Elle regarde la télé

Santa Clarita Diet, de Victor Fresco

Santa Clarita Diet, de Victor FrescoJe te laisse seul cinq malheureuses petites minutes, et tu sympathises avec mon dîner ?

J’avais très envie de voir cette série, qui revisite le mythe du vampire sauce zombie de manière totalement burlesque…

Santa Clarita est une petite banlieue tranquille pour ne pas dire ennuyeuse, où Sheila mène une vie sans histoire d’agent immobilier, avec son mari Joël et leur fille Abby. Une vie sans histoire, jusqu’au jour où elle meurt et ressuscite, et se découvre un appétit féroce pour la viande humaine fraîche et la vie en général.

Santa Clarita Diet n’est pas une série à regarder en prenant son repas, parce que certaines scènes sont, franchement, répugnantes.  Ce petit inconvénient mis à part, c’est totalement jouissif, à condition d’enclencher le bouton « second degré » (voire troisième) : l’humour est horrible, burlesque et cynique en même temps, totalement déjanté, et absolument toutes les notions de morales sont joyeusement jetées aux orties : Sheila essaie de contrôler ses pulsions et de ne pas tuer n’importe qui mais enfin bon, il faut quand même bien manger, et dans sa quête de repas bien frais elle peut compter sur son mari et sur sa fille, qui l’aident à trouver des proies (de préférence des gens qui méritent de mourir, quand même) et les cacher dans le congélateur. Cela donne des scènes totalement hilarantes, et j’avoue un amour particulier pour celles où Sheila se promène avec son tumblr de « smoothie » maison fait à base de… non, je ne vous dit pas, si ça se trouve vous êtes en train de boire votre latté du matin !

Drôle et déjanté donc, mais pas seulement, parce que tout un pan de la série, où Joël (quand même) se lance en quête d’un remède dont la recette serait inscrite dans un vieux livre, et grâce aussi au petit voisin un peu nerd, réfléchit au mythe du vampire/zombie (tout le monde parle de zombies concernant cette série, mais selon moi c’est plus du vampirisme) : l’origine de la maladie se situe en Serbie, et beaucoup de légendes courent à son sujet. Plus : dans le premier épisode, Eric explique toute l’interprétation du mode de « vie » des morts-vivants, à savoir la totale soumission aux pulsions et au ça. Et le fait est : l’appétit de Sheila n’est pas circonscrit à la viande saignante, il est aussi sexuel, et on peut dire que de ce côté-là, c’est plutôt une bonne chose. En mourant, finalement, Sheila renoue tout simplement avec la pulsion de vie, manger, s’amuser, baiser…

Une série réjouissante, hilarante mais pas que, aux acteurs excellents (Drew Barrymore est formidable) : j’attends la saison 2 avec impatience !

Santa Clarita Diet
Victor FRESCO
Netflix, 2017 (en cours de production)

3 réflexions sur “Santa Clarita Diet, de Victor Fresco

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