Elle se fait des films

Much ado about Nothing (beaucoup de bruit pour rien) de Kenneth Branagh

Much ado about NothingShe speaks poniards, and every word stabs: if her
breath were as terrible as her terminations, there
were no living near her; she would infect to the
north star.

Soyons logiques (ou pas tellement, d’ailleurs) : après avoir vu l’adaptation de Joss Whedon, j’avais évidemment très envie de voir (ou de revoir : j’avoue que je ne suis pas très sûre de moi concernant ce point) celle, beaucoup plus « classique », de Kenneth Branagh.

L’histoire est évidemment la même : au retour de la guerre, Don Pedro, accompagné de ses frères d’arme Bénédict et Claudio et de son frère Don Juan avec qui il vient de se réconcilier, se rend chez le seigneur Leonato, gouverneur de Messine. Claudio tombe immédiatement sous le charme d’Hero, la fille de leur hôte, et le mariage est aussitôt organisé. Quant à Benedict, il ne cesse de s’escarmoucher avec Beatrice, la nièce de Leonato, si bien que tout le monde décide de les faire tomber amoureux. Dès le départ cela pourrait donc se terminer bien, si Don Juan, jaloux, ne décidait de jouer les traîtres et de faire capoter le projet de mariage, en entachant la réputation d’Hero.

Ici, le choix est celui d’un film cadrant avec le contexte de la pièce, et l’une des moindres réussites n’est pas les décours absolument somptueux de la Toscane, qui donnent envie de sauter dans le premier avion. C’est totalement shakespearien (qui mieux que Branagh sait mettre Shakespeare en film ?) et en même temps, on a presque parfois d’être plongé dans du Jane Austen. C’est gai et triste, ça virevolte, les acteurs sont extraordinaires, Kenneth Branagh en tête dans le rôle de Benedict, mais aussi Emma Thomson (Beatrice), Robert Sean Leonard (Claudio), Kate Beckinsale (Héro), Keanu Reeves (Don Juan) et Denzel Washington, qui fait un superbe Don Pedro.

Bref, un film enjoué, à la petite saveur désuète bien agréable !

Much ado about Nothing (beaucoup de bruit pour rien)
Kenneth BRANAGH
1993

(2 commentaires)

  1. J’aime beaucoup cette adaptation. C’est vrai que toutes ces robes blanches « font » Jane Austen ! J’aime bien aussi le clin d’oeil à Sacré Graal avec les gens du corps de garde qui imitent les chevaux, c’est très anglais.

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