Elle se fait des films

Cendrillon, de Kenneth Branagh

CinderellaHave courage and be kind !

Avec ce temps abominable (il a neigé lundi !!!!), j’ai la furieuse impression que l’hiver est là et que Noël est dans quelques jours. Du coup, j’ai envie de films de Noël… Pourtant, Cendrillon est loin d’être mon compte préféré : faisant une nette différence entre être gentil et se comporter comme une serpillière qui se laisse marcher sur les pieds (drôle d’image, je sais), j’ai toujours eu envie de la secouer, Cendrillon, et de lui enjoindre de se faire un peu respecter ! Mais enfin, il y a tout de même cette histoire de chaussures, qui est la preuve s’il en fallait une qu’une paire d’escarpins peut changer la vie. Et puis, c’est Kenneth Branagh, caution intellectuelle imparable.

La petite Ella a eu une enfance heureuse et choyée entre deux parents qui s’aimaient et l’aimaient. Mais son insouciance s’arrête brusquement à la mort de sa mère. Lorsque son père se remarie quelques années plus tard à une abominable snob fichée de deux abominables filles, elle n’y voit pas d’inconvénient, et suis les conseils de sa mère : être gentille. Mais son père meurt à son tour, et elle devient la victime de la cruauté de sa marâtre et des deux pimbêches, qui en font leur servante. Un jour, elle rencontre un beau jeune homme dans la forêt, qui lui dit être apprenti au château. Ce qu’il est, de fait, puisqu’il apprend le métier de roi. Et pour le revoir, elle espère pouvoir se rendre au bal auquel toutes les jeunes filles du pays ont été conviées…

Tout, dans ce film, est un enchantement, et Branagh est vraiment un maître pour faire naître la magie : les décors sont sublimes, tout comme les costumes et en particulier ceux de la marâtre incarnée par une Cate Blanchett absolument sublime. La jeune actrice (Lily James) est rayonnante, et quel bonheur de voir apparaître Helena Bonham-Carter en bonne fée, apportant sa touche de fantaisie totalement inimitable : c’est absolument ma scène préférée du film. Branagh a un peu remanié l’histoire, mais ce n’est pas grave : l’essentiel, c’est que le charme opère et que l’ensemble est un joli divertissement, sensible et délicat — même si je reste sceptique sur la morale de toute cette affaire : se résigner et subir en attendant que quelqu’un arrange tout avec une baguette magique.

Un très beau film, parfait pour une soirée doudou !

Cinderella/Cendrillon
Kenneth BRANAGH
2015

(6 commentaires)

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