Blood Hollow

Sans titre

Le mois de janvier était comme d’habitude, aussi glacé que l’intérieur d’un congélateur à viande, et cela faisait presque deux jours que la fille avait disparu.

Parler de cet ouvrage me rend bien nostalgique… comme la photo en atteste, je l’ai lu sur la plage. Et à l’heure où le quotidien me gonfle déjà tellement que je n’ai qu’une envie, y revenir, ça me rend toute chafouine. Mais bon, passons. J’ai donc lu ce roman sur la plage mais je ne pouvais pas vous en parler avant, car il sort aujourd’hui, et pourtant, c’était une lecture idéale pour l’été !

Lorsque Charlotte Kane disparaît la nuit de la saint-Sylvestre, toute la ville se lance à sa recherche. Cork O’Connor, lui, croit même voir son ombre le guider. Mais les recherches restent vaines, jusqu’à ce qu’on retrouve son corps à la fonte des neiges, en avril. Bien vite, il apparaît comme évident qu’il ne s’agit pas d’un simple accident de motoneige, et bien vite les preuves accablent Solemn Winter Moon, un Indien Ojibwe, ancien petit ami de la victime. Mais ce qui paraît évident à tous ne convainc pas Cork, d’autant qu’il commence à se passer des choses étranges…

Quel roman ! Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de thrillers, mais franchement, j’ai adoré. Pourtant, j’ai eu très peur de l’appellation « roman écologique » sur la quatrième de couverture, vous me connaissez, vous savez que le nature writing, tout ça, ce n’est pas du tout du tout mon trip. Mais que les rétifs comme moi se rassurent : c’est beaucoup plus subtil que ça, et même la macadam girl que je suis s’est totalement laissé embarquer et même, à dire vrai, mener par le bout du nez par ce roman plein de rebondissements des plus inattendus (en tout cas, moi je n’ai rien vu venir) alors même qu’évidemment, on avait tout sous les yeux. Proprement terrifiant, d’ailleurs. J’ai apprécié en outre la dimension spirituelle sans être ésotérique (même si le mystère demeurre sur certains points), les légendes et traditions indiennes. Et puis, surtout, j’ai apprécié que pour une fois, le personnage du flic ne soit pas un alcoolique solitaire divorcé trois fois et mauvais père : non, là, c’est un gars normal, plutôt équilibré, et ça ne fait pas de mal !

Blood Hollow

W. Kent KRUEGER

Le Cherche-midi, 2012

challenge album

2/7

By Hérisson

 

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