Elle se fait des films

Bel Ami, de Declan Donnellan et Nick Ormerod

Bel AmiLes personnes les plus importantes à Paris ne sont pas les hommes. Les personnes les plus importantes à Paris sont leurs femmes.

Figurez-vous qu’alors que je voue un culte au roman de Maupassant, qui est dans le Top 5 de mes romans préférés du XIXe siècle (ça tient sans doute à mon amour des bad boys), je n’avais encore pas vu ce film. Pour une raison toute simple : Robert Pattinson me fait autant d’effet qu’une biscotte sans sel et sans beurre. Vous me direz que de toute façon il est un peu jeune pour moi. C’est vrai. Mais tout de même. Bref là, l’autre soir, il faisait chaud, j’étais désoeuvrée, le film est apparu dans mes conseils personnalisés, j’ai craqué.

Georges Duroy, de retour de l’armée, est très frustré : il est pauvre alors qu’il rêve de luxe et de succès. Mais Georges Duroy a de la chance : un soir, il croise un ancien camarade, Forestier, qui lui met le pied à l’étrier dans le monde du journalisme. Et puis, il exerce une telle fascination sur les femmes que grâce à elles, il va rapidement monter au plus haut.

Le film est honnête, et tout à fait regardable : très esthétique (peut-être même un peu trop), léché, il est dans l’ensemble fidèle aux thématiques du roman que sont l’argent, le sexe, les femmes, le pouvoir : on voit bien comment, finalement, ce sont elles qui ont le vrai pouvoir, ce qui devient critique lorsqu’elles tombent entre les griffes d’un être cynique comme Bel Ami. Reste que le film a bien les défauts que je craignais : d’abord (mais comment faire autrement) de larges coupes sombres ont été faites dans la narration, la quasi-totalité de la réflexion sur le journalisme a été occultée si bien qu’à mon sens on ne comprend pas toujours tout si on n’a pas lu le roman ; et puis, surtout, on comprend bien à quel public est destiné le film, les adolescent(e)s. D’où le choix de Pattinson, qui n’a franchement rien à faire là : dans certaines scènes, il nous joue un Georges Duroy qui aurait été mordu par Edward Cullen et on s’attend presque à voir pousser ses crocs. En coqueluche de femmes du monde plutôt intelligentes, il n’est pas d’une immense crédibilité.

Bref, ça se laisse regarder, mais sans plus…

Bel Ami
Declan DONNELLAN et Nick ORMEROD
2012

 

17 réflexions sur “Bel Ami, de Declan Donnellan et Nick Ormerod

  1. J’adore ta comparaison ! il me fait le même effet, et le visage trop blanc .. oui jamais loin de son rôle dans Twilight et résultat le film se tourne naturellement vers les ados. Je ne regarde jamais ses films donc je te fais confiance sur ce coup-là !

    J'aime

  2. j’avais effectivement trouvé que ce Bel Ami faisait bien pale figure… et que les personnages de femmes étant très puissants, pourquoi se transformaient-elles en midinette face à ce nigaud mal rasé (detail qui ne m’a pas plu ! je vois Duroy impeccable en permanence, il a une image à tenir !)

    J'aime

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s