Elle se fait des films

Manhattan, de Woody Allen

ManhattanWhy is life worth living? It’s a very good question. Um… Well, There are certain things I guess that make it worthwhile. uh… Like what… okay… um… For me, uh… ooh… I would say… what, Groucho Marx, to name one thing… uh… um… and Wilie Mays… and um… the 2nd movement of the Jupiter Symphony… and um… Louis Armstrong, recording of Potato Head Blues… um… Swedish movies, naturally… Sentimental Education by Flaubert… uh… Marlon Brando, Frank Sinatra… um… those incredible Apples and Pears by Cezanne… uh… the crabs at Sam Wo’s… uh… Tracy’s face…

Oui, encore Woody, et je vous assure que samedi soir, c’était une nécessité pour moi de m’enrouler dans un film doux comme dans un plaid…

Isaac Davis est un auteur de sketches comiques new-yorkais de 42 ans. Son épouse Jil vient de quitter pour une autre femme, Connie, et envisage de publier un livre autobiographique dans lequel elle racontera leur vie conjugale. Isaac, quant à lui, a une liaison avec une jeune fille de 17 ans, Tracy, liaison dont il ne cesse de lui rappeler le caractère éphémère lorsqu’elle lui dit qu’elle l’aime. Mais Isaac ne tarde pas à avoir le coup de foudre pour Mary Wilke, la maîtresse de Yale, son meilleur ami, par ailleurs marié…

Les femmes, les maîtresses, les maris, les amants… dans ce film, l’amour circule, se métamorphose, avec drôlerie, mais aussi sensibilité et tendresse. Le choix du noir et blanc accentue le côté poétique et un peu mélancolique, et donne à New-York un côté magique : Woody Allen, ici, se sert magnifiquement des effets d’ombres, comme dans la si célèbre scène du pont utilisée sur l’affiche. Les personnages sont, comme d’habitude, les parfaits représentants du milieux intellectuel new-yorkais : ils écrivent, sont scénaristes ou romanciers, courent les expositions d’art moderne et passent leur temps à refaire le monde. Et à parler d’amour : car ce qui est en jeu ici, encore une fois, c’est cette étrange chose qui nous fait battre le coeur. Le choix des actrices est intéressant : Mariel Hemingway apporte une réelle touche de fraîcheur (même si elle ne joue pas très bien), Diane Keaton est évidemment magnifique, et Meryl Streep, que l’on voit peu, irradie…

Un très joli film, encore une fois assez intéressant à mettre en parallèle avec la vie de son réalisateur (cette histoire avec une très très jeune femme pose bien des questions), et qui fait du bien…

Manhattan
Woody ALLEN
1979

(12 commentaires)

  1. Un de mes préférés. Il faut que je le fasse découvrir à mes filles. Elles aiment beaucoup ce que Woody Allen fait actuellement mais ne connaissent pas les anciens. J’espère qu’il n’a pas trop vieilli

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