Romans

Mes chaussettes trouées, de Nadja Psychouli

Mes chaussettes trouéesVai, l’amour est une forme d’autosuggestion. Nous tombons amoureux parce que nous le voulons. Tu te réveilles un matin et tu tombes amoureux d’une chaise parce que le terrain est prêt.

Comme vous le savez peut-être (et sinon vous allez l’apprendre), l’Union Centrale des Arts Décoratifs propose actuellement une exposition sur la mythique poupée Barbie. L’occasion pour l’auteure de ce premier roman de mettre en avant son histoire, inspirée d’une autre exposition sur Barbie qui a eu lieu à la Cité de l’architecture en 2007.

Anna, la trentaine, travaille à « la maison de poupée », musée qui prépare une exposition sur Mademoiselle B — Barbie. A cette occasion, elle interviewe François Chauliat, artiste contemporain qui déteste la poupée et vient de la mettre en scène dans une installation. Même si 26 ans les séparent, ils commencent une histoire difficile à caractériser : relation ? Liaison ?

L’idée de départ de ce roman est très intéressante : interroger la féminité, l’image du corps féminin et les diverses injonctions faites aux femmes, à travers d’un côté la mythique poupée mannequin (sans d’ailleurs porter de jugement sur elle), et de l’autre de vraies femmes, au premier rang desquelles Anna, la narratrice, qui a bien du mal à se trouver et doit composer avec des parents qui ont tendance à l’infantiliser et un amant pas très démonstratif. L’amour, le couple, le sexe, mais aussi les amies, tels sont les thèmes explorés, avec souvent beaucoup d’humour, par ce roman, qui ne peut que parler aux femmes modernes. L’ennui, car il y en a un, c’est que l’ensemble manque d’un véritable travail éditorial, et que le potentiel de l’auteure, réel, n’est pas suffisamment exploité : la narration est souvent très factuelle, les pistes ne sont pas toujours assez développées, et cela manque parfois un peu d’écriture. Finalement, on a parfois l’impression de lire un projet plus qu’un travail abouti, et c’est vraiment dommage.

L’auteure sera en signature le 19 mai de 18h à 21h au musée des arts décoratifs, n’hésitez pas à y faire un tour et à vous faire votre propre idée sur ce texte : encore une fois, c’est très sympathique et agréable, même si cela manque de « peaufinage » !

Mes chaussettes trouées
Nadja PSYCHOULI
L’Harmattan, 2015

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