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Il paraît que demain, c’est la fin du Monde, Armageddon, l’Apocalypse, enfin la catastrophe quoi. Tout ça parce qu’un calendrier Maya s’arrête net. J’avoue que ça me fait quand même bien rire : j’imagine le Maya en train de faire son calendrier, et puis il en avait un peu marre, ou bien il n’avait plus de place, et il s’est dit « Bon allez stop, j’arrête là, d’ici le 21 décembre 2012 on a le temps de voir venir » ; si ça se trouve, ça l’a lui-même amusé, il s’est dit que ça les ferait bien flipper, les humains du futur. Où alors, il a arrêté pour une bête raison : il était sorti s’acheter un sandwich avant de se remettre au boulot, et il s’est fait renverser par un chargement de lingots d’or. Ou alors, encore, il allait s’attaquer au 22 décembre, et un affreux conquistador a surgi, le couteau entre les dents, pour l’égorger. Enfin, toujours est-il qu’il a arrêté son travail, et que certains y voient la prédiction de la fin des temps. Bon, pourquoi pas après tout, il faudra bien que ça arrive un jour. Et puis, il y a des signes avant-coureurs : l’ampoule de la cuisine vient de griller, je n’ai plus de Latté et Gérard Depardieu s’exile en Belgique (mais oui, c’est un signe de la fin du monde… enfin, c’est l’effet que ça donne en tout cas, vu que tout le monde ne parle que de ça). Alors comme on ne sait jamais, profitons-en pour faire un petit inventaire, non à la Prévert, mais à la Sinatra (My Way quoi, une de mes chansons cultes…).

And now, the end is near, and so I face, the final curtain…

I did, what I had to do. Enfin, c’est-à-dire… Ai-je vraiment fait tout ce que j’avais à faire ? Que non pas, et d’ailleurs ça ne serait pas du tout sympa de faire la fin du monde demain. Enfin bon, en un sens, ça m’arrangerait, je n’ai pas du tout envie d’aller bosser, et je pense que « fin du monde » est une bonne excuse pour de pas avoir préparé mes cours, dans la catégorie « cas de force majeure ». Mais enfin, tout de même : je n’ai pas accompli mon destin. Mon roman est toujours en souffrance sur mon bureau, le prince charmant se cache dans ses montagnes (ou dans sa grotte, je le soupçonne d’avoir comme moi des tendances « ours des cavernes ») et je n’ai pas fini la méthodologie de la dissertation avec mes élèves. Oui bon, ce dernier point, on s’en moque à la limite. Mais le reste ? Non, franchement, ça serait bête, il me reste tellement de choses à faire. Avoir le prix Goncourt, visiter Los Angeles, reprendre l’autoroute (je vois le destin comme un trajet entre un point A et un point B ; on peut, tranquillement, tracer en restant sur l’autoroute, mais parfois, on sort, on se perd et on fait des détours ; là j’ai un peu l’impression d’être sortie, de m’être paumée au milieu des Volcans d’Auvergne avec un GPS en panne, sans réseau et avec uniquement des vaches pour m’aider à changer mon pneu à plat). Non, vraiment, ça ne serait pas chouette du tout. Cependant, si je suis atomisée d’ici demain, gageons que de tout cela, je me tamponnerai le coquillard avec un fémur de dinosaure (à quoi pensaient les dinosaures d’ailleurs quand ils ont tous disparu ?).

Regrets, I’ve had a few, and then again, to few to mention. Bon, si, je vais quand même les mentionner. Alors, je pense qu’un de mes plus grands regrets, ça sera quand même de ne pas avoir trouvé le boulot de mes rêves. Mais je n’arrive pas à trouver où ça a cloché : je ne me vois pas faire d’autres études que celles que j’ai faites : la littérature, c’est ma vie, c’est ma sève, c’est mon sang, donc, mon destin (jusque-là, je suis toujours sur l’autoroute). Le problème, c’est qu’en France, on ne peut pas faire grand chose d’autre que prof avec des études de lettres, ou alors il faut coucher, mais je ne sais pas avec qui, donc ça ne résout pas le problème et le serpent se mord la queue : ma seule voie pour m’en sortir c’est l’écriture, mais enseigner m’empêche d’écrire pour plein de raisons, donc je suis coincée. Bon, avec un peu de chance, je finirai bien par trouver une solution, dans ce domaine, il n’est pas trop tard. Pas comme le reste… sur certains points, sans doute, il est trop tard, par contre, et ça, oui, je le regrette…

Bon, trêve de  plaisanterie, il faut que j’aille m’acheter une robe pour demain. On ne sait jamais. Je ne voudrais pas arriver dépenaillée devant Dieu, et encore moins devant mon âme jumelle (oui, la fin du monde est a priori notre seule chance d’être à nouveau réunis, on a totalement merdé sur le plan réel…).

Bonne fin du monde !

16 comments on “Inventaire avant la fin du monde

  1. Excellent article une fois de plus, il ne peut y avoir de fin du monde tes billets à venir sont encore trop nombreux….

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  2. tant de choses à accmplir encore…

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  3. Il me reste trop de chose à faire… étendre les draps, refaire les lits, dépoussiérer les lustres, récurer la cheminée… non, ce n’est pas possible !!! on ne peut pas la retarder ???
    Bonnes fêtes L’Irrégulière !

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  4. Hihi ! Bonne fin du monde à toi aussi ! 🙂 Mais je suis d’accord avec Lystig : il reste encore trop de choses à faire…

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  5. Demain, ce n’est que la fin de la fin d’un monde, et le début d’un nouveau…
    Au fait, peut-etre que la Maya, il n’avait pas de taille crayon, bonne raison de s’arrêter au 21/12 !!! Bon, ben pt’être à après demain !

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  6. C’est à quelle heure déjà la fin du monde….? C’est que je ne suis pas du tout prête moi ! 😉

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  7. Bon, sommes toujours là, et j’en profite pour faire le tour de mes blogs chouchous. Met ta jolie robe neuve, termine ton bouquin, et tu trouveras un chéri mais pas sur l’autoroute c’est dangereux et puis hop tu trouveras aussi un boulot qui t’éclate (moi, c’est à passé 40 ans que j’ai trouvé…) et puis dernière chose importante, vu qu’on est encore là, on devrait peut-être s’organiser pour faire connaissance ! (bon je sais, me rencontrer, c’est moi glamour que le futur home de ta life, mais bon…). Des bises, et noyeux joël !

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  8. Ping : Les Mayas, de Claude-François Baudez : à la découverte d’une civilisation disparue – Cultur'elle

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