Elle se fait des films

Jackie, de Pablo Larrain

Jackie, de Pablo LarrainThere are two kinds of women, those who want power in the world and those who want power in bed.

Non, je ne devient pas obsessionnelle, ce n’est pas du tout mon genre : il se trouve juste que, quelques jours après que j’aie fini de visionner The Kennedysce biopic de Jacky est sorti en VOD, et j’avais très envie de le voir.

Quelques jours après la mort du Président, Jackie accorde une interview dans laquelle elle raconte la mort de son mari, et les jours qui ont suivi, notamment l’organisation assez compliquée des funérailles.

Un film extrêmement esthétique mais finalement très froid (même si, pour ma part, je pleure dès qu’on me parle de la mort de Kennedy) et insaisissable, qui repose sur une narration alternant le présent de l’interview et diverses strates du passé : le jour de l’assassinat en lui-même, l’organisation des funérailles, auxquels se mêle une reconstitution d’un reportage dans lequel Jackie faisait visiter la Maison Blanche aux téléspectateur. JFK, on ne le voit quasiment pas, finalement, et tout ici repose sur les épaules de Natalie Portman qui, de fait, incarne une sublime Jacky Kennedy, à la fois digne, hautaine, et émouvante par moments. Ce qui est en jeu ici, c’est la manière dont elle a voulu l’enterrement comme une mise en scène dans laquelle elle veut imposer une certaine image de JFK à l’histoire (et, de ce point de vue, on peut dire qu’elle a réussi) : cela commence d’ailleurs dès le rapatriement du corps, lorsqu’elle tient à sortir de l’avion par l’avant et à affronter les journalistes avec le tailleurs encore maculé de sang, et cela va jusqu’au trajet à pied et aux chevaux qui tirent le cercueil, au mépris de la sécurité et du protocole. Et c’est là que naît un sentiment étrange : durant ces heures, Jackie reste totalement maîtresse des apparence. Première dame plus qu’épouse.

Un film qui se révèle donc au final assez troublant, parfaitement maîtrisé mais déstabilisant par l’image qu’il donne de Jackie…

Jackie
Pablo LARRAIN
2016

 

(2 commentaires)

  1. Comme toi, je suis une grande admiratrice des Kennedy enfin Robert d’abord et puis John. J’ai énormément lu même si j’ai toujours évité les nombreux pavés sensationnalistes. J’avais raté la sortie du film, je vais donc rapidement me rattraper !

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