Elle lit des romans

Limitless, de Neil Burger

Limitless, de Neil BurgerJ’étais à deux doigts d’avoir un impact sur le monde. Maintenant, la seule chose sur laquelle j’allais avoir un impact, c’était le trottoir.

Lorsque l’autre jour on m’a parlé de ce film, j’ai ouvert des yeux ronds : comment ? Un film qui parle d’un écrivain, en plus avec Bradley Cooper, que je n’ai pas vu ? Vous pensez donc bien que j’ai fébrilement noté le titre, et me suis précipitée pour le voir.

Eddie Morra voudrait bien devenir écrivain, mais n’y arrive pas. Sa petite amie, lasse, le quitte. Autant dire qu’il traverse une mauvaise passe. Aussi lorsqu’il rencontre par hasard son ex beau-frère, ancien dealer qui lui dit s’être reconverti dans l’industrie pharmaceutique, il accepte sa proposition de tester une nouvelle substance, le NZT. Et là, sa vie est bouleversée, puisque le produit développe de manière extraordinaire toutes ses facultés cognitives. Mais le produit a aussi des effets secondaires…

Le film parle peu d’écriture : si Eddie écrit à une vitesse hallucinante son roman, il se lasse vite de l’écriture pour plutôt faire de l’argent. Mais ce n’est pas grave, car l’enjeu du film n’est pas là : film d’action divertissant, limiteless est surtout une réflexion sur le mythe du surhomme, et sur les possibilités inexploitées du cerveau humain, que la drogue permet de développer en améliorant les capacités de perception, la mémoire et le raisonnement, lui permettant de prévoir le futur proche : le sujet m’a toujours fascinée, et je suis persuadée qu’un jour, la science pourra expliquer certains phénomènes dits paranormaux grâce aux facultés du cerveau. Ici, il n’en est pas question : si certains faits peuvent rappeler Lucy de Luc Besson (ou l’inverse puisque ce dernier est sorti après), le traitement est différent, et on ne tombe jamais dans le pur spectaculaire malgré certaines scènes un peu musclées : Eddie ne fait pas bouger les objets par la pensée, mais son intelligence lui permet de sortir de quelques situations périlleuses. Une intelligence hors-normes, qui lui permet d’avoir toujours plusieurs coups d’avance sur les autres. Et la fin est assez brillante — pour tout dire, un peu déstabilisante aussi.

Bref, un film que j’ai pris grand plaisir à voir, pas seulement pour le beau Bradley Cooper et ses beaux yeux, ni même pour Robert de Niro tout à fait diabolique : c’est un film qui fait réfléchir. Si une telle substance existait, est-ce que je voudrais en prendre ?

Limitless
Neil BURGER
2011

(6 commentaires)

  1. Oh oui le beau Bradley c’est le plaisir des yeux c’est sur. Et c’est vrai que ca fait rever au depart et reflechir par la suite. J’avais beaucoup aime comme film. As tu regarde la serie?

    J'aime

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s