Elle lit des nouvelles

Le Paradis des animaux, de David James Poissant

Le paradis des animauxAu cas où tu l’aurais oublié, il y a un alligator à l’arrière de ton pick-up !

Ce recueil de nouvelles était estampillé « coup de coeur d’Augustin Trapenard » : il n’en fallait guère plus pour me tenter, je l’avoue, et j’ai donc succombé à la tentation.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, les douze nouvelles qui composent ce recueil ne sont pas animalières. Si les animaux sont toujours présents, c’est comme fil rouge, présence tutélaire plus ou moins visible et évidente. Celui qui est au coeur des histoires qui nous sont racontées, c’est l’homme, l’être humain, avec ses faiblesses et ses défauts. Des gens ordinaires qui ont besoin d’amour.

Les histoires sont toutes très différentes, mais toutes mettent en scène des gens simples, parfois un peu paumés, dans une Amérique profonde. Des moments de basculement, des couples à la dérive. Le tout avec une grande maîtrise de la narration et des émotions : certaines situations un peu surréalistes peuvent à l’occasion prêter à sourire, certaines sont très fortes comme « Remboursement », d’autres dévastatrices, comme la première partie de « La Géométrie du désespoir ».

Moi qui aime les nouvelles, j’ai été servie : je découvre avec David James Poissant un auteur remarquable dans le genre qu’il maîtrise parfaitement. Je recommande chaudement !

Le Paradis des Animaux
David James POISSANT
Traduit de l’américain par Michel Lederer
Albin Michel, 2015

(11 commentaires)

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