Elle lit des romans

Ainsi puis-je mourir

Moore

J’adore ces boucles que fait le temps. Les gens ou les lieux que l’on retrouve ou qui viennent à nous…

Lorsque j’ai reçu la sélection pour le prix Confidentielles, j’ai été irrémédiablement attirée par ce roman. De Viviane Moore, j’avais déjà lu, il y a quelques années, un roman jeunesse, Le Seigneur sans visage, que j’avais trouvé assez bon. Mais ici, ce n’est pas l’auteur qui m’a alléchée, mais bien le résumé…

Tout commence là où finissent les contes de fées : Gabrielle, la narratrice, et Philip, viennent de se marier, et au retour de leur voyage de noces, il l’emmène vivre dans son château, près de Cherbourg : le château des Ravalet. Un lieu plein de mystères dont la grand-mère de la narratrice lui a autrefois raconté l’histoire tragique, dont elle veut faire un roman, puisqu’elle est écrivain. Mais tout de suite, elle se sent mal à l’aise dans le château, d’autant que l’attitude un peu étrange de Philip n’est pas pour la rassurer…

Evidemment, c’est le thème de l’écriture, qui m’est si cher, qui m’a interpelée ici : j’aime quand les écrivains mettent en scène un double dans leur roman et montrent la manière dont ils travaillent. J’ai d’ailleurs été très amusée par un passage où Gabrielle explique qu’elle sauvegarde son travail sur une multitude de clés USB qu’elle cache partout. J’ai la même manie. Et l’écriture de ce roman, que la narratrice vit comme une évidence, comme un besoin qui s’impose à elle, constitue un axe majeur de l’histoire et le roman écrit est inséré dans le texte que nous lisons. L’ensemble est assez intelligent, bien conduit, à la fois terrible et beau, émouvant, assez sordide aussi il faut bien l’avouer, et nous entraîne dans les arcanes de la création.

Mais ce roman malheureusement m’a laissée sur ma faim. J’ai eu, à plusieurs moments, l’impression que l’auteur oubliait des éléments en cours de route, tant dans le roman cadre que dans le roman inséré : certaines pistes sont lancées, qui n’aboutissent à rien, et au final, on referme le livre avec des questions qui restent sans réponse, malheureusement. Il s’agit donc à mon sens d’un roman inabouti, et c’est dommage, car j’en ai aimé l’essentiel…

Ainsi puis-je mourir

Viviane MOORE

10/18, 2012

 

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