Elle se fait des films

Dalida, de Lisa Azuelos

Dalida, de Lisa AzuelosLa cosa piu importante sei l’amore…

J’ai toujours été fascinée par Dalida, et même si j’étais petite à l’époque, je me souviens très bien du jour de sa mort. J’aime ses chansons, que j’ai pour la plupart dans ma playlist, et j’aime la femme : il y a chez elle quelque chose qui me touche infiniment. Alors, je ne pouvais décemment pas passer à côté de ce film.

Mêlant différentes temporalités, Dalida nous raconte les événements marquants de ce destin hors du commun, de son enfance au Caire à son suicide, en passant par ses succès, et surtout les hommes de sa vie…

Esthétiquement et émotionnellement très réussi, sur une bande originale forcément sublime, le film de Lisa Azuelos se concentre sur l’intime, celui d’une femme (parfaitement incarnée par la divine Sveva Alviti) solaire mais totalement déchirée de l’intérieur : si elle sourit, si elle donne le change, si elle semble avoir tout pour être heureuse, elle est en réalité sans cesse au bord d’un gouffre, errant désespérément à la recherche de ce qui la fuit : l’amour, ici posé comme valeur cardinale. Des hommes dans sa vie, il y en a eu, qu’elle a aimé follement et qui l’ont aimée follement : Lucien Morisse, Luigi Tenco, Richard Chanfray dit le comte de saint-Germain. Mais il y a toujours eu, à un moment, un petit grain de sable qui a tout fait dérailler, et la mort rode autour d’elle, toujours, lui arrachant ceux qu’elle aime. Le spectre du suicide. Et puis, il y a Orlando, son frère, qui lui a dédié sa vie. Il y a, enfin, l’amour du public, mais cela ne peut pas combler le vide immense qu’il y a en elle.

Un film bouleversant, très sensible, qui m’a beaucoup perturbée — et fait pleurer !

Me reste maintenant à aller voir l’exposition au palais Galliera !

Dalida
Lisa AZUELOS
2016

Bonus-track : cette chanson absolument sublime !

(pour la petite histoire : pendant très longtemps, j’ai cru qu’elle mettait de l’or dans ses cheveux, et non de l’ordre)

10 réflexions sur “Dalida, de Lisa Azuelos

  1. Comme j’ai aimé ce film ! Il est vrai que Dalida fascine et Yolanda
    bouleverse par cette immense fragilité cachée, peut-être, sous les paillettes et la vie « rêvée » de Dali. Tu as sans doute lu « L’histoire d’un amour » de Catherine Locandro..

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  2. Mais…c’est pas de l’or ? Oh Damn! …

    J’ai aussi beaucoup aimé ce film (heureusement vu avec une amie vu que j’étais en pleurs à la fin de la projection :/ )

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