Humeurs

IVG : mon corps, mon choix, mon droit

Il n’y aura rien de léger aujourd’hui. Parce que, depuis quelques jours, c’est une certaine tristesse qui m’étreint. J’ai toujours dit que le seul combat féministe pour lequel je monterais sur les barricades, c’est le droit à l’IVG. Néanmoins, c’était dans mon idée une position de principe, jamais je n’aurais imaginé avoir un jour à le faire vraiment, tant il était évident pour moi que jamais ce droit ne serait remis en cause.

Il ne l’est pas en France, au contraire même, pourrait-on dire : cette semaine, l’Assemblé Nationale a supprimé la notion de détresse pour les femmes estimant devoir avorter, renforçant par là même cette liberté fondamentale de pouvoir choisir si elle souhaite ou non mettre un enfant au monde. Mais voilà, dans le même temps, l’Espagne fait un terrible bond en arrière en limitant ce droit. C’est évidemment terriblement hypocrite : les femmes avorteront tout autant, mais lorsque les plus aisées pourront le faire en se rendant à l’étranger, les plus démunies se débrouilleront comme le faisaient nos grand-mères, avec les risques que cela comporte.

Et puis, bien sûr, les néandertaliens en ont profité pour sortir du bois, et manifester contre ce droit, comme ils ont manifesté contre le mariage pour tous, comme ils manifesteront contre l’euthanasie, car ce sont toujours les mêmes qui veulent imposer leur manière de voir le monde et brimer la liberté d’autrui.

Pour toutes ces raisons, la rédaction de ELLE a créé mercredi le hashtag #ivgmoncorpsmondroit. Initiative que certains ont trouvée totalement superflue, mais qui à moi me semble salutaire. L’idée ? Envoyer une photo de nous sur Twitter, avec une pancarte ou un slogan de notre choix, avec le hashtag #IVGmoncorpsmondroit.

Ce que j’ai fait, ainsi que quelques milliers d’autres, hommes et femmes confondus :

photo (4)

Et bien, je crois que c’est la première fois que je me fais autant insulter sur Twitter. Remarquez, se faire insulter par des cons, on peut prendre ça comme un compliment. Entre l’illuminé qui affirme que mon corps ne m’appartient pas mais qu’il appartient à Dieu dont l’existence n’est plus à prouver selon lui (ça m’aurait fait mourir de rire dans un autre contexte), les multiples « salope », « meurtrière » et j’en passe, et le lourd qui souligne les « moi » dans mon message (alors que je n’ai jamais menti sur ce point : égotiste, égoïste, narcissique, individualiste, je le suis et je l’assume).

C’est très stupide : effectivement, il se trouve que la maternité n’est pas une expérience qui me tente, pour plein de raisons diverses. Je ne dis pas que je ne changerai jamais d’avis, on ne peut jamais savoir, mais enfin, bref. Mais il se trouve aussi que, si j’étais mise devant une grossesse non prévue, je ne suis pas sûre de ce que je ferais. Mais je veux avoir le choix et je veux que toutes les femmes l’aient. Pour moi, le droit à l’IVG et aussi un symbole : celui de la liberté des femmes à disposer de leur corps.

Je veux aussi que toutes les femmes aient accès à une information fiable et objective : Jusqu’à très récemment lorsqu’on tapait « IVG » sur Google, c’était des sites de désinformation financés par des groupes anti-avortement, qui apparaissaient en premier. Le 22 janvier, Najat Vallaud-Belkacem annonce sur Twitter que le site officiel du gouvernement sur l’IVG, ivg.gouv.fr, était à nouveau premier, grâce à la mobilisation de tous pour le partager. Donc cliquez, faites des liens !

Et je terminerai sur les mots du diable :  la chasse aux sorcières, c’est « les hommes qui débandent lorsqu’ils rencontrent des femmes fortes, alors ils les brûlent en les appelant sorcières ». Aujourd’hui ils les traitent de salope et luttent contre leurs droits, mais c’est toujours la même histoire !

(warning : si vous n’avez jamais écrit de commentaires sur ce blog, vous serez automatiquement modéré a priori. J’invite donc tous les réactionnaires haineux à passer leur chemin et à s’épargner la peine de m’insulter : vos commentaires ne seront pas validés, et comme je l’ai dit plus haut, me faire insulter par des cons est pour moi un compliment).

