Qu’avons-nous fait de nos rêves d’enfant ?

L’autre jour, pour le Truc (qui décidément m’entraîne dans des réflexions existentielles sans fin) je réfléchissais à mes rêves d’enfants et à ce que j’en avais fait (je pense qu’on a là un des effets de la crise de la quarantaine, ne nous leurrons-pas). La question centrale, évidemment, était de savoir ce que la petite fille que j’étais aurait pensé de la femme que je suis devenue. La réponse évidente est qu’elle serait sans doute déçue, mais cette réponse m’a permis de mettre le doigt sur le problème autour duquel je tournicote depuis des années : mes incohérences, mes contradictions, mon sentiment constant d’être écartelée, clivée.

En fait, j’en suis arrivée à la conclusion qu’au lieu de suivre mes propres désirs, j’ai suivi ceux qu’on a formulés pour moi et dont je me suis convaincue qu’ils étaient les miens (« on » étant très divers et recouvrant à la fois ma famille, mes profs et certainement aussi la société).

Je l’ai déjà raconté, la petite fille que j’étais voulait être écrivain. Elle passait des heures à inventer des histoires rocambolesques pour ses poupées, à inventer des dialogues aux bande-dessinées dont elle ne savait pas encore lire le texte. Plus tard, à taper à sa machine à écrire ou à remplir les pages d’un cahier sur la couverture duquel elle avait écrit « roman ». A raconter tout un tas de choses dans son journal intime (que je donnerais cher pour les retrouver, ces journaux !). A écrire une pièce de théâtre avec une amie. Elle voulait être écrivain (et comédienne aussi). Ça, je l’ai déjà raconté, mais il me manquait une clé : pourquoi elle a arrêté d’écrire, cette petite fille, alors que c’était sa passion ? Et bien je crois que c’est tout simplement parce qu’on lui a dit qu’écrivain, ce n’était pas un métier (ce qui n’est pas complètement faux du reste). Alors la petite fille devenue adolescente a rangé son rêve et s’est mise en quête d’un vrai métier. Elle est devenue prof, parce que cela lui permettait de résoudre (croyait-elle) cette contradiction : vivre de la littérature tout en ayant la sécurité de l’emploi. Alors que ça n’a jamais été une vocation (et que très honnêtement, vu ce qu’elle en bavait avec les autres élèves à l’école, ce n’était peut-être pas le choix le plus opportun). Et que ça ne la rend pas heureuse, ça ne l’épanouit pas (même si c’est mieux depuis quelques années, et de fait depuis qu’elle s’est remise à écrire, comme quoi il n’y a pas de hasard). Je n’aurais pas dû oublier ce rêve, le mettre entre parenthèse, et ne prendre le « vrai métier » que comme un filet de sécurité, nécessaire mais secondaire (et en choisir un autre éventuellement, même si je soupçonne que ce choix n’était pas non plus anodin puisque l’enseignement m’a aussi permis de résoudre cette problématique de harcèlement scolaire que j’ai subi : mes premières années j’en ai vraiment bavé avec les élèves et j’avais l’impression de revivre mes cauchemars, parce que j’avais tout simplement peur d’eux et je m’obstinais dans un positionnement qui ne m’allait pas ; aujourd’hui ça va mieux, j’ai plus d’assurance et j’arrive à être moi-même et je crois que c’est le signe qu’il faut que je passe à autre chose).

Et puis, la petite fille que j’étais rêvait du grand amour. Elle n’imaginait pas sa vie sans amour, et pour elle c’était essentiel. Et puis on lui a dit que le plus important c’était de bien travailler à l’école pour avoir un bon métier, pas d’avoir un petit copain. Alors elle a mis ça entre parenthèses, elle s’est dit on verra plus tard. Elle a fait ses études, eu quelques petits copains quand même mais juste pour s’amuser puisqu’on verrait plus tard pour le grand amour, quand elle aurait un travail. Plus tard est venu, mais c’était compliqué parce qu’elle ne savait pas trop s’y prendre (émotionnellement s’entend) et plus c’était compliqué plus elle se disait que c’est qu’au fond d’elle elle ne le désirait pas, qu’elle n’était pas faite pour ça, voilà. Elle voulait être indépendante, enfin elle ne savait pas : elle était incapable de faire la différence entre ce qu’elle désirait vraiment et ce qu’elle croyait désirer, et dans quel sens ça fonctionnait, cette contradiction. Elle était perdue, et assez malheureuse. Et elle avait peur de ce sentiment amoureux qu’elle ne connaissait pas et qui risquait de bouleverser la stabilité insatisfaisante mais finalement confortable de ce qu’elle avait toujours connu. (Ceci explique pourquoi je me suis récemment mise dans une rage folle à propos d’un truc qui tourne sur Facebook et qui dit d’apprendre aux petites filles à étudier et voyager plutôt qu’à chercher un mari : à part faire naître des contradictions insolubles chez les enfants, ça ne mènera pas à grand chose… Moi je veux qu’on leur dise, aux petites filles, que c’est bien sûr important de s’épanouir professionnellement, mais que l’amour, c’est essentiel aussi, et que ça fait partie de l’épanouissement de soi — sauf si elles ne le veulent pas elles).

