Elle lit des textes biographiques et autobiographiques

Régine Deforges, la femme liberté de Frédéric Andrau

Régine Deforges, la femme liberté de Frédéric AndrauQuel point commun, quelle unité, quelle cohérence entre la petite fille espiègle et blessée du Poitou, l’éditrice audacieuse, l’engagée infatigable, le mannequin éphémère, l’écrivain à succès, la mère de famille généreuse, le témoin insatiable de la vie intellectuelle parisienne, la féministe habitée, la militante, l’épouse attentive, la maîtresse gourmande, la femme traînée devant la justice, l’amie fidèle, la libraire passionnée, la relieuse minutieuse, la brodeuse appliquée, l’icône germanopratine, la lectrice convaincue, la princesse russe consort ou la petite-fille par alliance de François Mauriac…
Il y a bien un point commun : la liberté. Quand on évoque Régine Deforges, le premier mot qui vient à l’esprit c’est ce mot liberté. La femme liberté.

Il y a longtemps, j’avais eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Régine Deforges à Lire à Limoges dont elle était une fidèle. J’en garde de précieuses dédicaces et le souvenir d’une femme charmante, d’abord facile même pour la très jeune adulte que j’étais et qui ne connaissait rien. C’est, en tout cas, une femme dont j’admire le parcours et les engagements, et j’avais donc très envie de lire ce texte que lui consacre Frédéric Andrau.

Régine Deforges, la femme liberté est à la fois un portrait et une biographie d’une femme plurielle, aux mille vies, à la dimension très personnelle puisque Frédéric Andrau était un de ses amis.

Cela donne un texte passionnant, qui nous permet de découvrir une femme absolument exceptionnelle dont le maître-mot est effectivement la liberté sur tous les plans. Dans sa vie, en tant que femme (et je suis heureuse d’avoir trouvé dans ce texte ma propre conception du féminisme), animée d’une soif d’expériences, d’une curiosité sans limites, d’un engagement total en amitié (et l’auteur règle quelques comptes avec certains absents aux obsèques) et en amour. En littérature, qui était sa sève (ce qui donne de très belles pages sur ses lectures) aussi bien en tant qu’auteur qu’en tant qu’éditrice (et me vient le regret que je n’aurai jamais le bonheur qu’elle lise mes textes).

Bref, un très très beau livre (peut-être aurait-il pu s’accompagner d’un cahier photos). Et vous remarquerez que je n’ai pas pu résister à la mise en scène au Flore, qui était un de ses lieux de prédilection !

Régine Deforges, la femme liberté
Frédéric ANDRAU
Séguier, 2018

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