74 comments on “IVG : mon corps, mon choix, mon droit

  1. Je n’ai qu’un mot à dire : bravo !

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  2. Je plussoie, au minimum 666 fois ma belle ! 😉

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  3. Avoir le choix c’est important, après, à chacune sa décision.

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  4. Je vis dans un pays, l’Italie, qui est même contre la pilule du lendemain. Un médecin à tous les droits de te refuser la pilule s’il est contre. Alors tu imagines bien les bêtises que j’entend sur l’avortement ? Ça me semble être un droit tellement naturel que quand j’entend des gens le remettre en cause, je me demande ce qui leur est passé par la tête. Je suis 100% avec toi et je me bat à ma manière de l’autre côté de la frontière pour faire valoir ce droit !
    Ce qui m’a toujours fait rire personnellement… C’est que 90% des gens qui sont contre et qui le dise…. Sont des hommes…

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  5. Jolie prise de position.

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  6. Je te rejoins tout à fait. Attendre un enfant dans le bonheur est le plus grand cadeau que l’on puisse lui faire. Avoir le droit de choisir de ne pas l’avoir est aussi une manière de préserver l’avenir. Chacune reste libre de prendre la décision conforme à ses idées.

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  7. Charlotte

    Je ne peux que réagir à un tel post. Maman depuis seulement 6 mois et maman pleinement heureuse, je n’en suis pas moins 100% d’accord. Mon avis sur la maternité est différent du tien mais ça ne m’empêche pas de penser que je préfère voir une femme prendre la décision d’une IVG plutôt que de voir un enfant délaissé, mal-traité ou simplement non-désiré!

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  8. Je suis tout à fait d’accord avec toi, ils feraient mieux de faire en sorte que tous les moyens de contraception soient remboursés intégralement par la sécu pour prévenir en amont les risques fe grossesse mais après il vaut mieux avorter que d’abandonner ensuite son enfant non voulu. Bref les adorateurs de Dieu nous saoulent avec leur secte !!!!

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  9. Bravo pour cette prise de position, je pensais en faire de même ! Si la maternité n’est pas une expérience qui me tente actuellement (pire encore, elle me terrifie de peur) malgré le fait que je sois particulièrement douée avec les enfants, je ne sais pas comment je réagirai si j’apprenais que j’étais enceinte. Je n’aurais sûrement pas recours à l’IVG même, me connaissant.

    Cependant, toute femme mérite d’avoir le droit de choisir. Je connais des endroits en Russie où beaucoup usent de l’IVG comme d’une contraception : heureusement que nous n’en sommes pas là en France, et s’il ne faut pas considérer l’avortement comme un choix de « facilité » (qui ne l’est jamais d’ailleurs, psychologiquement ou physiquement) il faudrait renforcer l’importance de la contraception et des alternatives qu’elle propose. Entre préservatif, pilule, implants, pilule du lendemain et stérilets, il y a l’embarras du choix et à chacun de faire le sien. Sauf que cette profusion de moyens n’exclut pas le risque d' »accidents ». Supprimer l’IVG, c’est accepter la peur et l’éventualité de devoir subir les conséquences d’un « ratage » toute une vie, à commencer par le préservatif qui se perce.

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  10. Ah merci ! et bravo pour ce billet. J’ai eu recours à une pilule du lendemain et je sais que si je n’avais pas eu cette possibilité ma vie n’aurait certainement pas été la même, ce ne fut pas un moment très agréable, mais je remercie le planning familial. J’ai accompagné une amie à son IVG, j’en ai consolée une autre, mais même si cette épreuve fut dure pour ces amies, même si moi-même qui ne faisait qu’être là pour elles ce fut difficile, pour ces amies c’était tellement essentiel, tellement évident que je ne peux qu’être pour ce droit. Plusieurs année plus tard j’ai perdu un bébé, et je connais la douleur de cette perte, et puis j’ai eu mes enfants, j’en ai bavé pour les avoir. Ce que je veux dire c’est que la maternité n’est pas simple, mais ce droit et ce choix de n’avoir pas ou d’avoir des enfants sont pour moi aussi, essentiels. Quelle vie proposer à des enfants non voulus, que l’on nous aurait obligé à avoir ? Quelle vie proposer à de très jeunes filles qui se retrouvent mère quand elles sont encore presqu’enfant ? Le climat social ces derniers temps m’effraie et comme je le disais sur Facebook, il faut se réveiller !

