What dreams may come, de Vincent Ward

What dreams may come, de Vincent Ward

What dreams may come, de Vincent WardPar-delà la distance qui nous sépare, je t’envoie tout mon amour…

Quoi, un film avec Robin Williams que je n’ai pas vu ?

C’est une belle histoire d’amour. Une de celles dont on rêve tous. Mais un accident de voiture leur arrache leurs deux enfants. Ce n’est que grâce à Chris qu’Annie ne se noie pas totalement. Alors, lorsque quatre ans plus tard il meurt à son tour, Annie plonge dans l’abîme — et se suicide. Ce qui fait qu’elle ne peut pas rejoindre Chris au Paradis. Lui, n’imaginant pas de passer l’éternité sans elle, décide de partir à sa recherche…

Alors, je dois avouer qu’avant de voir le film, j’étais sceptique, car le résumé m’a tout de même mise dans une colère noire : en gros, un dieu mauvais vous arrache absolument tout, mais vous devriez accepter sans rien dire que votre vie n’ait plus aucun sens ; on vous impose des épreuves que vous n’êtes pas assez fort pour surmonter, et on vous punit de ne pas les avoir surmontées, un peu comme si on vous donnait l’ordre de marcher sur des braises sans vous brûler et qu’après on vous condamnait au supplice de la roue pour vous être brûlés. A part un dictateur malade mental, je ne vois pas bien qui ferait ça.

Bon, c’est évidemment un peu plus compliqué. Et cela donne un film délicat, onirique, infiniment douloureux et donc lumineux, qui constitue une réécriture du mythe d’Orphée et d’Eurydice, et une très belle métaphore sur l’amour. Chris et Annie sont des âmes-sœurs, et l’amour c’est ici traverser l’Enfer pour accéder au Paradis avec l’autre (car quel est l’intérêt du Paradis de toute façon si l’autre n’est pas là ?). L’Amour est capable de tout, contre toutes les règles, même si cela paraît totalement impossible.

Ce film m’a beaucoup fait pleurer (ce qui en soit n’est pas très très difficile, je serais capable de pleurer devant la pub Ricoré). Mais il m’a aussi fait beaucoup de bien, comme une sorte de catharsis…

What Dreams may come
D’après le roman de Richard MATHESON
Vincent Ward
1998

2 réponses sur « What dreams may come, de Vincent Ward »

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