Elle se fait des films

007 Spectre, de Sam Mendes

spectreÇa a toujours été moi. Je suis l’auteur de tous tes malheurs.

J’ai eu du mal à me faire à Daniel Craig en James Bond. Même dans Skyfall il n’éveillait pas la moindre concupiscence en moi. Et puis, j’ai fini par apprivoiser cette espèce d’animalité sauvage et brutale (et sombre). Pour tout dire, le personnage masculin de deux de mes nouvelles érotiques (que pour l’instant vous ne pouvez pas lire, je sais) en est assez inspiré (même si je ne le dis pas parce que je n’aime pas la solution de facilité qui consiste à dire : « il ressemblait à bidule » ; mais dans ma tête, c’est lui). Alors, bien sûr, la puissance virile de Craig ne surclassera jamais (pour moi) le charme écossais de Sean Connery ni l’humour flegmatique de Roger Moore (que certains trouvent un peu kitschouille, moi j’adore). Mais enfin, il m’a quand même donné un peu chaud. On doit quand même se sentir hyper en sécurité, petite chose entre ses bras puissants.

Mais bref, trêve de mancrushing, le film.

Sans en parler au nouveau M. (un Ralph Fiennes loin d’être au sommet de sa sexytude, pour le coup, et ceci est un euphémisme, je me demande s’il n’est pas plus graour en Voldemort), Bond se rend à Mexico pour exécuter les dernières volontés de l’ancienne M. : tuer Marco Sciarra et se rendre à son enterrement pour pouvoir remonter le fil d’une mystérieuse organisation criminelle, SPECTRE. Mais comme d’habitude il met un bazar innommable, et M. est très en colère, d’autant que le coordinateur des services de sécurité, C., manœuvre pour fermer la section 00, jugée obsolète, et remplacer les services secrets par une entente internationale, afin de mieux lutter contre les attentats. Mis à pied, Bond est supposé ne plus bouger une oreille, et rester à Londres. Mais évidemment, c’est bien mal le connaître que de penser qu’il va obéir…

Tous les ingrédients d’un bon James Bond sont là : un générique sublime, des scènes d’action totalement rocambolesques, de la testostérone exsudant des muscles saillants de 007 qu’il soit en smoking ou sans, quelques cocktails, du sexe (mais pas trop…), des femmes, des gadgets, une montre Omega, une Aston Martin (qui ne survit pas bien longtemps), des méchants pas très gentils (et notamment celui qui finalement tire les ficelles depuis toujours, la Némésis  de Bond), un peu de théorie du complot, des voyages, et un 007 qui s’en sort toujours sans trop perdre son flegme. C’est superbement filmé, très esthétique, et en même temps, par rapport aux James Bond ancienne génération, beaucoup plus sombre, inquiétant : Craig incarne un Bond torturé, hanté par son passé, qui finit par perdre tous ceux auxquels il s’attache.

Mission accomplie : on prend beaucoup de plaisir à ce divertissement explosif !

007 SPECTRE
Sam MENDÈS
2015

6 réflexions sur “007 Spectre, de Sam Mendes

  1. Ce n est pas le James bond qui me marquera le plus. j’ai trouvé le scénario décevant et comme Daniel Craig me fait vibrer qu’avec modération… bof.
    Je préfère de loin celui avec la belle Eva Green – allez savoir pourquoi ! 🙂

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