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La Beauté du geste, de Nicolas Rey

11336022644_4517990726_oQu’est-ce qu’un roman ? Une longue lettre que l’on rédige parce qu’une fille vous a quitté et que l’on refuse de s’en remettre.

L’histoire de ma lecture de ce livre mérite qu’on s’y attarde : je bullais devant la rediffusion de Ça balance à Paris quand est arrivé le tour de Naulleau de parler de son coup de cœur de la semaine, qui était donc ce petit recueil de chronique. Passablement étonnée (j’imaginais que Nicolas Rey ne faisait pas trop partie des écrivains qu’affectionne Naulleau), j’ai attrapé mon zipad (toujours à proximité lorsque je bulle devant la télévision) pour le mettre dans ma liste d’envies, et puis j’ai réalisé que si ça se trouve, je pouvais directement le lire en numérique, et de fait, c’était le cas. Je l’ai donc téléchargé, et lu dans la foulée. Rapidité, efficacité !

Ce livre est donc un recueil de cinquante chroniques écrites entre 2000 et 2013 par Nicolas Rey pour différents médias comme par exemple France Inter.

J’avais découvert Nicolas Rey avec L’Amour est déclaré et ce fut un réel bonheur de le lire à nouveau. Tout, ici, devient objet possible de réflexion et d’introspection : le répertoire téléphonique, recueil de fantômes d’une vie passée ; Paris au mois d’août ; la hauteur des plafonds des palaces et les gigolos qui y séjournent ; Miossec ; Serge Joncour ; l’île de Ré ; le strip tease ; les cougars ; les videoclubs le dimanche soir ; le pain perdu ; la chronique en train de ne pas s’écrire (ce qui du coup est performatif)… Les chroniques sont très courtes, incisives, en peu de mots Nicolas Rey dit l’essentiel sur la vie, l’amour, le quotidien, dans un style qui n’appartient qu’à lui. C’est souvent très drôle, mais un humour un peu désabusé, un peu cynique ; parfois, on ça tourne au lyrisme ; c’est aussi par moment très triste, déchirant, émouvant, lorsqu’il parle de l’amour et de ses chagrins. Et puis, il y a chez Nicolas Rey un véritable don pour la petite phrase qui fait mouche (« les écrivains sont les seuls toubibs capables de décortiquer l’âme humaine sans tuer le patient »). Bref, un moment de lecture bien agréable…

La Beauté du geste
Nicolas REY
Le Diable Vauvert, 2013

15 comments on “La Beauté du geste, de Nicolas Rey

  1. L’avantage, c’est qu’on doit pouvoir piocher dans ce genre de recueil au gré de ses envies…!

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  2. La police du jour est agréable à l’oeil, elle est posée, sobre, efficace, tranquille, elle fait me remarquer à quel point ce blog devient une institution : c’est du sérieux, ça, madame. Or en même temps, on voit bien que le site ne se prend pas au sérieux, et l’effet général est bien plaisant.

    Le billet du jour donne envie de lire le texte, avec ou sans « appareil de lecture électronique ».

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  3. Il est pour moi !

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  4. Jamais lu cet auteur. J’ai une réticence mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

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  5. Je me lasse vite de ses écrits. Du coup ce recueil de chroniques me tente très moyennement…

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  6. Rey est assez agréable écouter, autant qu’à lire 🙂

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  7. geraldinecoupsdecoeur

    J’adore cette phrase qui fait mouche ! Qui sait, ce sera peut-être ma première lecture sur mon zipad too ?

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