Le Messager, de Markus Zusak

messagerComment ça se fait que ce genre de choses t’arrive toujours à toi, Ed ? Dès qu’un truc bizarre passe dans les parages, c’est toujours sur toi qu’il tombe. On dirait que tu attires les conneries.

La vie (minable) du narrateur, Ed Kennedy, un chauffeur de taxi de dix-neuf ans, est bouleversée le jour où, un peu malgré lui, il participe à l’arrestation d’un braqueur. Il se met alors à recevoir des cartes à jouer. La première, un as de carreau, comporte trois adresses et trois horaires. A lui de deviner ce qu’il doit faire…

Ce roman et moi avons bien failli rater notre rencontre, car j’ai été au cours des premières pages assez effarée par la narration qui se fait à coup de syntaxe relâchée et de vocabulaire plus que familier ; si on ajoute à cela la ribambelle de loosers qui constitue le casting des personnages, j’étais assez perplexe, mais j’ai décidé de, comme on dit, laisser sa chance au produit. Et bien m’en a pris, car heureusement, j’ai été rapidement ferrée par cette histoire, somme toute assez rocambolesque et invraisemblable, qui oscille entre le thriller et le conte sur l’amour et l’amitié. Certains passages sont vraiment très drôles, car les méthodes d’Ed pour délivrer ses messages d’espoir aux gens sont parfois très peu conventionnelles, comme lorsqu’il décide d’offrir de la bière gratuite et un barbecue pour attirer les gens à l’église (honnêtement, même pour du champagne je n’y vais pas, mais passons) ; d’autres passages sont extrêmement touchants, mettant des étoiles ou des larmes dans les yeux, c’est selon, car parfois, ce sont des petites choses toutes simples, presque poétiques, qui apportent un peu de couleurs dans la vie des gens. Une présence, un sourire, une guirlande lumineuse. Même si Ed réagit parfois de manière étrange (je trouve qu’il ne s’interroge pas beaucoup beaucoup sur l’origine des cartes, et qu’il semble prendre sa mission comme allant de soi, tel « The Saint »), que l’ensemble est pétri de bons sentiments altruistes, que la fin est un peu étonnante, cela reste donc une lecture agréable et pleine d’optimisme. Et on finit même par s’attacher aux loosers !

Le Messager
Markus ZUSAK
Kero, 2014

7 réponses sur « Le Messager, de Markus Zusak »

  1. valou

    J’avais lu il y a quelques années son roman « La Voleuse de livres », que j’avais beaucoup aimé… ce roman me tente depuis un moment déjà !

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