Elle se promène

L’Institut du Monde Arabe

11190738716_3b37b822f3_oL’Institut du Monde Arabe, dont la création a été décidée sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing en vue d’améliorer les relations diplomatiques entre la France et les pays arabes a été inauguré le 30 novembre 1987 par François Mitterrand. C’est un lieu où on ne pense pas toujours à aller musarder, et pourtant, il en vaut largement la peine. Pour le bâtiment, déjà : l’édifice, conçu par un groupe d’architectes (Jean Nouvel, qui est aussi à l’origine du musée du quai Branly, et Architecture-Studio1) montre une étonnante synthèse entre culture arabe et culture occidentale. Notamment, dessinée par Jean Nouvel, la façade sud reprend les thèmes historiques de la géométrie arabe puisqu’elle est composée de 240 moucharabiehs (que l’on devine sur ma photographie assez lamentable car le soleil tapait en plein dessus) munis de diaphragmes à cellules photoélectriques censés s’ouvrir et se fermer en fonction de l’ensoleillement. Malheureusement, le mécanisme est en panne et les réparations coûteraient trop cher, donc certains sont ouverts et d’autre fermés (c’est plus visible de l’intérieur).

Je m’étais déjà rendue à l’IMA à l’occasion de l’exposition consacrée aux Mille et une nuitsmais je n’avais jamais pris le temps de visiter les collections permanentes. C’est désormais chose faite, puisque mardi dernier c’est là que j’avais proposé d’emmener nos élèves, autour d’un parcours découverte « mythes et religions », qui nous a donné l’occasion de découvrir les collections sans nous disperser et accompagnés de deux guides particulièrement intéressantes et pointues.

A l’entrée, le visiteur est accueilli par des vidéos projetées en taille réelle et mises en vis-à-vis de miroirs, qui donnent l’impression d’être plongé dans un village du monde arabe : dès le départ se pose la question de l’altérité, puisque finalement nous nous retrouvons à la fois face à nous même et face à l’autre.

Ensuite commence le parcours proprement dit, axé sur le patrimoine culturel commun. Je ne vous referai pas toute la visite-conférence, qui m’a passionnée, mais je noterai juste les atouts du musée : très lumineux, il est de circulation aisée, très clairement organisé en trois espaces ( le monde arabe avant l’Hégire ; le monde arabo-islamique ; l’expansion de l’islam) et propose un matériau réellement riche et varié, notamment en ce qui concerne les manuscrits (c’est une de mes marottes, vous le savez) dont certains sont proprement stupéfiants. Le point faible : on n’a pas le droit de prendre des photos !

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V 75005 Paris
Du mardi au vendredi de 10h à 18 h, les samedis et dimanches de 10 h à 19 h

10 comments on “L’Institut du Monde Arabe

  1. mamanparis16

    Ce lieux est magique. Merci de le rappeler, il faut absolument que j’y retourne pour une exposition. Les rares fois où j’ai la chance de m’y rendre étaient pour des réceptions.

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  2. « Des diaphragmes à cellules photoélectriques censés s’ouvrir et se fermer en fonction de l’ensoleillement. Malheureusement, le mécanisme est en panne et les réparations coûteraient trop cher, donc certains sont ouverts et d’autre fermés. » C’était évident sur le papier qu’un gadget pareil allait être cassé trois jours après l’inauguration. Ce n’est pas du travail d’architecte. On ne peut même pas lui reprocher de ne pas être prévoyant. Il fait les choses sans penser à leur utilité pratique. C’est une entreprise de communication pour sa carrière ; les gars qui restent à l’intérieur, eux, pâtissent de ses « bonnes idées » toute leur propre carrière dans ces locaux. Rien de Nouvel sous le soleil, par pitié !

    Et sinon, un petit mot sur le salaire du président, l’infâme Djack ? Il a exigé et obtenu du gouvernement 10 000 euros mensuels pour se contenter de ce placard.

    Personnellement, dans le cadre d’un partenariat, j’ai été employé d’une entreprise qui a eu à travailler avec des gars de l’IMA : plusieurs étaient très sympas, mais au niveau décisionnel, les gens atermoyaient sans cesse sans dire oui ni non, et on sentait un mépris infect vis-à-vis de tout ce qui était occidental, et ils ne serraient pas la main des dames, et ne leur parlaient que pour leur répondre : jamais ils ne s’adressaient à elles.

    Les expositions que j’ai pu voir là-bas, en revanche étaient chouettes. Je me rappelle très bien les Phéniciens.

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  3. valmleslivres

    Je n’y suis jamais allée, tu me donnes envie de découvrir cet endroit.

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  4. j’y suis allée il y a quelques années, j’avais adoré… J’avais terminé la visite par un thé à la menthe et des gâteaux marocains.

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  5. C’est un endroit où j’aime bien me promener, ne serait-ce que pour terminer à la librairie… je ne m’en lasse pas.

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