En fait, elle a toujours vécu avec cette certitude inconsciente et qui a tout bloqué parce que l’inconscient est une force à la puissance inimaginable, qu’elle ne pouvait pas tout avoir et qu’elle devait faire des choix, et des choix raisonnables. Ça a toujours été son problème, les choix. Dans la vie courante, elle essaie toujours d’éviter d’avoir à choisir alors que pour l’essentiel, elle a choisi un jour de sacrifier ses rêves.

La petite fille que j’étais, aussi, adorait être une petite fille, pour rien au monde elle n’aurait voulu être un garçon, et elle n’a jamais considéré que c’était une faiblesse, au contraire. Elle se sentait, pleinement et archétypalement, une fille, adorait jouer à la poupée, mettre des jolies robes — et délaissait les jeux de garçons que néanmoins certains lui offraient. Ou alors elle faisait semblant, pour faire plaisir, mais ça ne l’intéressait pas. Et puis (mais plus tard, quand elle était une jeune adulte) lui est venue une certaine culpabilité, quand on lui a mis en tête que ce n’était que des constructions sociales, qu’elle n’aimait pas vraiment ça, qu’elle n’aimait ça que parce qu’elle croyait que c’était ce que devait aimer une fille (certains profs ont même essayé de la détourner de l’idée de faire un bac L et l’ont encouragée à faire un bac S, parce qu’ils croyaient qu’elle choisissait « une voie de fille », alors que la littérature anime son âme et que les sciences la font vomir. Pour une fois, elle a tenu bon et n’a pas renoncé à son désir). Alors elle aimait toujours les vêtements, le maquillage, faire naître le désir dans les yeux de l’autre sexe, séduire, mais elle était mal à l’aise. Tellement qu’elle en a fait l’objet de ses recherches universitaires, de la parure féminine, de l’Eternel Féminin (Salomé déjà, à l’époque), sans doute pour essayer d’y trouver la clé de ce qu’elle était. Elle a lu à peu près tout ce qui s’est écrit sur les gender studies, en anglais parce qu’à cette époque-là Butler n’était même pas traduite. Deux rayons entiers de sa bibliothèque peuvent témoigner de cette obsession, assez contradictoire puisqu’elle s’intéressait à la fois aux grandes séductrices, aux cultes de la Grande Déesse, et à la déconstruction des archétypes. Elle s’est beaucoup agacée et torturée, s’est dit que oui peut-être elles avaient raison, Butler et compagnie, mais que quand même, elle ressentait tout ça comme intimement faux. Avant de comprendre (mais ça a mis du temps, entre comprendre et intégrer) qu’elle était comme ça, que les archétypes ne naissent pas de rien, que certaines femmes ne s’y identifient pas du tout et qu’elles ont bien le droit, mais qu’elle, elle était comme ça, et que oui, elle avait le droit aussi. Aujourd’hui, elle continue de s’agacer face à certaines féministes qui condamnent la séduction et la coquetterie exactement comme le font certaines religions, et n’acceptent pas que l’on puisse réellement se sentir bien et parfaitement soi-même en étant « féminine ». Qui se croient autorisées à parler au nom de toutes les femmes, comme si nous étions toutes pareilles. (on reparlera très vite de cette question puisque c’est l’objet d’un essai que je viens de lire).

Et puis un jour, elle est tombée follement amoureuse, et son désir d’écriture est revenu (je pense que chez moi les deux sont indissolublement liés : il y a des femmes, quand elles tombent amoureuses, qui ont envie d’avoir un enfant ; moi j’ai envie d’écrire des romans). L’histoire n’a pas fonctionné, mais depuis elle écrit, et tourne autour de ces contradictions qui la construisent. Ses personnages sont toujours des êtres contradictoires et incohérents qui ne savent pas ce qu’ils veulent (ce qu’on lui a d’ailleurs reproché). Mais tournicoter autour de ces contradictions n’aide pas.

