Elle se fait des films

The Sword in the Stone (Merlin l’Enchanteur) de Wolfgang Reitherman

merlinL’amour a une force énorme. Je dirais même que c’est la plus grande force sur cette terre.

La période de Noël est évidemment celle des films de Walt Disney, et j’avais très envie de revoir celui-ci, qui est un de mes préférés même s’il n’a pas eu un très grand succès lors de sa sortie et ne fait pas réellement partie des grands classiques. Pourtant, il a durablement marqué mon imaginaire (et pas seulement le mien, me suis-je laissé dire).

A Londres, peu après la mort d’un roi tellement aimé qu’on ne peut lui trouver de successeur, apparaît une épée fichée dans une pierre en forme d’enclume et portant un message : « Celui qui pourra arracher cette épée de l’enclume scellée dans la pierre sera digne d’être Roi, souverain maître de l’Angleterre. » Mais comme personne ne parvient à retirer l’épée de la pierre, c’est une période sombre qui s’ouvre et on finit par oublier cette histoire. Quelques années après, un jeune garçon, frêle et maladroit et surnommé Moustique, écuyer chez un seigneur voisin, atterrit inopinément chez Merlin l’enchanteur, qui décide de se charger de son éducation.

Sans jeux de mots, c’est un enchantement. Dès les premières secondes, on est plongé dans la magie, celle de l’histoire mais surtout celle de l’enfance et des vieux Disney, faits à la main, dessin par dessin. Et de fait, quoi de plus magique que cette légende arthurienne, même si elle est ici largement édulcorée et réduite à l’enfance d’Arthur, son éducation et la découverte de qui il est. Le film ne manque pas de morceaux d’anthologie : les bagages de Merlin qui arrive à loger toute sa bibliothèque dans un petit sac (comme Mary Poppins), la vaisselle qui se fait toute seule ou encore, scène culte, la bataille finale avec Mme Mim. C’est drôle (Merlin est maladroit comme tout) et attendrissant, et porteur d’une belle leçon : c’est l’intelligence et non la force qui donne la puissance, et d’ailleurs les livres sont omniprésents.

En regardant ce film, l’évidence m’est apparue que J. K. Rowling s’en était forcément imprégnée plus ou moins consciemment tant les points communs sont nombreux. Du coup, cela ajoute un supplément de sens à ce très joli film parfait pour Noël !!!

The Sword in the Stone (Merlin l’Enchanteur)
Wolfgang REITHERMAN
Walt Disney, 1963

12 réflexions sur “The Sword in the Stone (Merlin l’Enchanteur) de Wolfgang Reitherman

  1. Une légende, un mythe millénaire… interprété de tant de façons à travers les âges… toujours d’actualité.

    Je préfère la version de T. H. White de la légende de Merlin, The Once and Future King, et surtout le dernier chapitre intitulé The Book of Merlyn. C’est le récit de l’éducation d’Arthur, alors qu’il était toujours enfant, par Merlin l’enchanteur. Ce dernier transporte l’esprit et l’âme du jeune futur roi Arthur dans divers corps animaux, tour à tour une fourmi, une oie sauvage, un hibou, chaque expérience révélant des dimensions de l’âme humaine. Pas une lecture pour des âmes tendres. On ne dorlotait pas les enfants dans le passé. Arthur apprend que la nature, y compris la nature humaine, peut être froide, indifférente et dure tout autant qu’elle est parfois bienveillante, compatissante et vulnérable.

    C’est une véritable réflexion sur le pouvoir et la justice, ainsi que sur l’exercice du pouvoir dans un univers imparfait, tendu, conflictuel.

    L’éditeur, anglais, a reçu le manuscrit de ce texte en 1941. On a jugé préférable d’en retenir la publication pendant une quinzaine d’années, tant le texte a été perçu comme étant trop pacifiste. On craignait une réaction négative de la part du public lecteur dans le contexte social de l’époque. Le dernier chapitre n’a été publié qu’en 1977. C’est cette version que je possède et que j’ai souvent relue. Je devrais d’ailleurs y retourner.

    Une lecture qui demeure actuelle par les temps qui courent.

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  2. Pingback: Ma douceur de l’Avent du jour ; mon p’tit méli mélo 2016 | L'or rouge

  3. Un de mes Disney préféré, je l’adore ;0) Tu me donnes trop envie de le revoir (un de ceux que nous n’avons pas à la maison, snif) J’adore aussi la Belle et le clochard et Bernard et Bianca

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