Humeurs

Nous resterons debout…

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Hier soir, j’étais plongée dans un texte absolument sublime qui m’a tellement envoûtée que contrairement à mon habitude, je me suis totalement déconnectée du réel pour quelques heures. Et puis, le réel m’a rattrapée. Je suis allée sur Facebook, sur Twitter, et j’ai été plongée dans l’horreur, le sang, les larmes à nouveau, le cauchemar qui recommence. Je n’ai pu éteindre la télévision qu’à environ 3h du matin. Sonnée.

Ce matin, j’ai la gueule de bois. J’aurais voulu me réveiller et que tout ne soit qu’un cauchemar qui se serait évanoui dans les vapeurs de la nuit. Ce n’est pas le cas. Le cauchemar, nous sommes plongés en plein dedans, et ça fait mal.

Mais nous resterons debout. Les barbares se sont attaqués à Paris et à travers Paris à l’humanité dans ce qu’elle a de plus grand : ville lumière, ville de l’amour, ville de la joie de vivre et de la culture. Ils se sont attaqués à des lieux de vie, des lieux de convivialité, des lieux où les gens font la fête, s’amusent, sont heureux. En janvier ils se sont attaqués à des artistes, en février à un centre culturel, en mars à un musée, en juin à une plage. Aujourd’hui, ils s’attaquent à des restaurants, un stade, un lieu de spectacle. Ils veulent plonger le monde dans les ténèbres.

Nous resterons debout. En pleurs, en deuil, mais debout. Nous résisterons. Nous répondrons à la barbarie par plus de lumière, plus d’idéaux, plus d’intelligence, plus de culture, plus de musique, plus de livres, plus de musées, plus de belles choses, plus de ce que tous ces fous sanguinaires haïssent par-dessus tout. L’humanité.

Mes articles de la semaine sont programmés, et je n’en changerai pas une ligne, même s’ils ne sont pas dans le ton… parce que nous sommes Paris, nous sommes la France, nous sommes la vie, l’amour et le champagne.

Je vous laisse sur cette sublime chanson, qui dit mieux que tous les mots la peine immense, et à laquelle Asphodèle a raison d’avoir pensé…

32 réflexions sur “Nous resterons debout…

  1. Pareil, je lisais un livre, passionnant et c’est un texto de ma mère en vacances au Portugal (sic) qui m’a demandé ce qui se passait car elle ne parle pas portugais – j’ai allumé la télé et là oui l’horreur ! Et la gueule de bois ce matin. Mais à présent le soleil me chauffe le dos et la vie est là et on ne peut pas les laisser gagner. Une pensée très forte et émue pour les familles et proches de l’ensemble des victimes et un moment de fierté pour voir tous ces moments de solidarité (portes ouvertes, taxis gratuits). Ils ne le savent pas, mais ils s’attaquent à un pays avec des fondations très solides – notre Histoire le prouve. On sera encore là demain et les jours d’après.

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  2. Comme je suis du genre ‘pas d’écrans le soir’, juste un spectacle ou un bouquin, j’ai eu un réveil brutal ce matin à 6 heures…
    On ne lâche rien!!!

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  3. Moi c’est ma mère de 87 ans qui regardait le match (voui) qui m’a prévenue et là, les horreurs, l’angoisse aussi pour ma famille parisienne, dont quelques noctambules… « Nous resterons debout », tu as raison mais n’oublions pas qu’en face nous avons des fous psychopathes et ce n’est pas « l’ennemi » avec un code d’honneur (si tant est que…), mais des fous analphabètes qui ne comprennent pas ce que nous voulons dire et qu’il va falloir les réduire eux au silence avec d’autres moyens que nos crayons et nos bons sentiments, hélas !!! Sinon , le sang n’a pas fini de couler…

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  4. J’ai écrit ce petit message sur un autre blogue… je le partage à toi aussi. Je pense à vous ce matin au Canada. Je suis sous le choc depuis hier soir…Il n’y a pas de mots assez forts pour dire vous dire mon indignation. Alors, lumière, nous sommes tous Paris…

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  5. Vendredi 13 : le matin, j’ai vécu la première phrase de L’étranger. Et le soir ma peine personnelle rejoint celle des centaines de famille plongées dans l’horreur. Puis-je encore pleurer le départ d’une dame âgée face à tous ces jeunes gens qui n’auront pas la chance de vieillir.

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  6. Moi, je jouais à la belote avec des amis. Avant de m’endormir, comme d’hab, un petit tour sur Instagram, où j’ai vu les premiers #prayforparis. Alors je suis allée sur FB, puis me suis relevée pour aller allumer la télé. Et j’ai pleuré…

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  7. Qui entends-tu par « nous » ? Il n’y a pas d’unité de la France autour de valeurs clairement défendues. Rien que pour la laïcité à l’école, entre Creil sous Jospin en 1989 et la loi, il s’est écoulé des années et des années. Ceux qui écrivent sont conspués, censurés par leurs pairs : leur assassinat est superflu. Toi-même tu redoutes ce que je peux écrire, parce que ça te choque tellement l’hypocrisie ambiante éloigne des faits et les dissimule, et tu sais également qu’on a carrément des lois pour entraver les discours. Dénoncer le terrorisme barbare dans un autre pays est impossible alors qu’il est en tout points comparable à ce que Paris vient de connaître. Sans cohésion, pas d’action collective ferme et soutenue, donc pas de défense efficace.

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