Et puis un jour, elle est retombée amoureuse alors qu’elle croyait que ce n’était plus possible, que son cœur était définitivement mort à force d’avoir été brisé. Alors elle a écrit, écrit. D’abord, elle s’est mise à écrire des textes érotiques, alors même qu’elle n’avait pas encore conscience de ses sentiments pour Lui (et pourtant elle aurait dû le voir), mais l’érotisme était pour elle un moyen de se réapproprier certains aspects d’elle-même. Une première étape. Un deuxième roman, qui, elle s’en est rendu compte après, tourne autour d’une autre de ses contradictions. Et puis elle a compris, et s’est mise à écrire comme si sa vie en dépendait. Sur le sujet. Sur ce que l’amour nous fait. Sur la manière dont l’amour est un couteau avec lequel on fouille en nous (c’est Kafka qui le dit à Milena : L’amour c’est que tu sois le couteau avec lequel je fouille en moi), comment l’altérité de l’amour nous révèle à nous-même. 165000 mots en sept mois. Il va falloir couper…

Les contradictions sont toujours un peu là, surtout certains jours. On ne résout pas si facilement autant d’années de clivage. Mais on avance. De toute façon, ne passe-t-on pas toute sa vie à se chercher et à se construire ?

Et aujourd’hui, elle se dit qu’elle aimerait arriver à les résoudre totalement, ses contradictions. Refermer la parenthèse et enfin réaliser ses rêves d’enfants. En essayant de faire taire la petite voix qui lui dit que c’est trop tard, qu’elle a loupé le coche, qu’elle a beau se battre, ça ne fonctionne pas, les éditeurs ne veulent pas de ce qu’elle écrit. Et que l’amour… on verra !

Mais elle sait qui elle est, qui elle veut être.

*

Et vous, qu’est-ce qu’il en penserait, de ce que vous êtes devenu, l’enfant que vous étiez ? Qu’avez-vous fait de vos rêves d’enfant ?

14 réponses sur « Qu’avons-nous fait de nos rêves d’enfant ? »

  1. Syl.

    La petite fille que j’étais me fait un clin d’œil et me dit : « Tu n’as pas de rideaux à carreaux dans ta cuisine, mais tu l’as trouvé ton prince !!! ». Parce que la petite fille ne rêvait que du prince charmant. Elle a voulu être hôtesse de l’air, missionnaire, styliste… mais le soir quand elle s’endormait, après avoir fermé son livre, elle imaginait sa grande histoire d’amour avec « lui ».
    La petite fille et la très grande fille sont heureuses et épanouies.

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  2. Adele

    Et de penser que cette vie n’a servi à rien, ou à personne, c’est parfois vertigineux. Je n’ai pas tout raté mais je n’ai rien réussi.
    Ou alors là ou il aurait fallu échouer. La premiere annee de fac. Le doigt dans l’engrenage.
    Allez, servez moi un deuxième mojito. Qui a dit C’est pas l’heure ?

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  3. Marilyne

    Bonjour Caroline, la sincérité de ton propos me touche. C’est vrai qu’il n’est pas facile de trouver sa voie, de parvenir à être soi-même tant notre entourage, et plus généralement la société, n’a de cesse de chercher à nous rendre conformes, pour notre plus grand bien. J’ai dix ans de plus que toi et, depuis quelques années seulement, j’assume de plus en plus un mode de vie à la fois choisi et subi, mais dans tous les cas relativement peu conventionnel, tout en me préservant au maximum du jugement des autres (un numéro d’équilibriste). Et je ne me suis jamais sentie aussi bien.
    Quant à ce premier roman dont les éditeurs ne veulent pas, c’est dommage de le garder dans un tiroir : combien d’auteurs aujourd’hui reconnus ont essuyé refus sur refus avant d’être enfin publiés ? Pourquoi ne pas tenter l’auto-édition pour commencer ? L’écriture demande beaucoup de persévérance et il semble bien que tu n’en manques pas.
    Continuer à croire en soi envers et contre tout, pour l’amour comme pour le reste, c’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile, mais c’est sans doute encore ce qu’il y a de mieux pour avancer. Alors hauts les coeurs ! 🙂

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  4. Catherine

    C’est tres touchant. Arriver a voir tout ca c’est deja un grand pas en avant quelque soit le temps que ca prend car on peut aussi arriver a la fin de sa vie sans avoir essaye de se souvenir de ses reves d’enfant. Courage tu sembles etre sur la bonne voie 🙂

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  5. Magali

    Merci pour ce très joli article qui éveille beaucoup d’échos en moi… J’ai à peu près ton âge, et moi aussi je me demande où est passé mon rêve d’écrire, d’une vie tournée vers les livres. Ouvrir un blog littéraire m’a permis de me le réapproprier un peu, déjà. En attendant d’aller plus loin peut-être. Pour le reste je ne me suis pas trop mal débrouillée, si ce n’est toutes les choses « anticonformistes » que j’ai toujours voulues et que je me suis interdites trop longtemps. Le cadeau que j’aimerais m’offrir pour mes 40 ans ce serait ça: arrêter une bonne fois pour toutes de me soucier du regard des autres!

