Elle regarde la télé

Au fil de la nuit

Au fil de la nuitVoilà une émission que je n’avais que très rarement regardée lorsqu’elle était animée par Michel Field, alors même que j’aime beaucoup ce dernier. Il faut dire qu’elle porte bien son nom, et qu’elle est diffusée au milieu de la nuit. A 2h du matin. Ce qui est un peu raide quand on doit se lever (pour son plus grand déplaisir d’ailleurs) très (trop) tôt le lendemain. Et le replay, je ne sais pas pourquoi, c’est un truc que j’ai du mal à faire entrer dans mes mœurs. Mais bon, je suis une faible femme, et la perspective de pouvoir mancrusher à mon aise sur Christophe Ono-dit-Biot (dont j’écoute religieusement Le Temps des écrivains et Le Temps des libraires podcastés dans la voiture*) m’a donc fait prendre une nouvelle habitude, et Au fil de la nuit est devenu mon remède anti-blues du dimanche soir.

Si la programmation est essentiellement littéraire (pour mon plus grand bonheur), elle ne l’est pas exclusivement, et on note des incursions dans les domaines du cinéma, du théâtre ou plus généralement du spectacle vivant, que ce soit dans la première ou la deuxième partie, toutes deux construites autour de plateaux riches et ambitieux. La première partie, assez traditionnellement thématique, fonctionne pour ainsi dire comme La Grande Librairie ou Le Temps des écrivains : des artistes réunis autour d’une idée, et que l’on essaie de faire dialoguer, intervenir les uns au sujet des autres ; la nuance avec les émissions sus-citées vient de l’intervention de chroniqueuses spécialisées dans un domaine (Jessica Nelson pour la littérature, Sophie Soulignac pour le cinéma, Sandra Freeman pour la musique, le one-man show et le spectacle vivant et  Salomé Lelouch pour le théâtre), en plus de Christophe Ono-dit-Biot, et qui offrent un autre regard. Mais la grande originalité vient de l’intermède entre les deux parties, « le forum », qui fait intervenir les lycéens présents dans le public et qui apporte un petit vent de fraîcheur mais pas de naïveté, car ils ont au contraire des questions très pointues. Enfin, la deuxième partie de l’émission consiste en un « coup de projecteur » sur deux nouveaux invités.

Très riche et intéressante, rythmée et dynamique, cette émission est un vrai bonheur, un shoot de culture et d’intelligence comme on en aimerait plus. Non seulement Christophe Ono-dit-Biot est plus qu’agréable à regarder dans le style « piège à filles intello », mais il a surtout un vrai regard d’écrivain et d’artiste sur ses invités, ce qui donne des questions très intéressantes et très complémentaires de celles de François Busnel, l’autre « piège à filles intellos » (vous vous rendez compte les filles comme on a de la chance, quand même ?).

Bref, à ne pas louper. En replay, donc !

*Oui, bizarrement j’ai du mal avec le replay alors que le podcast est totalement entré dans mes pratiques habituelles. Allez comprendre !

(8 commentaires)

  1. Moi j’utilise énormément le replay, je trouve ça ultra pratique, on regarde quand on veut, c’est à la carte ;0) Je ne regarde d’ailleurs que comme ça « La grande librairie », en voilà donc une de plus que je peux regarder ;0)

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