Elle lit de la philosophie Elle lit de la poésie

Pensées éparses d’un rabat-joie, d’Abel Castel

14638255721_7f8a0f8f90_oJe plains les gens heureux : ils n’ont plus rien à espérer.

Voilà exactement le genre de choses dont j’avais besoin : petit, léger, et inspirant.

Comme son titre l’indique, ce livre, qui relève de l’écriture fragmentaire, nous révèle les pensées éparses de son auteur, sur des sujets universels : l’amour, le passage à l’acte, la vie, le bonheur, la conversation, le désir, la femme, le mariage, l’homme, l’humour, la liberté, le savoir, le temps ou encore la vieillesse…

Si je classe ce petit livre à la fois en philosophie et en poésie, c’est parce qu’il y a réellement les deux, un vrai travail sur la langue et notamment sur les jeux de mots « chics » à la manière un peu d’un Leiris dans Glossaire, qui définissait la psychanalyse comme un « lapsus canalisé au moyen d’un canapé lit » ; ici, elle devient « tout sexeplique » et c’est… percutant ! Et vraiment, c’est ce que j’ai trouvé agréable dans ce petit volume, attendrissant, parfois un peu désabusé, et toujours à la fois léger et profond : chaque pensée, parfaitement taillée et fuselée, touche au but avec l’évidence du bon sens !

Pensées éparses d’un rabat-joie
Abel CASTEL
Max Milo, 2014

9 comments on “Pensées éparses d’un rabat-joie, d’Abel Castel

  1. Exactement ce dont j’ai envie en ce moment moi aussi !

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  2. Ça semble être ce que je pourrais apprécier en ce moment 🙂

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  3. geraldinecoupsdecoeur

    Et bien pourquoi pas ?!

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  4. Un soupçon d’érotisme, une pincée de cynisme, une bonne dose d’humour, et le tour est joué ! Je suis emballée par ce petit recueil épatant et détonnant, si éloigné de la platitude tellement ennuyeuse qui émane de créations du même type.
    Du « déshabillé arachnéen » dans « L’amour », en passant par un « Dictionnaire » aux définitions cocasses et ubuesques, aux répliques savoureuses des « Dialogues » et à l’humour grinçant qui couronne « La vieillesse », je me suis délectée ! J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à dévorer cet ouvrage, empli de sensibilité et parfois de poésie légère comme une caresse. Un coup de blues ? Je relis quelques pages et me voilà rechargée en bonne humeur et en dynamisme. Une rencontre surprenante qui a dépassé mes attentes. Je pense qu’il ne faut pas se priver de ce charmant recueil, qui est incontestablement trop brillant pour se résumer à « tout sexeplique ».

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  5. Pourquoi ne pas donner à goûter quelques aphorismes pour nous mettre en bouche?

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