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  11. Avoir le choix est un droit acquis ! Comment peut-on remettre les droits des femmes en question…. quelle régression dans notre société, c’est lamentable vraiment !

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  12. Parfaitement d’accord !

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  13. En te lisant, j’ai repensé au chemin parcouru depuis tant de décennies, au difficultés rencontrées par nos mères, nos grands mères, nous, moi…
    J’ai réfléchi à mon parcours. Et te lire a été comme une déchirure, une magnifique et merveilleuse déchirure.
    Enfin oui l’Interruption VOLONTAIRE de grossesse. Le droit d’avoir un corps, le droit de le penser et de le revendiquer tel quel. Le droit d’en disposer et de l’affirmer sans passer par les méandres des couloirs silencieux et si froids.
    Je suis femme, je suis moi. Moi, avec mes envie, mes rejets, mes non dits, mes bonheurs, mes besoins, mes tendresses, mes douceurs, mes colères, mes oui encore ou non pas là, mes migraines (fausses ou réelles), mes difficultés, mes projets, mes pertes, mes peurs, mes joies, mes extases, mes jouissances …

    Alors merci pour ton magnifique billet, ton coup de gueule. Simone de Beauvoir te remercie, Simone Viel te sourie… Et nous femmes que nous sommes…. Nous t’embrassons…. Merci merci !

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  14. Beau plaidoyer L’Irrégulière et triste de le lire ! Je me dis alors que tout est possible ! Aujourd’hui c’est ce débat et demain ? Dieu a bon dos !!!

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  15. Je te rejoins, très beau billet.
    Ce qui se passe en ce moment en Espagne (et les réactions en France) sont affolantes. Il n’y a pas d’autres mots. On est vraiment pas sorti de l’auberge. Je suis désolée de voir les insultes que les gens peuvent proférer pour une telle revendication.

    On doit avoir le choix. C’est un droit et personne ne devrait avoir la possibilité de nous l’enlever.

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  16. J’aime beaucoup ton article et partage ton opinion.
    Bravo pour la photo postée, les gens sur Twitter se défoulent parfois en disant les pires saloperies.

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  17. Bravo et surtout bravo à George pour son commentaire. Je me suis défoulée contre des anti IVG sur FB, qui osent dire que si tu te fais violer, tu dois garder l’enfant. Un gamin de 15 ans qui osait même parler du traumatisme post avortement. Mais au-delà du droit de la femme, il y a tout ce qui se cache derrière : l’asservissement de la femme qui ne devient plus qu’une mère au foyer dépendante de l’homme. La prochaine étape : l’enseignement non obligatoire pour les femmes ?

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  18. Merci pour ce billet ! Je m’y retrouve pleinement. J’aime beaucoup la citation sur la chasse aux sorcières.

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  19. Cerna-Gauthier

    Tout a été dit avec justesse et intelligence..je ne peux que rajouter en disant BRAVO…

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  20. Devine qui sera la première bitch 2014 de la semaine ?

    Meuh non, pas toi ! 🙂 Mais ces connards qui veulent nous empêcher de disposer de notre corps…

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  21. J’ai justement écrit un texte sur ce sujet hier soir. Ce que j’entends dans la bouche de certaines personne m’effraie au plus haut point !

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  22. Il y a des jeunes de mon âge qui sortent  » avorter c’est comme tuer un bébé »  » il ne faut pas avorter « . C’est horrible d’entendre ce genre de conneries. Je ne sais pas d’où ça provient ces idées du moyen âge mais c’est irréfléchi. Puis on parle de restreindre le droit à l’IVG, celons moi, il est déjà restreint avec une limite de 3 mois (au bout de 3 mois il est considéré comme un être vivant.). Et de plus, il y a toujours cette stupide loi qui nous oblige à une longue réflexion de 1 semaine. J’ai avorter à 17 ans, je n’ai aucune honte à le dire. Il n y a rien de tabou à ça. Ce n’est pas un meurtre comme certains imbéciles pourraient le dire. Bref sinon bravo! 🙂

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  23. Bravo et merci pour cet article ! Le droit à l’avortement est un acquis sur lequel j’espère qu’on ne reviendra jamais dans mon pays [et qui devrait être un droit partout, d’ailleurs]!

