Elle se promène

Mannequins. Le corps de la mode

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Les expositions sur la mode sont légion et, vous le savez, je n’en loupe pas une (ou si peu que pas). C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que je suis allée, mercredi dernier, à la Cité de la mode et du design, quai d’Austerlitz (à deux pas de la gare). Un lieu que je voulais découvrir depuis son ouverture, mais je n’en avais pas encore eu l’occasion. Mais là, avec cette exposition, je n’avais guère le choix.

Cette exposition, initialement produite par les Rencontres d’Arles pour l’édition 2012, a remporté un vif succès, si bien que le musée Galliera (actuellement en travaux jusqu’à l’automne) la prolonge aujourd’hui à Paris, dans le cadre de son programme « hors-les-murs » (qui nous avait valu notamment la magnifique exposition Madame Grès au musée Bourdelle).

Empruntant son nom au mannequin en osier des salons de couture du XIXème siècle, le mannequin vivant a pour fonction de porter les modèles devant les clientes comme devant l’objectif tout en gardant ce statut d’«objet inanimé» qui met en valeur les vêtements pour mieux les vendre. Pourtant le mannequin, défini généralement comme un idéal féminin de beauté et de jeunesse, doit aussi séduire avec une perfection somme toute artificielle. Formaté, dupliqué dans des poses mécaniques, façonné par le maquillage ou la retouche, ce corps modèle répond à des normes physiques et esthétiques qui, pour vendre du rêve, laissent peu de place au réalisme.

Pourtant, on note des évolutions. En effet, depuis la naissance de la haute couture, femmes de la haute société et actrices jouent les icônes de mode. Petit à petit, les mannequins professionnels imposent leur visage et leur nom, voire leur personnalité. Révélées par les couturiers ou les photographes, elles deviennent leurs muses, reconnaissables mais aussi modelables au gré de leur inspiration.

Des premières photographies du XIXème siècle aux pages de magazines, des publicités aux vidéos, le mannequin est reproduit à l’infini. Près de 120 tirages – dont la plupart font partie des collections du musée Galliera – des vidéos, des magazines de mode et autres ouvrages sont ainsi réunis. Les oeuvres de grandes signatures comme Horst P. Horst (le fameux corset dont j’ai une reproduction dans ma salle de bain), Erwin Blumenfeld, Henry Clarke, Helmut Newton bien sûr, Guy Bourdin, Nick Knight, Corinne Day, ou encore Juergen Teller, mettant en scène Kate Moss, Kristen MacMenamy et tant d’autres, côtoient des objets en volume : mannequins de vitrine, mannequins couturière, marottes…

Une exposition passionnante, ne choisissant pas la facilité d’une organisation chronologique, une mise en scène épurée, des choix judicieux : il n’en fallait pas plus pour me satisfaire !

Mannequins. Le Corps de la Mode
Cité de la mode et du design
16 février-19 mai 2013

9 comments on “Mannequins. Le corps de la mode

  1. Journée de la Femme

    Y a-t-il une boutique à la fin du parcours, où l’on puisse essayer des mannequins afin de repartir avec s’ils nous plaisent bien ?

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  2. Et quand est prévue ta prochaine escapade parisienne pour une expo ?

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  3. Tiens, une bonne idée pour ma 2e semaine de vacances si je me remets de mon angine qui m’a flingué toute trace d’énergie ! 😉

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  4. Ping : Alaïa, au Palais Galliera | Cultur'elle

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