Elle lit des romans

Vous prendrez bien une tasse de thé ?

Plateau-bouquin, le retour !

Mais oui, ça flirte sec, Etienne et Aurélie. On a beau dire No future, se faire percer l’oreille à l’interclasse, dès qu’un type tient à toi et paraît content de te voir, on appelle presque ça de l’amour. Si, je te jure, presque.

Quatrième lecture pour le prix Confidentielles.

Dans un immeuble des quartiers chics de Lyon, se croisent pour le meilleur et souvent le pire des personnages venus là par hasard, pour une raison précise ou tout simplement y vivant. Il y a Dora, une jeune fille de bonne famille, qui découvre l’amour avec un voyou, Ben. Il y a Ben, donc. Il y a le père de Dora, psychanalyste. Il y a Francine Kennedy, une riche veuve, qui chaque jour enfile un des 24 manteaux de fourrure offerts par son défunt mari, qui était fou d’elle. Il y a Aurélie Boussac, 16 ans, punk et pseudo-révoltée. Il y a les parents d’Aurélie, le père alcoolique et la mère perdue. Il y a Etienne de la Salle, écrivain raté et divorcé, qui vit dans une chambre de bonne et couche avec Aurélie. Il y a Isabelle Vital-Ronget, pieuse et catholique pratiquante, qui s’occupe du cathéchisme et reçoit le soir son « amant », Ernest de la Salle, veuf et père d’Etienne. Et puis, il y a le fantôme de Freud, qui passe de l’un à l’autre, se demandant un peu ce qu’il fait là.

Et je comprends Freud, je me suis aussi un peu demandée ce qu’il faisait là. Disons que le prétexte narratif de ce fantôme aurait pu être intéressant, si je lui avais trouvé un sens, mais résolumment, ce n’est pas arrivé, et c’est dommages car ses « analyses » (au sens freudien donc du terme) sont souvent amusantes et fines. La fin m’a parue obscure et de manière générale, ce roman m’a un peu donné le tournis : on passe de l’un à l’autre des personnage comme ça, sans crier gare, et nombreux futent les moments de flottement où je ne savais plus du tout qui était qui ni où on en était. En outre, j’ai trouvé que les personnages, à l’exception du père de Dora que j’ai beaucoup aimé dans son côté complètement lunaire et à côté de ses pompes, étaient tout sauf attachants. Et tout ça est bien dommage : j’ai apprécié l’humour, le côté à la fois léger et pourtant tragique de ce roman, mais je suis passée à côté du reste, le trouvant dans l’ensemble assez confus…

Lu aussi par Soukee, Moka

Vous prendrez bien une tasse de thé ?

Claude KELLER

Plon, 2012

 

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