L’année du Gorafi, de Jean-François Buissière

20140302-140221.jpgSÉCURITÉ – Plus de 850000 survivants la nuit dernière à Marseille.

Je suis une inconditionnelle du Gorafi. A tel point, d’ailleurs, que je finis par les voir partout : dès qu’une information un peu louche apparaît dans ma timeline, je soupçonne les journalistes du Gorafi d’en être à l’origine. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, et certains faits divers, pour loufoques et désolants qu’ils soient, n’en sont pas moins vrais.

C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai dévoré ce petit volume, recueil des meilleurs articles du journal de septembre 2012 à août 2013. J’en avais déjà lus beaucoup, mais d’autres m’avaient échappé… « Félix Baumgartner va tenter la traversée solitaire de l’Ile-de-France en solitaire et en RER B », « Trente ans après, Citroën présente ses excuses pour la BX », « Une famille reste bloquée trois jours sur un tapis roulant en gare Montparnasse »…

Avec Le Gorafi, c’est le 1er avril tous les jours (sauf, justement, le 1er avril). Parodiant l’écriture journalistique la plus sérieuse et circonstanciée (ce qui du coup occasionne quelques bévues, certains prenant leurs articles pour argent comptant, comme dernièrement l’inénarrable Christine Boutin imputant au gouvernement, sur le plateau de BMF TV, la paternité d’une « stratégie provisoire d’avancement à potentialité différée » qui est bien sûr une invention du Gorafi), les auteurs mettent finalement le doigt sur les dysfonctionnements et les travers de la société, que ce soit par l’absurde, par le détournement du regard ou au contraire par les évidences : on apprend ainsi que, ô scandale, la quasi-totalité des plats cuisinés contiennent des animaux morts (alors qu’il n’est pas spécifié sur l’étiquette qu’ils sont morts), et que la mort est la 1ere cause de décès en France. Entre autres.

Vraiment, c’est un pur régal, qui ravira les amateurs du Gorafi mais pas seulement. A mettre sur la table basse pour faire patienter les invités pendant qu’on prépare l’apéro !

L’Année du Gorafi
Jean-François BUISSIERE
Denoël, 2014

9 réponses sur « L’année du Gorafi, de Jean-François Buissière »

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