Elle lit des livres jeunesse

Les Grandes Jambes, de Sophie Adriansen

Les Grandes jambesJusqu’à peu, j’étais une fille normale. Plutôt grande, d’accord, mais rien d’une géante. Et puis je suis entrée au collège, et là ma croissance s’est emballée. Tous mes vêtements sont devenus trop petits d’un seul coup, et depuis il faut en racheter de nouveaux tous les trois mois. Pour les manches, passe encore : j’arrive à tricher en remontant les pulls jusqu’aux coudes, et si je reste les bras bien tendus, même les manteaux paraissent ajustés. Mais pour les jeans, c’est la catastrophe. En trouver un qui me va se révèle mission impossible…

On ne peut pas dire qu’a priori je sois très concernée par le sujet de ce livre : sans être un mini-pouce, je ne suis pas très grande (je suis dans la moyenne quoi), surtout des jambes (j’ai un corps plus méditerranéen que nordique on va dire), ce qui fait que mon problème est inverse à celui de l’héroïne de ce petit roman : la plupart de mes pantalons doivent passer par la retouche avant d’être portables. Cela dit, je galère aussi à en trouver, à cause d’un ratio hanche/taille que les concepteurs de pantalons ont du mal à assimiler, donc en fait, je comprends quand même.

Le problème de Marion est donc apparu lorsqu’elle est entrée au collège : elle a grandi, grandi, surtout des jambes, et du coup tous les pantalons qu’elle trouve dans les magasins sont trop courts. Evidemment, à l’adolescence, âge auquel on veut se fondre dans la masse, c’est un problème de taille, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots…

Avec beaucoup d’humour et de fraîcheur, ce petit roman aborde le problème de l’adolescence et du changement du corps : Marion a de trop grandes jambes, elle aurait pu tout aussi bien être trop grosse ou avoir les oreilles décollées — elle est différente de la masse. Tout le monde l’est, en fait. Et le sujet, lié à la découverte du sentiment amoureux, est traité de manière subtile, par le biais de l’art, la passion de Marion, qui adore les peintres Flamands, ce qui tombe bien car sa classe va aller en voyage à Amsterdam (ce qui tombe bien car j’y vais aussi bientôt, et la coïncidence, qui tend à se renouveler en ce moment, m’a beaucoup amusée) : du coup, ici, l’art et l’histoire servent de contrepoint et changent la vision du monde. La longueur du jean, finalement, c’est important, mais pas non plus essentiel…

Un très joli roman, drôle et bien écrit, à mettre entre toutes les jeunes mains !

Les Grandes Jambes
Sophie ADRIANSEN
Slalom, 2016

Lu par Leiloona, Antigone, Noukette, Stephie

(12 commentaires)

  1. Les pantacourts ont vraiment changé ma vie, question longueur… ^_^ Les manteaux 3/4 aussi… (mais il m’arrive de trouver du pantalon sans retouches, je m’interroge, comment font les grands?)(tu me connais, sans être naine, je suis petite)

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