Elle se promène

Je n’ai rien à te dire, sinon que je t’aime au musée des lettres et des manuscrits

correspondance amoureuse
Evidemment, avec un titre pareil, cette exposition ne pouvait que m’attirer comme un aimant (!).

Alors pour être honnête, le titre est peut-être un petit peu réducteur : oui, l’exposition propose de voir quelques unes des plus belles correspondances amoureuses issues des collections du musée, mais pas uniquement : c’est aussi, plus généralement, une magnifique exploration du sentiment amoureux dans la littérature, avec des éditions rares du Cantique des Cantiques, de L’Art d’aimer d’Ovide, du Banquet de Platon, etc.

En fait, ce qui est en jeu ici, ce sont les différentes formes du sentiment amoureux, la recherche du mot juste à mettre sur les sentiments, les confidences, les maladresses, le tout dans un écrin aux tons clair et décoré de fleurs bleues, où l’on circule agréablement. Bref, une petite exposition, mais très agréable !

Alors pour terminer, comme je sais que certains vont m’interpeller sur le sujet, je vais quand même dire un mot de « l’affaire » autour de la société Aristophil, qui gère le Musée et l’Institut des lettres et des Manuscrits. Alors pour être honnête, je n’ai pas bien compris de quoi on les soupçonnait (je rappelle que je suis une artiste, et que donc pour tout ce qui est contingences de la vie réelle il vaut mieux s’adresser à quelqu’un d’autre), et pour être encore plus honnête, peu me chaut finalement puisque pour l’instant ce ne sont que des soupçons (présomption d’innocence, tout ça) : ce qui m’importe, à moi, c’est que la société Aristophil sauve des manuscrits de grande valeur, ce que l’Etat n’est pas capable de faire de manière générale (je veux dire : le rouleau des 120 journées de Sodome il serait où sans Aristophil ? Dans une collection privée et seuls quelques privilégiés pourraient le voir) et les met à disposition du public à travers des expositions intéressantes et accessibles. Ce que, encore une fois, ne fait pas l’Etat. Après, on peut disserter très longtemps sur le sujet « la fin justifie-t-elle les moyens ? », mais chacun ayant son avis, ça va être compliqué. Donc sujet clos.

(Par contre, à l’heure où j’écris ces lignes, le site du musée est inaccessible, donc je me demande s’il n’est pas fermé…)

Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime
Musée des Lettres et des Manuscrits
Jusqu’au 15 février 2015

8 réflexions sur “Je n’ai rien à te dire, sinon que je t’aime au musée des lettres et des manuscrits

  1. La correspondance amoureuse, choisir ses mots, sécher l’encre attendre le retour. …
    un charme que j’ai apprécié,
    très belle exposition mais trop loin pour moi.

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  2. N’ayant pas le don d’ubiquité je me contenterai de cette note ,sans pour autant n’avoir un point de vue sur l’affaire entre le privé et le public 😉
    Ce qui compte est l’exposition et son titre :  » je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime » » »
    j’adore ! ( parce qu’aimer et être aimé c’est un monde dans un monde…)
    Pour les romanciers la phrase est un peu courte et c’est trop peu mais , quelque part , tout est dit , pourtant entre le jtm de 10h10 et celui de 11h11 ce ne sera pas tout à fait le même

    Aimé par 1 personne

  3. Le site du musée est toujours inaccessible, en revanche il reste jusqu’au lendemain de la St Valentin pour voir l’expo… Tentée je suis !

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