Un amour au long cours, de Jean-Sébastien Hongre

Un amour au long cours, de Jean-Sébastien Hongre

Un amour au long cours, de Jean-Sébastien HongreAnaïs et Franck forment un couple particulier, un cas à part. Tu es jeune, tu ne le sais pas encore, mais, comme disait Guitry, « l’amour, c’est des grands mots avant, des petits mots pendant, des gros mots après ». Pour résister à l’usure du temps, Franck et Anaïs tentent de s’en sortir en appliquant une dizaine d’articles de loi qui régissent leur couple et leur vie de faille. Mais c’est un vrai carcan, une frustration de tous les instants, une prison ! Et tout cela pour rester ensemble coûte que coûte. Hein Franck, tu l’aimes, ta prison ? m’a lancé Arnaud.

Comment un couple peut-il résister à l’usure du temps, à une époque où la plupart des relations amoureuses se terminent par une séparation ? C’est cette question épineuse que pose ce roman…

Franck et Anaïs sont ensemble depuis plus de vingt ans, ont deux enfants et malgré les années leur couple semble toujours aussi solide. Est-ce grâce à leur « constitution du couple », un ensemble de lois qu’ils ont affiché sur leur frigo et qui est supposé leur permettre de lutter contre la fatalité des séparations ? Suite à une discussion avec un ami, Franck décide, par le biais de lettres qu’ils s’écrivent sur l’ordinateur, de faire avec Anaïs le bilan et de confronter leurs vécus.

Il y a des livres et des films qui arrivent dans votre vie au moment où vous en avez besoin. D’autres tombent au contraire au mauvais moment, et celui-ci fait malheureusement partie de cette catégorie pour moi. Je suis restée totalement extérieure à cette lecture, qui m’a même, souvent, agacée : les règles de cette « constitution du couple » m’ont semblé soit relever du bon sens le plus élémentaire, soit au contraire être très moralisatrices, et c’est d’ailleurs ce que je reproche à l’ensemble, ces réflexions sur les couples qui se séparent parce qu’ils n’ont pas fait d’efforts, ou parce qu’ils ont fait passer leur bonheur avant leurs enfants, à cause de la liberté sexuelle, de certaines femmes qui ont fait certains choix de vie non conformes à la morale bourgeoise. Je caricature légèrement, mais au final j’ai trouvé ce roman assez déprimant, parce que j’ai eu l’impression que ces deux-là ne s’aimaient pas vraiment, ou plus, et qu’ils faisaient des efforts pour ne pas se séparer pour ne pas faire comme tout le monde.

L’intention de départ était louable et intéressante : interroger le couple, l’amour, les doutes, les difficultés du quotidien. Mais pour moi cette réflexion est tombée à plat.

Un amour au long cours
Jean-Sébastien HONGRE
Anne Carrière, 2017

1% Rentrée littéraire 2017 — 44/48
By Herisson

3 réponses sur « Un amour au long cours, de Jean-Sébastien Hongre »

  1. Ping: Je suis ce que je lis…

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