Elle lit des livres jeunesse

Les Fabuleux d’Arthur Ténor

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Tentons une explication : nous savons que lorsque nous voyageons vers l’infiniment petit, nous finissons par atteindre cette limite au-delà de laquelle cessent d’exister les lois de la physique classique, ces lois rassurantes qui nous disent qu’un chat est un chat. Dès lors, nous entrons dans le monde de la physique quantique, où règnent des réalités qui défient le sens commun. Si l’on poursuit le voyage, en dépassant le niveau des quarks et des leptons, le vide n’est plus un espace tridimensionnel dans lequel s’écoule le temps. Il est… autre chose. Imaginons que dans ce monde extrême se niche le point de rencontre entre la matière et l’esprit. Il se pourrait, parce que j’ai voulu dépasser les limites du raisonnable, que j’aie touché ce point ultime. Peut-être même l’ai-je percé.

Je n’avais jamais lu de roman d’Arthur Ténor, malgré le bien que j’en ai entendu. Il est vrai que je lis assez peu de littérature jeunesse, mais avec la parution de son dernier roman, j’ai vu l’occasion de combler cette petite lacune…

Suite à une expérience, Julius Kovalch et sa fille Serena, tous deux de brillants physiciens, se trouvent face à une bizarrerie quantique qui pourrait bien bouleverser la face du monde : un trou dans le réel, qui permet de pénétrer dans le monde de l’imaginaire peuplé d’êtres fabuleux.

Je ne sais pas si la physique quantique est à la mode, mais je la retrouve souvent sur mon chemin en ce moment, et ce pour mon plus grand plaisir, bien que je sois une indéboulonnable littéraire. Arthur Ténor maîtrise à merveille les codes de la fantasy et de l’univers de Tolkien, et nous y entraîne avec talent, profitant de l’occasion pour proposer une véritable réflexion sur l’imaginaire et le rêve, qui m’a parfois plongée dans des abîmes de perplexité. C’est drôle, c’est touchant, c’est plein d’action, c’est donc totalement réussi et j’ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture à la fois divertissante et enrichissante, j’en avais d’ailleurs bien besoin. Et puis, petite chose drôle : le roman se passe à Orléans et aux alentours, ou pourtant il ne se passe rien d’intéressant. Enfin, qui sait ?

Les Fabuleux
Arthur TENOR
Scrinéo, 2013 (sortie le 14 mars)

(7 commentaires)

  1. C’est pas un peu racoleur la ligne « A l’origine des Voyages Extraordinaires » ? Ils sont complètement imbus chez l’éditeur, ou complètement incultes ? J’imagine que Ténor a écrit une série qui s’appelle comme ça, mais ce n’est pas une raison pour croire qu’elle est plus célèbre que l’autre.

    On va leur suggérer des titres pour leurs futurs prequels :

    « A l’origine des Hommes de bonne Volonté »
    « A l’origine de la célèbre saga des Mousquetaires »
    « Poèmes oubliés dans les Fleurs du Mal »
    « A l’origine de la Recherche du Temps perdu »
    « A l’origine de l’Odyssée »
    « La genèse des Tables de la Loi »

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