Elle se fait des films

Lucy, de Luc Besson

LucyJe ne suis pas une adepte de la science-fiction. Par contre, la question du fonctionnement du cerveau et surtout de ce que l’humain serait capable de faire s’il en utilisait toutes les potentialités est de celles qui me fascinent le plus. Je suis assez persuadée qu’un jour, la science pourra expliquer nombre de phénomènes dits paranormaux grâce aux facultés du cerveau — même si, je l’espère, cela n’enlèvera pas toute magie et toute poésie au monde. Enfin bref, depuis sa sortie, il y a quelques mois, j’étais très curieuse de voir ce film, dont le point de départ était tout ce qu’il y a de plus attractif pour moi.

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

A partir de là, je suis totalement perplexe, car j’ai trouvé le film totalement inégal : il y a de véritables moments de grâce, je dirais même poétique, et d’autres qui sont totalement loupés. Du coup, on a l’impression d’être sur les montagnes russes, et c’est agaçant. Disons que j’ai eu l’impression, par moments, que Besson voulait faire du Besson, à savoir du spectaculaire, mais je ne suis pas sûre que le sujet s’y prêtait bien : le côté film d’action/de gangsters, qui est un peu un prétexte finalement (même si je trouve le début particulièrement long à se mettre en place), ce n’est pas ce qui m’a le plus intéressée. Par contre, tous les moments où le professeur explique l’évolution de l’espèce humaine et ce qu’elle serait capable de faire si elle développait ses facultés, et en même temps le développement des facultés sensorielles et extra-sensorielles de Lucy, qui sent la gravité, le sang dans ses veines, qui voit la sève dans les arbres, dont on a l’impression, finalement, qu’elle devient dieu, c’est bouleversant. Et j’aurais aimé, finalement, que ce soit sur ça que Besson insiste : car ce que je reproche à ce film, au final, c’est de ne pas choisir son genre et d’être une espèce de patchwork de références : l’épisode en voiture m’a fait penser à Taxi, j’ai aussi beaucoup pensé à Stargate-SG1, à Matrix, à un épisode de The Sentinel, et même à une pub pour Apple (quand elle traverse le temps…).

Bref, mon impression finale, c’est quand même « tout ça pour ça » : pour moi, Besson a gâché un magnifique sujet de départ dans un film très moyen, trop court, qui aurait mérité plus de travail en tout cas.

LUCY
Luc BESSON
2014

13 comments on “Lucy, de Luc Besson

  1. J’y ai vu aussi des imperfections, parfois du comique et du commercial, des scènes un peu « too much » mais finalement l’idée du film a pris le dessus chez moi et je l’ai trouvé génial. J’ai apprécié que tout ne soit pas décortiqué, mais que des pistes soient juste effleurées ( pouvoir du mental et paranormal, et surtout cette unité de temps)
    Trop scientifique, le film n’aurait pas marché.
    Sur ce film, Besson me fait penser à Bernard Werber. Une imagination phénoménale, une vulgarisation efficace, un sens du spectacle.

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  2. J’ai acheté le DVD, j’ai beaucoup aimé, en plus un florilège de superbes acteurs.

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  3. Je ne l’ai pas vu, impossible de dire quoi que ce soit, je fais un blocage sur Luc Besson ^^

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  4. « Besson a gâché un magnifique sujet de départ dans un film très moyen, trop court, qui aurait mérité plus de travail en tout cas. » c’est exactement ce que je pense! j’ai été extrêmement déçue par ce film, le sujet était excellent, mais le film est superficiel et bâclé, ce qui est très frustrant quand on pense qu’ il avait vraiment les moyens (budget, talent, casting) pour faire 1000 fois mieux.

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  5. Dans les grandes lignes l’idee est tres interessante mais je n’ai lu que de mauvaise critiques ou en tout cas mitigees sur ce film. Je crois que je vais passer mon tour.

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  6. wysperlara

    Parfaitement d’accord ! Rien à ajouter !

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  7. Bernieshoot

    le sujet m’intéresse mais je craignais le pire dans ce film .. à oublier alors

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  8. tinalakiller

    Pour moi une connerie sans nom…

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  9. il est déjà en DVD? Ce n’est pas mon trip ce genre de films, mais plutôt celui de mon homme… par contre, quand je lis tous les avis, hummm…

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  10. j’ai vu ce film avec mes parents et ma soeur et j’ai été la seule à ne pas l’avoir aimé (et pourtant je ne suis pas du genre compliquée). J’ai trouver que c’était inégal comme tu l’as dit, je ne dirais pas que je me suis ennuyé mais parfois je me demandais où Besson voulait nous emmener parce que il y a des moments où c’est magnifique et d’autres où c’est très technologique et rapide (par exemple quand elle revient chez son amie et qu’elle travaille sur l’ordi…) et tous cela fait un contraste énorme qui n’est pas très agréable à mon avis…

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  11. Ton analyse est assez intéressante, je n’avais pas vu les choses comme ça. Moi, avec Besson, je suis aveugle : j’adore, presque quoiqu’il fasse !!

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  12. Ping : Limitless, de Neil Burger

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