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« En racontant la vie de mon père, il est impossible de séparer le réel de l’imaginaire. »

J’ai déjà dit à quel point j’aime Tim Burton, à quel point son imaginaire me parle. Et grâce à Arte, qui nous a récemment offert une rétrospective de ses plus beaux films, j’ai enfin pu voir un des rares qui m’ont échappé : Big Fish.

William Bloom retourne au domicile familial après l’avoir quitté longtemps auparavant, lassé des histoires abracadabrantes de son père Edward. Mais ce dernier est atteint d’un cancer, et son fils souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu’il ne soit trop tard. Il écoute alors l’étrange aventure de sa vie…

Même si ce film reste totalement onirique et déjanté, il est beaucoup plus sobre que le reste de l’oeuvre burtonienne : la dimension fantastique, bien que présente, est plus ténue, j’ai presque envie de dire plus poétique. Moins de monstres bizarroïdes et effrayants à la Beetlejuice (que j’ai revu avec plaisir également), moins d’effets spéciaux hallucinants, plus d’émotions, donc. Car ce qui est intéressant dans ce film, c’est la manière dont il questionne le réel, en lui demandant finalement qui il est : est-ce que les histoires que nous inventons appartiennent à notre être au même titre que ce que nous avons réellement vécu ? Est-ce qu’il existe, d’ailleurs, une « vraie version des choses » ou tout n’est-il que question de point de vue et de perception ? Est-ce important, finalement ? Car ce qui importe ici, c’est la vie rêvée, le voeu du personnage de faire de son existence non pas un roman, mais une épopée, et même une Odyssée tant les échos avec l’oeuvre d’Homère m’ont parus évidents : le géant et la caverne de Polyphème, les monstres marins, Spectre et ses enchantements comme la grotte de Nausicaa, les Sirènes…

Bref, ce film est un magnifique conte, d’une grande poésie, que je regrette de ne pas avoir vu plus tôt !

24 comments on “Big Fish

  1. c’est peut-être LE Tim Burton qui passe bien avec moi, autant les autres ne provoquent pas mon enthousiasme, que celui-ci est une merveille à mes yeux, je l’ai vu je ne sais combien de fois déjà !

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  2. je l’avais vu au ciné et il m’avait marqué. Ton billet me donne envie de le revoir.

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  3. Les films de Burton qui me déplaisent le moins sont les moins personnels qu’il ait réalisés : Batman (sans plus, mais très sérieux) et Planet of the Apes (excellent, sauf la toute fin, absurde). Tout ce que ses fans adorent me rebute infiniment, et quand je dois subir ses bandes-annonces en salle, je frémis de dégoût face à tant de laideur (pardon, d’originalité…) et d’agression (pardon, d’invention…) visuelle. J’aime bien le blog du scénariste de Big Fish (johnaugust.com), mais je n’ai vu aucun des films écrits par lui : à chaque fois que j’ai été sur le point d’y aller, j’en ai été dissuadé par des proches qui s’étaient fait avoir.

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  4. un de mes films préférés !! j’y vais même un peu de ma larmichette … époque bénie où je trouvais encore Marion super agréable à l’écran qui plus est

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    • Je n’irais pas jusque là pour Marion…

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      • Alors elle, je ne peux pas la sacquer ! C’est celle qui croit que les tours du WTC ont été soufflées par des Martiens ? Une tarée comme on ne devrait pas en voir dans un pays raisonnablement instruit ! Et à l’écran, elle a une tête en plâtre inexpressive. Je ne comprends vraiment pas ce qu’on peut lui trouver. — Cela dit, je reconnais que je n’ai pas vu Piaf, et qu’elle était peut-être éclatante dedans. Mais je l’ai quand même subie dans un paquet de navets où elle ne surnageait pas beaucoup.

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  5. jamais vu ! j’ai des siècle de retard, de carence en cinéma! Un jour, peut-être…

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  6. Ce film ne m’avait pas déplu mais je n’avais pas été conquise non plus

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  7. J’en garde un bon souvenir. Tu me donnes envie de le revoir.

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  8. Je suis tout à fait d’accord : un très beau film… Et d’une poésie très délicate… Je me le regarderais bien à nouveau d’ailleurs :0)

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  9. Un des mes préférés chez Burton, que je trouve plein de poésie. Une façon de rendre plus belle la réalité… un petit bijou 🙂

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  10. Ping : Mars Attacks, de Tim Burton | Cultur'elle

  11. Ping : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers) de Tim Burton | Cultur'elle

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