Elle se fait des films

The Time machine, de Simon Wells

The Time machine, de Simon WellsNous avons tous nos machines du temps. Celles qui nous ramènent en arrière sont nos souvenirs, celles qui nous projettent en avant sont nos rêves. 

Comme je l’ai déjà dit, je déteste les romans de science-fiction, cela m’ennuie à un point indicible, ce qui fait que je n’ai jamais lu Wells. Pourtant, bizarrement, en film et en série, j’aime plutôt ce genre, et c’est donc comme ça que, suivant toujours mon fil thématique des voyages dans le temps, je me suis retrouvée devant cette adaptation du roman de H. G. Wells, réalisée par son arrière petit-fils (pour la petite histoire).

Alexander Hartdegen est un scientifique brillant, mais un peu trop en avance sur son temps selon les autres professeurs de Columbia où il enseigne. Après la mort tragique de sa fiancée, assassinée par un voleur, il fabrique une machine à voyager dans le temps, dans le but d’empêcher le drame de se produire. Ce qui, comme nous le savons, est tout à fait impossible (sinon, paradoxes, tout ça) : elle meurt donc à nouveau, bien qu’autrement. Alexander décide alors d’aller dans le futur pour essayer de comprendre pourquoi on ne peut pas changer le passé…

Bon. C’est un film qui se laisse regarder plutôt agréablement : c’est esthétiquement bien fait, plein d’action, dans la veine de ces films qui permettent de passer une bonne soirée, et à l’occasion cela permet de se poser quelques métaphysiques. Mais enfin, cela ne casse pas trois pattes à un canard, comme on dit, et je me demande même s’il n’y a pas une incohérence (attention, spoilers) : puisqu’Alexander reste dans le futur, à quel moment est-il supposé avoir écrit le livre que lui montre vox dans la bibliothèque en 2030, et qu’il ne semblait pas connaître ?

The Time machine
Simon WELLS
2002

(3 commentaires)

  1. Ouii ce film est gentil mais ne casse pas trois pattes à un canard !
    Curieux cette détestation du roman de SF… allongez vous sur le canapé , parlez moi de votre enfance… ça fera 100 Euros 😀

    Aimé par 1 personne

  2. Peut-on dire que H.G.WELLS écrivait de la SF ? Eh bien, je pense que non, c’est autre chose que de la SF ; parler de « SF » à son propos est plutôt une erreur. Il s’agit plutôt d’utopies ou dystopies sociales, dans la lignée de Thomas MORE, Jonathan SWIFT, etc. Enfant, je lisais WELLS un peu comme VERNE. Plus tard, j’ai mieux compris, WELLS est en réalité un continuateur de SWIFT et un aîné de HUXLEY et d’ORWELL. J’ai eu la chance d’avoir en lycée, avant 68, un seul prof de lettres-latin et un seul prof d’anglais, tous deux excellents, qui « ensemençaient » les jeunes esprits pour les préparer à la réflexion philosophique, sociale et épistémologique … et pourtant, leurs élèves étaient presque tous de futurs « maths élems » ou « science ex », plutôt scientifiques ; mes camarades de lycée sont presque tous ingénieurs, médecins, matheux, souvent passés à l’ENA en fin d’études, presque tous retraités,bien entendu.
    D’autre part, j’ai toujours été déçu par les films basés sur les romans de WELLS, surtout quand ils sont américains ; les étatsuniens n’ont jamais compris l’anti-impérialisme de WELLS ; ils distordent littéralement ses écrits en les replaçant dans un contexte de chauvinisme yankee absolument émétique (je reste poli grâce à ce synonyme bien utile) …

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