Les contes de mémé lubrique, d’Etienne Liebig

contes de mémé lubriqueCependant les fées commencèrent à faire leurs dons à la princesse. La plus jeune donna pour don qu’elle serait la plus belle personne du monde, celle d’après qu’elle aurait un cul comme une basilique, la troisième qu’elle aurait une petite chatte admirable et ajustée à l’amour, la quatrième qu’elle sucerait parfaitement bien, la cinquième qu’elle caresserait les pénis comme personne et la sixième qu’elle se branlerait de toutes sortes d’instruments dans la dernière perfection. 

On le sait, les contes de notre enfance ont une signification érotique : entre le petit chaperon rouge qui voit le loup et la forêt de la Belle au bois dormant à défricher, le message est clair. Enfin, peut-être pas tant que ça, puisqu’on lit ces petites histoires aux enfants, et qu’ils n’y voient que du feu. Alors, pourquoi ne pas expliciter tout ça ? C’est le partis-pris d’Etienne Liébig dans ce recueil.

Il récrit donc, version gaudriole, les contes bien connus : Aladdin, Barbe-Bleue, le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel, Cendrillon, la Belle au Bois dormant, le petit poucet, Riquet à la houpe, le petit tailleur, la bergère et le ramoneur, le joueur de flûte, la Belle et la bête, Ali Baba… tout y passe.

Et cela aurait pu être une franche réussite. J’aurais aimé que ça le soit. Malheureusement, si je me suis amusée cinq minutes avec cette lecture et si j’ai souri à certains moments face à l’inventivité linguistique de l’auteur que n’aurait pas reniée Frédéric Dard, je me suis assez vite franchement ennuyée, car c’est au final extrêmement répétitif. Surtout, cela manque de subtilité et de raffinement : c’est de la grivoiserie, mais pas de l’érotisme (ceci dit, ce n’est sans doute pas le but de l’auteur, qui vise manifestement à faire surtout de l’humoristique). Enfin en tout cas, chez moi, c’est totalement tombé à plat, malheureusement, néanmoins je pense que d’autres y trouveront de quoi se satisfaire (les hommes plutôt, à mon humble avis).

Les Contes de mémé lubrique
Etienne LIEBIG
La Musardine, 2014

Mardi-c-est-permisBy Stephie

25 réponses sur « Les contes de mémé lubrique, d’Etienne Liebig »

  1. Guy

    les contes de mémé lubrique ? mais bien sur !
    why not ? il faut dire que la vue est jolie …toutefois ce petit coquin n’ira pas rejoindre ma pal ( un roman en attente ) non , j’attends un best of du croustillant en douceur, façon macaron au chocolat 😉 !

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