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  6. valmleslivres

    C’est un très beau billet qui touche de nombreux points essentiels. Oui, tu as raison, à force de vouloir nous prouver à nous-même (pour mieux le prouver aux autres) que nous n’avons pas besoin d’être amoureuse, on finit par se perdre en route. Sans doute certaines d’entre nous n’en ont pas besoin (j’ai sincèrement du mal à le croire vraiment sur la durée), mais je ne serai épanouie que lorsque j’aurais reconstruit, sans doute très différemment, avec un autre ce que j’ai mis du temps à déconstruire. Déconstruire ce qu’on a voulu être pour faire plaisir aux autres, aussi.
    Et rassure-toi, je crois que tout le monde se perd dans ses propres contradictions, peut-être pas toute sa vie mais pendant de longues périodes (ou tu as raison, c’est le propre de la crise de la quarantaine mais je sens que non, je vois de bien plus jeunes que moi cacher leur mal de vivre). On avance, oui, ça prend du temps, mais on finit par se réconcilier avec soi-même.
    La petite fille que j’étais espérait qu’elle aimerait le père de ses enfants toute sa vie (quelle naïveté, c’était un vrai cœur d’artichaut !) mais je pense qu’elle aimerait davantage celle que je suis maintenant que celle que j’étais il y a cinq ans. Parce que j’ai aussi appris, avec de l’aide, à faire la paix avec cette petite fille. Ton billet résonne fort en moi mais ce n’est pas douloureux. J’ai encore du temps pour devenir celle que cette petite fille aimerait devenir.

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  7. clemencedharville

    1- Enfant, je voulais écrire des contes de fée. Ce que je fais. J’écris des contes de fée féministes et politiques. Aucun succès auprès des éditeurs. Je fais des boulots alimentaires à côté, en free lance ou en CDD. Ultra précaire mais ça me laisse du temps pour écrire. Je ne peux plus me passer d’écrire.
    2- Il faut réaliser ses rêves d’enfant, persévérer. Se souvenir que tous les auteurs ont connu l’échec avant de connaître la réussite.
    3- Lire et relire Martin Eden — même si pour le personnage ce n’était pas un rêve d’enfant. Ce roman est une école de la persévérance.
    4- Il n’est jamais trop tard (sauf pour devenir danseuse étoile)
    5- Les féministes qui veulent nous masculiniser se sont fait embobiner par le patriarcat. C’est le monde qui doit se féminiser et non l’inverse.
    6- Kafka aime les métaphores violentes (« un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous »). Kafka ignorait la tendresse et la douceur. Ignorer Kafka ?
    7- Stendhal est bien plus tendre — & il a si bien compris l’amour qu’il cherche à comprendre la « chimie de l’amour » avec un siècle et demi d’avance. On s’est longtemps moqué de lui « comme si l’amour pouvait être réduit à de la chimie » — on sait aujourd’hui que la réponse est oui. On ne parlera jamais assez de la chimie de l’amour, souvent oubliée par les auteurs contemporains.
    8- L’aveuglement nécessaire de l’amour dans sa phase de passion, ce que Stendhal nommait la « cristallisation », Romain Gary, son meilleur disciple, en a fait une quasi religion dans tous les romans de la fin de sa vie (les Enchanteurs, Les Cerfs-volants…) — l’amour doit être rêvé pour exister.
    En bref, lire des auteurs tendres fait sans doute plus de bien que de lire des auteurs violents.

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  8. S. M.

    Je pense qu’il n’est jamais trop tard. Vous inspireriez beaucoup de femme à tenter votre rêve. En plus, vous avez vraiment un talent: je sens la profondeur dans vos lignes, même les plus simples !

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  9. Green gazelle

    Merci pour ce bel article qui me laisse sans mots mais avec tellement de pensées, réflexions, flash-back… Est-ce la crise de la quarantaine, la maturité,la peur qui commence à nous abandonner, notre capacité à oser davantage, notre désir d’être plus libre, de s’assumer, de ne plus être gênée de ce que nous sommes? Il me plait de penser que c’est un joli gloubi-boulga de tout ceci.
    Je pense que j’en ferai un petit billet…. sauf si cela se révèle bien trop intime.

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