Elle se fait des films

Sleeping Beauty (La Belle au bois dormant), de Clyde Geronimi

Belle au bois dormantSi on fait un rêve plusieurs fois, on dit qu’il se réalise un jour… Et j’en ai rêvé au moins cent fois…

La Belle au bois dormant est le premier film que j’ai vu au cinéma. Si je me base sur les dates de ressortie, je devais avoir trois ans, et je ne suis pas absolument certaine que je l’avais revu depuis. Mais ce conte a eu une influence marquante sur moi et ma manière de voir le monde : la preuve, c’est que mon premier roman en est une sorte de réécriture. Malheureusement, aucun des éditeurs contactés à ce jour n’est particulièrement enthousiasmé par ce roman. Je ne désespère pas, hein, mais afin de conjurer le sort, je me suis dit que j’allais revoir ce dessin animé qui est quand même à l’origine de tout.

Il était une fois dans un lointain pays un roi et une reine qui rêvent d’avoir un enfant. Un jour, enfin, ce rêve se réalise, et ils prénomment leur petite fille Aurore. Ils organisent une fête à laquelle sont conviés tous les habitants du royaume, ainsi que le roi voisin avec son jeune fils, le prince Philippe, auquel Aurore est promise en mariage. Sont également présentes les marraines d’Aurore, trois bonnes fées qui lui offrent des dons ; mais alors que le troisième s’apprête à offrir le sien, une invitée-surprise arrive : Maléfique qui, vexée de ne pas avoir été invitée, se venge de cet affront en jetant un mauvais sort à la petite princesse : en grandissant, elle deviendra gracieuse et belle, aura pour elle l’amour et la dévotion de chacun, mais avant le jour de ses seize ans se piquera le doigt à un fuseau et en mourra. Heureusement, la troisième fée parvient à adoucir le mauvais sort :  la princesse Aurore ne mourra pas mais tombera dans un profond sommeil d’où seul le baiser d’un prince pourra la tirer. Et pour garantir encore plus la sécurité de la jeune fille, les trois marraines décident de l’élever dans la forêt et de la garder avec elles jusqu’à ses seize ans révolus…

Féerique, ce film (complètement différent des versions de Perrault et Grimm et pas seulement parce qu’il supprime toute la dernière partie) était encore plus profondément gravé en moi que ce que je pensais (je sais maintenant d’où viennent certaines scènes et certains schémas que je croyais avoir inventés). Les images sont d’une beauté absolue, le titre musical Once Upon a dream est un enchantement, et l’ensemble regorge de scènes extraordinaires, notamment celles avec les bonnes fées qui sont à croquer. Mais ce qui est intéressant surtout, ici, c’est la figure du Prince Philippe, qui est quand même the best ; c’est d’ailleurs le premier des princes de Disney à être doté d’un nom et à avoir un vrai rôle : il est beau, il est romantique, et il est courageux, en somme c’est l’homme idéal, et si on ajoute à cela la question du destin qui fait qu’Aurore et lui sont destinés l’un à l’autre non seulement par la politique mais aussi par l’amour et les rêves… C’est beau ! C’est l’une des plus belles histoires d’amour qui soient…

Evidemment, pour moi c’est un des plus beaux films de Disney pour des raisons sentimentales, mais même en faisant abstraction de son influence sur ma vie (comme quoi un film peut changer la vie de quelqu’un), il est sublime ! A voir et à revoir !

Sleeping Beauty (La Belle au bois dormant)
Clyde GERONIMI
Disney, 1959

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