Elle lit des romans

Grâce, de Delphine Bertholon

Sans titre

Un dérivé de la véritable loi de Murphy (« Si, en suivant une méthode, une mauvaise manipulation est possible, alors quelqu’un fera tôt ou tard cette mauvaise manipulation »), appelée loi de Finagle, s’énonce souvent de la sorte : « Ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal. ».

Il y a maintenant deux ans de cela (je ne vous fais pas le laïus sur le temps qui passe à une vitesse folle), j’avais découvert Delphine Bertholon avec L’Effet Larsen et je m’étais promis de garder un oeil sur cette auteure. Mais, làs, vous savez comment est la vie, et je ne l’ai pas fait. Or (le hasard est taquin) il se trouve que son dernier roman, Grâce, fait partie de la sélection pour le prix Confidentielle. Me voilà donc à nouveau embarquée dans l’univers de Delphine Bertholon…

Lorsque ce jour-là Nathan arrive chez sa mère pour y passer Noël, il comprend tout de suite que quelque chose cloche. Et, de fait, les évènements étranges vont se succéder, le passé resurgir, et les secrets de famille refaire surface. Pour le lecteur, ce passé a une voix : celle de la mère, Grâce, qui tient son journal, 30 ans avant les faits…

J’ai conscience que mon résumé est un peu embrouillé, mais de fait, j’ai eu un peu de mal à l’écrire sans révéler des faits qui doivent rester secrets. En tout cas une chose est sûre : j’ai énormément aimé ce roman, qui m’a beaucoup émue, voire bouleversée. Il s’agit d’un texte fort et dérangeant, terrible et angoissant, qui nous entraîne aux confins de la folie, mais pas seulement. Il y a une certaine dose de mystère, habilement distillée, et l’ambiance pesante et oppressante n’est pas sans rappeler, à certains égards,  Les Autres d’Alejandro Amenabar (et d’ailleurs l’héroïne s’appelle Grâce, j’ai du mal à croire que c’est un hasard). Et puis, il y a Nathan : ce personnage heurté par la vie raconte l’histoire de son point de vue (forcément partiel) en s’adressant à la mère de ses jumeaux (oui, encore le thème de la gémellité, dont je ne sais pas si c’est qu’il est à la mode ou s’il me poursuit ; en tous les cas, c’est ce livre que j’ai lu juste avant Les Lisières et certains échos entre les deux textes m’ont troublée, je n’en dis pas plus) morte en leur donnant naissance. En contrepoint, la voix de Grâce, qui narre d’autres évènements, passés, mais ne donne pas non plus toutes les réponses. Au lecteur de reconstruire le puzzle et de trouver la clé !

Lu par François Busnel (dithyrambique comme il sait si bien le faire), Clara (qui n’est pas très positive), Sylire

Grâce
Delphine BERTHOLON
Lattès, 2012

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