    A Bruxelles, il y aura une manifestation mercredi devant l’Ambassade d’Espagne puis le Parlement européen, pour soutenir les femmes espagnoles et pousser l’Espagne à revenir sur cette loi digne d’un grand retour au Moyen-Âge ! J’y serai ! Ce n’est pas mon genre, pourtant de manifester, mais là, je trouve qu’il est important de montrer que l’on n’accepte pas que certains réfractaires puissent revenir aussi facilement sur des droits acquis. Au nom de quoi, en plus ? Une religion ? Et après, on ose critiquer certains pays non européens ?!

    Pour les éventuelles lectrices belges de ton blog, voici les infos de la manif : http://www.ulb.ac.be/actulb/index.php?d=1&article=5391

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  24. Si j’avais twiter je ferai la photo!
    Quand j’étais étudiante, je me suis retrouvée enceinte sans le vouloir ( mon dieu quel sentiment de catastrophe….) je suis allée dans un centre d’IVG, je partageais la salle d’attente avec des femmes enceintes jusqu’aux oreilles . C’était ma première consultation qui devait être suivie dans la foulée par la visite chez l’assistante sociale ( je crois), puis quelques jours après l’intervention.
    Je vois tout de suite que le gynéco c’est un CON. Il est imbu de lui même, j’ai l’impression que ça l’emmerde, qu’il est même opposé. Je suis inquiète, pour ce qui va se passer( si ça va faire mal…) et je suis inquiète pour plus tard ( est-ce que plus tard je pourrai avoir d’autres enfants). Quand je lui pose cette question, il me toise et me dit « il fallait y penser avant, Mademoiselle!!!! »
    Bien sûr pendant l’examen, il me fait mal (je pense qu’il fait exprès), il ne m’explique rien, sauf que je suis enceinte (ça je le sais). Puis je vais chez l’assistante sociale, ce n’est pas mieux, elle me fait la morale ( on pourrait penser que je dois dire « Mon Dieu pardonnez moi parce-que j’ai pêché »), c’est atroce, je me sens humiliée et salie.
    Et puis quelque jour plus tard, je vais faire une fausse couche. Ouf, je n’aurai pas besoin de revenir dans ce centre.
    Plus tard je vais avoir trois enfants avec le même monsieur de mon aventure IVG.
    Je vais perdre trois bébés, Un premier pendant ma grossesse avant ma première fille. (alors je pense à mon IVG, et si ça venait de là!) mais ma gynéco est formidable, elle me rassure et me dit que c’est une bonne chose, que l’embryon est certainement mal formé, que ça marchera au prochain coup). Puis j’ai ma fille. Nous aimerions avoir plusieurs enfants, mais il faut attendre presque 5 ans pour avoir le petit gars. Entre temps nous avons perdu des jumeaux, Puis nous avons eu notre dernière fille deux ans après le garçon.
    Mes enfants je les ai voulus, plus que tout au monde.
    Mais l’IVG à cette époque c’était indispensable, je n’étais pas prête à être mère!!! Ma vie n’aurait pas été la même, pour moi et le papa. Aujourd’hui nous sommes toujours ensemble, dans notre vie on a eu des moments très difficiles, alors on n’a pas le droit de nous imposer d’être parents quand on n’est pas prêt, parce que après quand on est dans les difficultés où ils sont tous ces bons penseurs pour aider!!!
    Cette histoire est arrivée il y a trente ans et j’espère qu’on ne perdra jamais ce droit. Je veux que mes filles décident du jour où elles voudront être maman.
    Désolée ( pas pour l’IVG), pour la longueur.

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  25. Je trouve cela incroyable qu’on puisse remettre en question un droit aussi fondamental que celui des femmes à disposer de leurs corps.

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  26. Bravo pour ton texte et ta photo et tant pis pour les cons, ceux qui pensent vraiment que les femmes qui choisissent l’IVG le font de gaiété de coeur n’ont toujours rien compris

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  27. C’est une mère de cinq enfants voulus ET désirés qui t’approuve. J’ai eu le choix. J’ai choisi d’avoir mes enfants. J’ai supporté bien des réflexions, des critiques, des moqueries. Mais j’assume ce choix! Tout comme je respecte les choix des autres femmes. Bravo Caroline! Et bonne continuation!

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  28. *soutien indéfectible* ✿⊱╮

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  29. Bel article Caro… Cruellement nécessaire…!

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  30. Nous devons toutes avoir le choix, c’est un droit fondamental.

