait pas un mot, et sachant que ma connaissance de la langue de Goethe se résume à Ich liebe dich, vous imaginez le problème (je ne dis pas Ich liebe dich comme ça). Personne ne parle français, ou alors que des gens que je n’ai pas rencontrés…

L’argent : file vite, comme partout ailleurs. Les lieux touristiques sont un peu chers, par contre j’ai trouvé que dans les restaurants et les supermarchés, ce n’était pas exorbitant, voire très raisonnable. J’avais lu que souvent ils refusaient la CB, je n’ai pas eu le problème. Attention avec le liquide, les distributeurs ne délivrent souvent que de grosses coupures et j’ai eu des sueurs froides lorsque je me suis retrouvée avec un billet de 100 qui en France aurait été refusé par tous les commerçants sauf pour un gros achat, mais en fait non, vous pouvez payer votre café avec, ça ne les gêne pas.

– J’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de monde, même dans les lieux très touristiques, je n’ai jamais fait la queue pour visiter. Je m’interroge sur ce point, mais apparemment tout le monde le dit de partout…

Où boire ? Où manger ?

Vienne est une ville à terrasses, à chaque coin de rue vous avez l’embarras du choix. Sachant que c’est une de mes activités favorites, je ne vais pas vous faire la liste de tous les endroits où je me suis arrêtée, je me contenterai donc du notable :

– Figlmüller : les escalopes panées, plus milanaises que viennoises d’ailleurs, étant un de mes plats préférés, il m’était impossible de ne pas aller en goûter une dans leur temple, une véritable institution qui a un peu tendance malheureusement à se transformer en parc touristique : une longue attente, c’est un peu l’usine et on vous encourage à partager votre table avec d’autres pour remplir (c’est convivial, cela dit, et j’ai ainsi déjeuné avec un couple d’Américains et un couple d’Israéliens). C’est quand même à faire : l’endroit est très beau, les schnitzels sont gigantesques et excellentes, et les prix ma foi pas exagérés.

– Café Sacher : une institution pour la fameuse sachertorte qu’ils ont inventée. Là encore, il faut un peu faire la queue tant le touriste s’y presse, mais c’est une expérience : endroit luxueux, ambiance feutrée, serveurs en livrée, et un gâteau absolument renversant (pour un prix qui ne m’a pas fait tomber de ma chaise).

Café Central : il y a à Vienne une multitude de vieux cafés historiques, et ne pouvant tous les tester je me suis décidée pour le café central. Là encore il y a la queue (en fait à Vienne je n’ai fait la queue que pour manger), je n’ai pour ma part pas trop attendu mais lorsque je suis ressortie je pense que l’attente était longue. J’y ai mangé un excellent apfelstrudel dans un décor absolument sublime.

– Fischerbrau : alors là, on change complètement d’ambiance. Il s’agit d’une, sinon de la plus ancienne brasserie de Vienne, et elle se trouvait juste en face de l’appartement que j’avais loué : il aurait été dommage de ne pas tester. Franchement, j’étais ravie : un jardin très agréable, une excellente bière maison, un plat (des saucisses viennoises) simple mais copieux et très bon, et le tout pour vraiment pas cher. L’endroit n’est pas du tout fréquenté par les touristes, et d’ailleurs ils ont eu du mal à me trouver une version anglaise du menu, mais du coup, c’est vraiment typique : n’hésitez pas !

Où et que shopper ?

