Elle lit des récits et chroniques

La meilleure des vies, de J. K. Rowling

La meilleure des vies, de J. K. RowlingPourquoi, alors, vous parler des bienfaits de l’échec ? Tout simplement parce qu’il vous permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à coeur. Si j’avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’était réalisée, et j’étais toujours vivante, et j’avais toujours ma fille adorée, et j’avais toujours ma vieille machine à écrire — et une grande idée. Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence. 

J’aime infiniment J. K. Rowling, ce qu’elle écrit bien sûr mais aussi (surtout ?) la personne qu’elle est, et son parcours, hors du commun, difficile, semé d’entraves, un combat contre le chagrin et la douleur dont elle a su sortir vainqueur. Et c’est justement de cela dont elle parle, dans ce petit texte qui, lui aussi, est tombé à point nommé (c’est quand même sympa de la part de la Providence non, de mettre sur mon chemin des oeuvres pour m’aider à me relever des coups qu’elle me met ? Bref).

Tous les ans, une personnalité est invitée à prononcer un discours aux étudiants lors de la remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard. En 2008, ce fut J. K. Rowling qui eut l’honneur de s’y coller, et loin de la pompe et de l’artificialité de ce type d’exercices, elle s’appuie sur ses expériences personnelles pour s’interroger sur ce qu’est une bonne vie, et sur les leçons qu’elle a retenues de la sienne, deux en particulier : les bienfaits de l’échec, au sens ou il nous contraint à nous dépouiller de ce qui n’est pas essentiel pour nous recentrer sur ce qui nous tient réellement à coeur, et l’importance de l’imagination, non pas tant l’imagination créatrice que celle qui nous permet de nous mettre à la place d’autrui.

Un court texte, mais d’une grande puissance philosophique, pour tout dire une véritable leçon de vie. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il m’a illuminée (je pense qu’il va falloir du temps pour que les choses fassent leur chemin), mais il m’a poussée à la réflexion et au questionnement, notamment la première partie sur l’échec. J’ai noté un nombre infini de phrases qui ont résonné en moi, et qui apportent un peu d’optimisme. Un très beau texte donc, très joliment illustré en plus, à lire pour vous ou à offrir…

La meilleure des vies
J. K. ROWLING
Traduit de l’anglais par Pierre Demarty
Grasset, 2017

(14 commentaires)

  1. C’est intrigant de lire le mot échec quand on sait ce qui lui est arrivé. Du coup tu me donnes envie d’y jeter un œil alors que je n’ai d’elle rien lu d’autre que HP! Noté!

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