Elle se fait des films

Esprit de famille, de Thomas Bezucha

Je ne voudrais pas qu’il passe à côté du bonheur…

Je déclare officiellement ouverte la saison des comédies romantiques, puisque c’est quand même bien lorsque les fêtes approchent que l’on a le plus envie de regarder un film doudou, enroulé dans un plaid au coin de la cheminée, en buvant du vin chaud et en boulottant des papillotes (comment ça, j’en fais trop sur les clichés ?). Et ce film se déroulant à Noël, c’est juste parfait.

Rencontrer la famille de son petit ami, ce n’est déjà pas simple, alors lorsque la rencontre se déroule à Noël, les difficultés se multiplient. C’est ce qui arrive à Meredith : executive woman new-yorkaise,  elle est accueillie pour les fêtes dans la famille d’Everett. Des gens très cool et très sympas d’ailleurs, mais voilà, entre eux et Meredith, ça ne colle pas du tout.

C’est une comédie romantique, mais pas seulement : le film oscille en réalité entre le registre dramatique, avec des moments très tristes et émouvants pour lesquels le mouchoir est nécessaire (la fin m’a fait pleurer comme une madeleine de Proust), et un registre vraiment comique, avec des scènes de grand n’importe quoi — entre les deux, des scènes romantiques et choupinettes. Le ressort comique principal, c’est quand même Meredith, un peu psychorigide (elle ne veut pas dormir dans le même lit qu’Everett parce que ça ne se fait pas — dans les films américains on a plutôt l’habitude de voir l’inverse : les jeunes amoureux qui doivent ruser pour dormir ensemble car la famille les a installés dans des chambres séparées, truc que du reste j’ai toujours trouvé ridicule mais passons), extrêmement maladroite, mais touchante dans sa manière d’essayer pourtant de faire de son mieux. Les autres personnages ne sont pas mal non plus, de fait.

Cela donne donc un film très sympathique à regarder, un peu capillotracté et caricatural et invraisemblable par moments, mais on n’est pas vraiment là pour réfléchir : c’est parfait pour une soirée agréable à l’approche des fêtes !

Esprit de Famille
Thomas BEZUCHA
2005

(4 commentaires)

  1. Je crois que j’ai ce film quelque part dans mon stock de DVD achetés en vide-grenier. S’il est bien, alors il faut que je pense à le regarder, surtout qu’il est de saison !^^ Tiens, le « pleurer comme une Madeleine de Proust » tombe à point nommé également. J’ai lu hier que l’expression « pleurer comme une Madeleine » venait de Marie Madeleine, qui avait pleuré et lavé les pieds du Christ de ses larmes. On s’éloigne du sujet, mais bon… 🙂

    J'aime

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s