Dallas, ton univers impitoyable (nostalgie, histoire, mémoire et oubli)

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Le Diable est malin parce qu’il est vieux, non parce qu’il est le Diable

Vous le savez, je suis une grande nostalgique, notamment en matière de télévision et de séries, qui ont largement nourri et construit mon imaginaire (il faudra un jour que j’écrive un article à ce sujet : beaucoup disent que la télévision appauvrit l’imaginaire, et je pense que c’est totalement faux, mais ce n’est pas le sujet du jour). Rien ne me fait plus plaisir (enfin si, mais bref) que de tomber sur une vieille série des années 70 ou 80, Hart to Hart, MacGyver (rediffusé en ce moment sur D8), Amicalement vôtre (il y a peu sur Paris Première). Ou Dallas. C’est donc dans une attitude presque religieuse que je me suis installée samedi soir pour la diffusion de Dallas 2012, la nouvelle génération, en mangeant de la glace au beurre de cacahuète et en livetwittant sur le zipad.

John Ross, le fils de JR et Sue Ellen, est déterminé à forer du pétrole à Southfork, malgré l’interdiction de Bobby qui a hérité du ranch. Christopher, le fils adoptif de Bobby et de son ex femme, Pamela, espère de son côté diriger l’entreprise familiale dans la nouvelle direction des sources d’énergie alternatives. Il est fiancé à Rebecca Sutter, qui essaie de trouver sa place dans la famille Ewing. Elena Ramos, la petite amie de John Ross était autrefois la fiancée de Christopher. Bobby s’est maintenant remarié à Ann, vient d’apprendre qu’il a un cancer et souhaite vendre Southfork à une fondation de protection de la nature. Quant à JR, profondément dépressif, il végète dans une maison de santé (mais pas pour longtemps).

Mais quel bonheur : ils sont toujours aussi méchants, manipulateurs, hypocrites, égoïstes et assoiffés d’argents. Tout le monde ment, tout le monde joue un double jeu, et on ne sait plus au final qui trahit qui : rien à envier, donc, à la série originale, dont on retrouve certains personnages mythiques. Deux équipes s’affrontent sur twitter : la #teambobby et la #teamJR, dont je fais partie : je n’ai jamais aimé Bobby que je trouve crétin, alors que JR… quel homme ! Un vrai personnage dé méchant dans toute sa splendeur, profond et complexe, comme je les aime. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je suivrai les aventures de la nouvelle génération Ewing, qui promettent d’être pimentées.

J’ai néanmoins deux petites réserves. D’abord, le générique : pour moi comme pour beaucoup, le générique de Dallas est absolument mythique, et c’est un sacrilège de l’avoir réorchestré de manière aussi mollassonne (il me manque le pom, pom, pom pom pom pom appuyé du début). Ensuite, je trouve que c’est parfois assez complexe à suivre : les plus jeunes qui n’ont pas du tout vu la série originale et les un peu moins jeunes mais jeunes quand même comme moi qui n’ont pas tout vu risquent d’être un peu perdus : pour ma part, j’ai dû plusieurs fois faire appel à mon ami Google pour me rappeler ce qui s’était passé entre tels ou tels personnages.

Oui parce que bon, Dallas, je suis loin d’avoir vu tous les épisodes, et mes souvenirs sont en outre très vagues car j’étais plutôt jeune. D’ailleurs depuis hier soir je m’interroge : quand ai-je vu ces épisodes ? Pas à la première diffusion, c’est certain : j’étais toute petite. Donc, une rediffusion, mais laquelle ? Je suis tombée sur cet article qui les récapitule, et pour moi il s’agit forcément d’une diffusion l’après-midi (en tout cas c’est le souvenir que j’en ai). Mais en 1986 j’étais trop jeune, et en 1996 c’était l’année de mon bac, et il me semble que le souvenir serait moins flou. D’autant qu’en 1996 j’ai vu Côte Ouest (le spin off de Dallas, donc) et que là pour le coup je suis certaine d’avoir vu tous les épisodes (je me souviens : je les enregistrais et les regardais le soir en rentrant du lycée) et j’en garde une image très précise.

Mais bref, malgré ces problèmes de mémoire qui me joue des tours, une chose est sûre : cette nouvelle série est un véritable bonheur et va enchanter mon été !

Dallas 2012
TF1, Samedi, 20h50

8 réponses sur « Dallas, ton univers impitoyable (nostalgie, histoire, mémoire et oubli) »

  1. clara

    J’ai été nourrie à ce feuilleton ! C’était le moment du samedi soir : amour,pouvoir, argent, vengeance… Et c’est là que je me suis dite pour la première fois qu’un truc clochait : comment les femmes pouvaient être être coiffées et maquillées au réveil ?

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  2. cartonsdemma

    Je n’ai pas regardé car je ne pouvais pas abandonner Hawaï 5-0 mais je me disais bien que tu le regarderai (une impression comme ça!). Je regarderai peut être à l’occasion

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  3. Lilibook

    Oui, j’ai été baignée aussi avec Dallais dans les 80’s et je suis comme toi j’adore les anciennes séries. J’étais devant le poste samedi soir aussi pour ces 1ers épisodes nvelle génération. C’est toujours aussi crapuleux 😉

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