Elle lit des romans

Madeleine, d’Amanda Sthers

Untitled

Elle sort de la maison et l’attend dans la voiture. Elle ne met pas la radio. Il y a des moments où toutes les chansons prennent un sens trop grave, s’inscrivent dans le destin.

Il y a longtemps que j’avais envie de lire un roman d’Amanda Sthers, et mon choix s’est porté sur celui-ci, un peu par hasard, un peu attirée par une quatrième de couverture prometteuse. Comme quoi, encore une fois, les quatrième de couverture…

Madeleine est agent immobilier en Bretagne. Elle est très seule, et voudrait bien avoir un homme auprès d’elle, même si elle a peur de l’amour. Mais aucun n’a jamais voulu rester. Ils se contentent de la sauter, et puis s’en vont. Il faut dire qu’elle n’est pas très engageante, Madeleine. Morose, elle mène une vie triste et glauque, dans une vieille maison humide, à regarder des niaiseries à la télé. Une caricature de vieille fille à l’époque des célibattantes. Et puis, elle rencontre Castellot.

Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai détesté ce roman. J’attends d’un livre qu’il m’élève, qu’il me porte plus haut. Or c’est tout le contraire qui s’est produit ici : ce texte m’a plombée. Glauque, vulgaire, ce roman est d’une tristesse infinie, mais pas la belle tristesse mélancolique qui peut nous toucher, non, une tristesse sans âme, une tristesse qui ne m’a même pas émue. Les personnages sont pitoyables, bêtes, incultes, écoeurants de médiocrité, je n’ai ressenti aucune empathie pour eux, et pour Madeleine moins que les autres. Ils ne font pas l’amour, ils baisent, de la manière la plus sordide qui soit. Ils ne sont animés par rien. Pour eux le sexe remplace l’amour. Car l’amour, ils ne savent pas ce que c’est. Madeleine ne veut pas tomber amoureuse, elle veut juste ne plus être seule dans sa vie minable et ça, oui, ça me rend triste. Alors peut-être que je n’ai pas compris, que j’ai loupé quelque chose, mais pour moi, ce roman salit la plus belle chose qui existe au monde, et ça aussi, ça me rend triste. La fin est à pleurer. A oublier donc, très vite…

Géraldine par contre a beaucoup aimé…

Madeleine
Amanda STHERS
Stock, 2007 (Livre de Poche, 2009)

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