Comme ailleurs, les boutiques de souvenirs ne manquent pas, et les jolies choses voisinent avec les horreurs habituelles. Sissi, Klimt et Mozart sont mis à peu près à toutes les sauces, de la tasse au porte-clé en passant par des trucs non identifiés. Vous me connaissez, ce n’est pas trop ce que je cherche. On se contentera donc :

A manger : j’ai rapporté un excellent fromage tyrolien, du Heumilchkäse, bêtement acheté au supermarché du coin (et que j’espère pouvoir retrouver chez l’un de mes fromagers) ; de manière générale, j’adore écumer les supermarchés à l’étranger, on trouve toujours des choses que l’on ne trouve pas chez soi, mais j’ai dû me limiter (je n’ai pas pu rapporter de crème au chocolat Milka qui est pourtant une tuerie absolue). J’ai également rapporté des gaufrettes Manner, que l’on trouve aussi en supermarché mais aussi dans des boutiques dédiées, dans de jolies boîtes pour offrir à sa grand-mère. Je suis d’ailleurs embêtée parce que c’est devenu ma nouvelle drogue et je ne sais pas comment je vais faire (enfin si, je pourrai les commander). Autre « incontournable » : les boules Mozart, on en trouve partout, je n’en ai pas pris parce que j’en avais rapporté de Prague et pas trouvé extraordinaire (bon, mais pas à tomber, et comme elles risquaient de souffrir avec la chaleur…).

Les boutiques des musées : c’est vraiment là que je préfère acheter mes souvenirs, pas seulement livres et cartes-postales mais ils proposent souvent de jolis objets décoratifs (et également des trucs d’un goût plus douteux, c’est un fait) ; j’aurais bien rapporté un vase en cristal avec le baiser de Klimt émaillé mais j’avais peur qu’il arrive en kit. La boutique du musée Leopold et celle du Belvédère sont mes deux préférées.

– Une boutique où on trouve de jolies choses est située en face de Figlmüller, elle regorge de souvenirs artisanaux. J’y ai acheté du cristal et deux jolis magnets.

Swarovski : j’ai craqué, il y avait des soldes et un joli pendentif exactement comme je cherchais ; alors vous allez me dire qu’on en trouve partout, des boutiques, et je dirai certes, mais c’est quand même local !

Les livres : alors j’ai un peu écumé les librairies mais je n’en ai pas trouvé de waow. J’étais à la recherche de mon exemplaire « souvenir de voyage » de Bonjour Tristesse que je n’ai pas trouvé donc une nouvelle fois je me suis rabattue sur Le Petit Prince qui me semble plus facile pour mon projet vu que c’est le livre le plus traduit au monde (mais maintenant, je ne l’ai pas en néerlandais) !

– Et puis, comme d’habitude j’ai gardé tous mes tickets, prospectus etc. ainsi qu’une pièce de 50cts représentant la Secession frappée en 2018, pour ma Vienna Box : ce sont finalement les meilleurs souvenirs !
vienna box

Voilà pour les essentiels pratiques. La semaine prochaine on se baladera dans les rues, les parcs et tout ça, et la semaine suivante on visitera les musées !

(Je n’ai pas fait de vraie video, simplement une story sur Instagram que vous pouvez voir ici)

10 réponses sur « City Guide : Vienne, les essentiels »

  1. la plume et la page

    Ma foi ton voyage avait l’air super organisé… L’Autriche et les boules Mozart! LOL! (Je vois de quoi tu parles.)
    De L’Autriche je connais plusieurs endroits (Kitzbuhel, Innsbruck, Saalbach, Achensee, Salzburg…) mais je n’ai jamais mis les pieds à Vienne. Tout le monde me dit que c’est beau… Cette ville figure sur ma liste des capitales à voir.

    Aimé par 1 personne

  2. Mind The Gap

    Ha, j’y suis allé en voyage de noces…oui je sais, Vienne ne fait du tout voyage de noces ! J’en garde un super souvenir, le château dit de Sissi, le coeur de ville, les 2 cafés que tu cites, le côté mythique. J’ai même tenté un concert classique moi qui ne supporte pas ce genre de musique, parce que le lieu était top et pour l’ambiance.
    Ceci dit, je n’y retournerai pas…

    Aimé par 1 personne

  3. Ping: Les Amours de Vienne, de Gérard de Nerval : chercher la Femme – Cultur'elle

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