Elle se fait des films

The Bucket List, de Rob Reiner

The Bucket listIl est difficile d’évaluer la valeur d’une vie…

Les Bucket lists* sont à la mode, il y a même une application pour ça… liste de nos désirs, de nos envies, de nos souhaits, de toutes les choses que nous voulons faire avant de mourir, elles fonctionnent finalement un peu comme un programme (j’en avais fait une sorte de ici : j’ai réalisé certaines choses depuis, et c’est chouette de cocher les vœux réalisés). Et bien saviez-vous que c’est ce film qui a popularisé la chose ? Moi non, je l’ai appris dans le numéro de Flow qui vient de sortir, et qui consacre une double page aux bucket lists. Il ne m’en fallait pas plus…

Carter Chambers, un mécanicien doté d’une exceptionnelle culture générale, et Edward Cole, un richissime homme d’affaires, se retrouvent dans la même chambre d’hôpital, condamnés par un cancer. Malgré leurs différences, ils s’attachent l’un à l’autre, et lorsque Carter décide d’écrire la liste de tout ce qu’il aurait aimé faire avant de mourir, Edward décide qu’il n’est jamais trop tard et qu’il va l’aider à réaliser ces rêves…

Par un étonnant miracle, ce film parvient à être à la fois drôle et terriblement émouvant. Le message essentiel est bien évidemment que la vie passe vite, « comme de la fumée dans un trou de serrure », que nous ne connaissons pas notre heure (et sans doute ne vaut-il mieux pas), et qu’il faut donc vivre sans attendre, comme si chaque jour était le dernier. Même si la mort est toujours là, qui plane, le film devient un hymne à l’hédonisme, et l’argent de l’un, qui joue un peu les diables tentateurs (mais le rôle du diable va tellement bien à Nicholson) sert donc à nos deux compères en goguette : ils sautent en parachute, se font tatouer, mangent du caviar en France, voyagent en Tanzanie, admirent les Pyramides et le Taj Mahal… mais, bien sûr, l’essentiel est ailleurs : les gens que nous aimons, l’amour, l’amitié, et chacun va s’en rendre compte à sa manière. L’un a la foi, l’autre non, et finalement, cela ne change absolument rien. Il faut vivre.

Un film joyeux et positif, dont on aurait tort de se priver !

The Bucket list
Rob REINER
2007

* littéralement « liste seau », ce qui ne veut du coup rien dire en français : cela fait en fait référence à l’expression argotique anglophone « to kick the bucket » qui signifie mourir. Du coup, on pourrait appeler ça une « liste pipe » en référence à « casser sa pipe » mais vu l’autre sens de « pipe »…

13 réflexions sur “The Bucket List, de Rob Reiner

  1. Je suis convaincue du pouvoir de l’écrit… mettre ses souhaits sur le papier, y déposer ses émotions, ses craintes,… il s’opère alors quelque chose en nous et j’ai bien du mal à mettre des mots dessus… Personnellement je suis adepte des « pages du matin », n’y figurent pas tous les jours des choses interessantes, ni brillantes, c’est certain (!), mais ça me fait avancer… Maintenant, je ne vais pas tarder à regarder « The Bucket list », cet article m’en donne vraiment envie, merci !

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