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  31. Ce qui est incroyable dans cette histoire, c’est qu’on se permette de juger quelque chose qui à priori devrait être totalement personnel. L’envie ou pas d’avoir un enfant, le sentiment d’être capable ou pas de s’en occuper, de l’assumer… Je n’arrive pas à comprendre les extrémistes, qu’ils soient d’un bord ou de l’autre…
    Et en même temps je suis effarée par ce qui se passe en Espagne et chez nous avec cette phrase de loi à priori anodine qui vient d’être supprimée. Interdire l’avortement me semble une hérésie, mais le banaliser l’est aussi…
    Quant aux commentaires insultants, laisse tomber, ils viennent de cons en effet, ou de gens qui ne veulent juger que les autres… que feraient-ils s’ils étaient au pied du mur avec un choix à faire pour eux même ?

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  32. valmleslivres

    J’aime ce billet. Je suis moi-même très triste que ce droit soit à nouveau au centre de polémique.

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  33. avoir le choix.
    (bon, je vais essayer de me faire comprendre)
    avoir le choix est le plus important.
    après, on peut être d’accord ou pas. (je vais m’expliquer) on peut être d’accord avec l’IVG et donc heureux d’avoir le choix.
    et on peut être contre l’IVG. à ce moment-là, qu’est-ce qu’on s’en tape d’avoir le choix ou pas ? on ne pratique pas l’ivg si on n’est pas d’accord point final.
    avoir le choix, c’est comme la religion : si on n’est pas d’accord, on ne pratique pas. mais on ne fait pas de prosélytisme. cela s’appelle la liberté.
    je veux avoir le choix.
    si j’en ai « besoin », que je puisse faire mon choix.
    c’est mon corps, c’est ma vie, intime.
    ça ne regarde que moi.

    (et j’espère que je me suis faite comprendre, parce Claire n’est pas mon prénom)

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  34. fuckyeahizzy

    Le choix d’une IVG, c’est une très belle cause à défendre.
    Que l’on soit en faveur ou contre l’ivg, ce qui compte c’est d’avoir le choix.
    En tant que femme, je me rallie fièrement à cette prise de position.
    Bravo, et merci.

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  35. Libéral affectueux (pour bien être distingué des méchants réactionnaires haineux)

    Tu as très bien fait, mais certaines femmes ont posé dans une tenue qui a donné plus de sens à leur message en faisant bien comprendre que le sexe pouvait être envisagé pour le plaisir sans procréation.

    Sinon, je ne vois pas ce qu’apporte la suppression de la mention de la « détresse » dans la loi Veil. Je veux dire : en arriver là est en soi une détresse, et on n’a jamais vu d’avortements refusés en France depuis que la disposition a été adoptée. Dès lors, c’est une mesure symbolique, et elle prétend effacer le fait que ce soit une situation de détresse que d’avoir une grossesse non désirée. Non seulement ce n’est pas une simple provocation à l’égard des partisans de l’abolition (et encore moins retirer un mot superflu), je trouve encore que ce n’est pas seulement aller vite que d’escamoter la détresse inhérente, c’est avoir une vision totalement irresponsable et désincarnée du monde.

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    • Je n’allais pas me mettre à poil sur twitter !
      Sinon, c’est symbolique : la mention de détresse induit qu’une femme doit justifier son recours à l’avortement (et lis les témoignages : certains médecins rechignaient quand ils estimaient que l’IVG ne se justifiait pas parce que la femme avait un mari et une bonne situation). Maintenant elle n’a plus à le faire !

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      • Just in case

        Parce que tu crois que ces abrutis vont moins rechigner ? Je pense que la suppression est bien dans la mesure où de toute façon la question de la détresse n’avait pas là de définition légale et que c’est typiquement une formule qui n’a rien à faire dans la loi, mais je nie que ça apporte quoi que ce soit aux femmes en question.

        Mais il y a quand même un point que j’aimerais voir un jour aborder. C’est le droit pour les hommes de demander l’avortement (avec vérification de paternité, quand même) ou bien d’être dégagé de toute responsabilité, notamment financière, concernant le marmot. Parce qu’on nous parle d’égalité des sexes, c’est bien gentil, mais l’avortement est, hors rupture inopinée du latex, une troisième chance offerte aux femmes qui n’ont pas pris leurs responsabilités avec la pillule, et n’ont pas pris celle du lendemain, alors que les hommes n’ont droit qu’à un coup, si je peux dire, et que la possibilité est évidemment plus grande pour eux d’être trompés par une partenaire avide.

        J’attends les féministes là-dessus en rigolant…

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