Elle lit des romans

J’aime ton mari, de Sylvie Bourgeois

J'aime ton mari Sylvie BourgeoisNe dis pas de bêtises, Emma, tu es bourrée de qualités, mais tu n’es pas finie, voilà tout. A ta naissance, à la clinique, ils ont oublié de te fournir le logiciel Je suis sûre d’être belle et quand je fais mes petits yeux charmants, personne ne me résiste, que l’on donne à toutes les petites filles.

Emma est le vilain petit canard de sa famille. Intello, écolo, pas du tout coquette, elle détonne dans le milieu bon teint qui est le sien, et c’est avec une certaine angoisse et un manque d’entrain évident qu’elle se rend au mariage de sa petite soeur qui, à peine âgée de 20 ans, épouse un homme d’affaires de 30 ans son aîné, qu’Emma n’a jamais vu. Mais se mariage pourrait bien receler quelques surprises…

Plus vaudeville que comédie romantique, ce roman nous fait rire de bon coeur tant les situations, toutes plus invraisemblables les unes que les autres, s’enchaînent sur un rythme effréné. Pourtant, ce n’était pas gagné avec moi : l’un des mérites de ce roman est de mettre en scène une héroïne très loin des stéréotypes habituels de ce genre d’histoires : écolo, baroudeuse, donneuse de leçons, pas du tout intéressée par son apparence physique, elle ne manque pas de surprendre. En soi, c’est plutôt une bonne chose, mais le revers de la médaille c’est qu’elle ne m’a, au départ, pas du tout intéressée. On ne se refait pas, je suis une caricature de fille, et je n’ai commencé à m’attacher à elle que lorsque ses deux marraines bonnes fées prennent les choses en main. Bonnes fées ? Oui, il y a vraiment du Cendrillon dans cette histoire (c’est assumé dans le texte), et pas mal de Bimboland  aussi. Coup de baguette magique : grâce à son amie, la drôle et complètement décomplexée Charlotte, qui la coache au téléphone et lui a prêté ses habits de princesse, et au fantastique Fred, coiffeur (homosexuel et décomplexé lui aussi) qu’elle rencontre sur place, elle va se transformer sous nos yeux. Notre héroïne, tout sauf raffinée et mal dégrossie, va se révéler au point que même sa mère ne la reconnaît pas, et, avec une jolie coiffure, du maquillage, une robe bien coupée et des escarpins Sergio Rossi, va faire tomber tous les hommes à ses pieds, et pas forcément ceux qu’il faudrait.

Alors c’est assez caricatural, mais finalement, on passe un bon moment, et c’est tout ce qui importe, non ?

J’aime ton mari
Sylvie BOURGEOIS
Agora, 2014

9 comments on “J’aime ton mari, de Sylvie Bourgeois

  1. Bon, pas sûr que j’y trouve mon compte je crois… Ou alors sur ma serviette de plage cet été…

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  2. Parfois il suffit d’être tiré à quatre épingles de tps en tps et le reste du tps, de rester en baroudeuse.

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  3. Le titre me rebute vraiment mais ta chronique fait pencher la balance… si je le croise, pourquoi pas …

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  4. geraldinecoupsdecoeur

    Et bien moi, ça me tente bien ! Et puis c’est à priori bien détente, alors ça ne se refuse pas !

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  5. Cravenne

    C’est le roman le plus amusant que je viens de lire, je vous le conseille.

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